Le 19 novembre 2025, la Cour de cassation a ordonné à un père divorcé de reprendre le versement de la pension alimentaire pour sa fille majeure, dénonçant le manque de preuves sur l’autonomie réelle de la jeune femme.
Un arrêt ferme après une erreur sur l’âge

Tout démarre par un divorce à Paris en 2019 : le père doit alors verser chaque mois une pension à sa fille. Quand celle-ci atteint 19 ans, il demande à supprimer cette contribution, estimant qu’elle peut désormais se débrouiller seule.
La cour d’appel lui donne raison en 2022, mais sur la foi d’une erreur l’âge de la jeune femme est surévalué : 21 ans au lieu de 19 ans. Plusieurs factures (soins, études, permis) sont brandies mais aucun vrai justificatif d’indépendance n’apparaît dans le dossier.
La Cour de cassation tranche et recadre
La Cour de cassation rappelle : un parent ne peut s’affranchir de l’obligation alimentaire envers un enfant majeur sans preuve solide de son autonomie. Soin, inscription en BTS, dépenses diverses : tout cela ne démontre pas toujours une véritable indépendance.
La décision de la cour d’appel est donc annulée sur ce point. Désormais, le père doit continuer de verser la pension.
« J’ai décidé de me battre parce qu’on ne laisse pas un jeune adulte sans filet familial. Il fallait que la justice les protège », confie la mère, soulagée mais fatiguée par une bataille de plusieurs années.
Majorité ne rime pas avec fin de pension
En France, la majorité légale n’efface pas immédiatement l’obligation de soutien. Il revient au parent qui veut arrêter la pension de prouver, pièce à l’appui, que l’enfant subvient à ses besoins : emploi stable, fin officielle des études…
Faute de dossier solide, la justice maintient la pension pour protéger l’enfant qui n’a pas encore atteint l’autonomie.
Conséquences : un cadre clair pour les familles
Ce rappel judiciaire impose une ligne stricte : un parent ne peut jamais cesser de payer une pension par simple déclaration. Chaque année, des familles tentent la démarche, mais la charge de la preuve reste sur leurs épaules.
Ce principe offre une sécurité aux jeunes adultes et clarifie la marche à suivre pour les parents. Pour toutes les familles en transition, cette jurisprudence rappelle combien la solidarité parentale ne s’efface pas à 18 ans.
Cette décision vous interpelle ? Jusqu’où les parents doivent-ils soutenir leurs enfants majeurs ? Avez-vous connu ce genre de situation ? N’hésitez pas à partager votre expérience ou à faire suivre cette info à vos proches concernés.


