Sous la pression d’une mobilisation inédite, le gouvernement vient d’abandonner son projet de déremboursement des cures thermales prévu pour 2026. L’Assemblée nationale a rejeté la réforme, assurant le maintien des remboursements pour les patients les plus fragiles, un soulagement immédiat pour les seniors et leurs familles.
Le fait : renversement politique confirmé à l’Assemblée

Le 9 décembre, lors du vote du PLFSS, la majorité des députés (247 pour, 234 contre, 93 abstentions) s’est opposée à la baisse du remboursement des cures thermales. En parallèle, plus de 116 000 citoyens avaient signé une pétition. Les taux restent donc à 65 % pour la plupart des curistes et 100 % pour ceux souffrant d’ALD.
Ce qui s’est joué : les causes et les réactions
L’exécutif souhaitait redéfinir les modalités de prise en charge, avec l’objectif d’économiser près de 200 millions d’euros par an. La réforme aurait impacté surtout les seniors, les patients en ALD et les territoires ruraux. Les arguments du gouvernement, axés sur la maîtrise des dépenses, ont été balayés par la colère des élus et des professionnels du thermalisme, inquiets pour l’accès aux soins et l’avenir des stations locales.
Denis Fégné, député, insiste :
« La mobilisation massive du terrain, portée par plus de 116 000 signatures, a prouvé que personne ne voulait de ce recul social. Nous avons été entendus. »
Amélie de Montchalin, ministre, a précisé en séance :
« Aucun décret ne sera pris sans une majorité parlementaire. Les cures thermales ne sont pas touchées par les économies. »
Conséquences immédiates et vigilance pour la suite

Le maintien du remboursement préserve l’accès aux soins pour des milliers de familles et sauve l’économie de nombreuses communes thermales. L’inquiétude demeure sur la possibilité d’un retour de cette mesure dans les futurs débats budgétaires. Les professionnels et les curistes réclament désormais une garantie légale durable afin d’éviter une remise en cause chaque année.
Le débat sur l’avenir du thermalisme est loin d’être clos. Et vous, trouvez-vous légitime de défendre ce type de soins et leur prise en charge ? Partagez votre expérience ou votre avis avec la communauté ! Une info utile ? N’hésitez pas à l’envoyer à vos contacts concernés – la suite des prochains votes pourrait encore apporter de nouveaux rebondissements.


