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Ils pensaient l’héritage à parts égales : comment la loi permet de privilégier (légalement) un enfant et pourquoi cela déchire les familles

Famille séparée documents officiels notaire
Sommaire

Le choc est souvent brutal au rendez-vous chez le notaire : des parents ont pu, sans rien dire, avantager un enfant dans leur succession. Si ce geste brise de nombreuses fratries, il n’est en rien illégal. L’enquête sur ces dispositifs discrets qui divisent, parfois pour toujours, les familles françaises.

Le cadre légal : l’égalité affichée et les failles du système

Deux enfants balance succession notaire
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En apparence, le droit successoral français protège chaque enfant avec une réserve héréditaire : impossible de déshériter un descendant. Mais la réalité s’avère plus ambivalente. Grâce à la quotité disponible, une fraction du patrimoine peut être attribuée librement, accentuant les disparités. Sur 600 000 euros d’héritage pour deux enfants, jusqu’à 200 000 euros peuvent ainsi être fléchés vers l’un seul.

La mécanique, compliquée, laisse de nombreux proches dans l’incompréhension, surtout lors de la révélation post-mortem des choix parentaux. Malgré la présence rassurante du notaire, l’équité reste, pour certains, un mirage.

Des preuves qui s’accumulent : l’avantage discret grâce à l’assurance-vie et au testament

Documents assurance vie héritage enfants
Image d’illustration

Derrière la façade du partage, les techniques pour privilégier un enfant se multiplient. Le contrat d’assurance-vie en est l’illustration parfaite : l’épargne sort du cadre du partage classique et obéit à ses propres règles. Un enfant bénéficiaire peut recevoir jusqu’à 152 500 € sans que la fratrie ne puisse réagir. Mais gare aux montants « manifestement exagérés » qui peuvent finir devant un juge.

Le testament et la donation hors part successorale sont d’autres façons de créer un déséquilibre. Une héritière partage : « Le notaire m’a appris que mon frère avait bénéficié d’un patrimoine bien plus conséquent : je ne m’attendais pas à une telle injustice. » Les preuves sont parfois difficiles à réunir, surtout quand les actes ont été passés des années auparavant.

Des familles déchirées : le prix humain de l’inégalité

Derrière chaque héritage inégal, des histoires de blessures profondes. Entre secrets parentaux et incompréhensions, le vécu des enfants « oubliés » laisse rarement indemne la famille.

« Ce choix a tout brisé. Nous étions proches et, aujourd’hui, chacun vit de son côté, dans l’amertume. »

Les contentieux peuvent durer des années, grignotant ce qu’il reste de liens familiaux. Le notaire devient médiateur malgré lui, cherchant parfois à éviter la rupture totale entre héritiers.

Les notaires, arbitres impuissants ? Les enjeux d’un accompagnement éthique

Le rôle des notaires est aussi central que délicat. Tenus d’assurer la légalité, ils tentent d’éviter la tempête : expliquer, encadrer, conseiller. Mais face à la volonté parentale et aux failles juridiques, leur marge de manœuvre s’amenuise. Un processus trop opaque ou une communication absente deviennent de véritables poudrières. Beaucoup réclament aujourd’hui plus de responsabilités pour ces professionnels, notamment pour garantir la traçabilité et l’équité dans les successions complexes.

Réformer ou protéger la liberté parentale ? Un débat qui divise encore

Face aux souffrances engendrées, une réforme du droit successoral fait débat. Certains militent pour limiter la quotité disponible ou encadrer strictement l’assurance-vie. D’autres défendent farouchement la liberté parentale. Jusqu’où faut-il aller pour protéger chaque enfant sans effacer la diversité des histoires familiales ? Pour l’heure, l’équilibre reste fragile et les tensions, bien réelles.

Dans votre entourage, avez-vous connu ce genre d’héritage en trompe-l’œil ? Que faudrait-il faire pour mieux préserver les liens familiaux en cas de préférences parentales marquées ? N’hésitez pas à partager votre expérience ou votre point de vue sur ce sujet sensible. Cet article pourrait aider d’autres familles à anticiper l’impensable !

*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.

65 réponses

  1. Mon frere, ma soeur et son fils ont touche une assurance vie et moi rien du tout sauf la part reservataireje m en fous qu ils aillent au diable

    1. Ah, Christine, je vois que l’assurance-vie a laissé plus d’amertume que de richesse partagée dans votre famille… Vous n’êtes hélas pas la seule dans ce cas : la loi permet ce genre de “préférence parentale” très dure à encaisser. Si jamais vous voulez qu’on creuse ensemble les recours possibles (même si faire revenir le diable, ça reste hors compétences notariales !), dites-le moi.

    2. Ma mère a toujours complimenté ma soeur, la fille parfaite selon elle, et je n’ai eu droit qu’à des reproches toute ma vie. J’ai tenu bon pendant des années “parce qu’on n’a qu’une mère”. A 50 ans, j’ai compris que ma famille est toxique et je m’en suis libérée. Je sais qu’elle me transmettra le minimum autorisé par la Loi. J’ai fait le deuil de ma famille et je vis ma vie. Parfois la rupture familiale est la seule solution. Ma mère fera ce qu’elle voudra de son argent. Je serai heureuse de ce que je recevrai. Voilà !

      1. Il faudrait peut être se pencher sur les jalousies qui se créent entre fraterie.souvent un enfant Fini par reprocher des choses a ses parents sur l éducation l affection l amour…ils détruisent la famille en faisant porter se fardeau a leur parents et en les détruisant peu a peu.alors si les parents favorisent plus un enfant c est qu il y a toujours une bonne raison.
        A méditer

        1. Tout à fait d’accord.
          Il faut connaître l’histoire de la famille et éntendre les 2 sons de cloche si j’ose m’exprimer ainsi. Je ne doute pas que certains parents favorisent un enfant, mais tout les enfants ne sont pas dignes de leurs parents

        2. La jalousie entre frère et sœur est souvent à l’origine des reproches envers les parents , ma sœur a plus de 63 ans m’à reproche d’être née et de lui avoir volé sa mère Il’y a des personnes qui ne devait pas rester ainsi toute leur vie et se faire soigner. Cette sœur a diviser tout le monde pour mieux régner, elle a finit par nous mettre tous dos à dos et à manipuler toute la famille y compris mes enfants surtout quand il a fallu mettre notre mère survivante en maison de retraite .Le jour de son décès mon père m’a fait jurer sur son lit que nous ne laisserons pas notre mère seule et que l’argent sur les gouttes était avant tout pour elle pour qu’elle puisse aller dans un Epadh , lui s’était rendu compte qu’elle était malade

    3. Pour ma part mes parents ont donné
      La maison familiale a Ma soeur valeurs 150000 €
      Et Moi un terrain valeurs 3500€.
      Quelle en crève

      1. Légalement cela n’est pas possible. 150000 + 3500 = 153500 ÷ 1/3 = 51166. Donc 153500 – 51166 = 102334 ÷ 2 = 51167€. Légalement vous avez droit à 51167 euros et vous pouvez demander cette somme de votre soeur qui sera obligée de vous la verser.

      2. Bien sûr cela semble injuste, mais que c’est il passé? Il faut analyser les faits. Pour nous, accusations sexuelles démenti es par le tribunal, nous pouvons vous dire que nous n’avons pas travaillé pour des petits enfants ingrats, donc nous prenons nos mesures sur l’héritage.

    4. Pour moi , l héritage ne doit pas exister…Chacun sa vie et je trouve parfaitement anormal que des enfants qui ont oublié leurs parents durant de longues années, se présente au DC pour demander leur part d’héritage…
      Durant sa vie, chacune ou chacun devrait disposer, de droit, de la totalité de ses biens et donner à qui il veut et quand il veut.
      J ai personnellement travaillé pour posséder ce que j ai aujourd’hui, et je veux en disposer comme bon me semble…
      Mais je perdons pas de vue que derrière toutes ces successions, le grand gagnant c’est l ETAT.

      1. Je suis tout à fait d’accord.
        A quand le droit aux parents de faire hériter leurs biens immobiliers à qui ils veulent ?
        Ma fille aînée m’a renié par écrit il y a 20 ans, je ne connais pas mes petits enfants, et pourtant elle aura droit à une partie de mon patrimoine, à moins que de mon vivant je ne possède plus rien! C’est très compliqué !
        A quand le droit de déshériter un enfant malveillant, qui ne fréquente plus sa famille d’origine?
        il faudrait une loi qui autorise d’exclure TOTALEMENT un enfant qui n’a jamais donné signe de vie à ses parents depuis plusieurs décennies.
        Cela rendrait plus juste la part donnée aux frères et sœurs qui se sont, EUX , occupés de leurs parents jusqu’à leur dernier souffle.
        En effet donner la part réservataire à ses autres enfants c’est pas suffisant.
        Et qui sait si une telle loi existait, il y aurait peut être beaucoup moins de personnes âgées abandonnées, seules chez elles ou dans les ehpads!?

        1. Mon frère a le mm cas que vous . Il va vendre sa maison en viager. Il dit que comme ça les enfs n’auront rien

      2. Je suis entièrement d’accord avec vous.
        Et je ne vois pas pourquoi le choix des parents vient gâcher la relation fraternelle, ce n’est pas la décision du frère ou de la sœur avantagé de recevoir plus, pourquoi lui en vouloir à lui ?

      3. L’héritage peut se faire entre époux avec la donation universelle chose que nous avons fait afin que l’un de nous survivant ne soit pas à la rue car parmis nos beaux enfants il’y a des gens très venaux

    5. Conservez vos liens dans la famille.
      Ce n’ est que jalousie.
      Attendez vous un héritage pour vivre?

  2. Je VEUX déshériter ma fille aînée.
    Je vais ouvrir un compte dans un autre pays, à son nom (et moi autorisé à certaines ponctions en cas de besoin).
    Lorsque je rendrais l’âme, elle sera en capacité de disposer de toutes les liquidités disponibles….sans que l’état français, non concerné, ne puisse interférer.

    Poltron et sofa….ET WOILA !

    1. Ouvrir un compte à l’étranger pour « court-circuiter » le droit successoral, c’est surtout prendre le risque de voir l’État français rappliquer… canapés et fauteuils compris ! Les banques et notaires sont désormais vigilants : traçabilité, réglementation anti-évasion fiscale, rien n’échappe vraiment. Autant privilégier la discussion et les outils légaux si on veut éviter les (mauvaises) surprises familiales et fiscales !

    2. Vous allez surtout lui léguer beaucoup d’ennuis.
      Sinon, une solution : quitter la France.
      Beaucoup râlent sur les taxes et oublient le confort de ce pays.

  3. En france on veut tout régenter l’argent est d’abord aux parents si certains veulent avantager un enfant ils ont peut être de bonne raison de le faire su un enfant est toujours présent et l’autre non pourquoi ne pas le faire qui sont les gens qui font les lois pour décider de tout

    1. Vous touchez du doigt le dilemme éternel : liberté parentale contre “règles du jeu” imposées par la loi. C’est vrai que les législateurs jouent parfois les gendarmes de l’héritage, mais leur objectif est aussi d’éviter de grandes injustices. Et, comme vous le dites, chaque histoire familiale a ses raisons… pas toujours simples à mettre dans un article de loi !

    2. Je suis tout à fait de votre avis et pourtant je sais que je serai déshéritée…mes parents ont gagné cet argent, ils en disposent à leur guise

    3. Je suis complètement d’accord j’ai un.fils qui ma frappe et nous ignore depuis 15 ans je.veix le déshérité.je n’ai trouvé que le changement de régime matrimonial communauté universelle avec régime intégral

      1. C’est ce que nous avons fait pour les mêmes raisons donc nos enfants heriterons quand nous seront morts tous les deux , ils se debrouilleront avec ce qui restera car le notaire nous a dit que souvent l’héritage est mange par la mise en epadh du survivant (à 2000 à 3000 euros par mois ça part très vite vu que nos retraites sont loin d’atteindre ce montant )

  4. Bonjour,
    Il y a bien plus que l’emploi de la quotité disponible. Il s’agit des donations à un de ses petits enfants, non rapportables à la succession.
    Une de mes sœurs a ainsi obtenu, quelques mois avant sa mort et alors qu’il était diminué et malade, de notre père, la donation d’un terrain à bâtir d’une valeur de l’ordre de 70k€ au profit de son fils. Notre père qui avait 5 petits enfants était droit et juste, il n’aurait jamais privilégié un de ses descendants.
    Si la donation avait été effectuée au profit de notre sœur elle aurait été rapporté lors de la succession, dans ce cas la loi l’interdit, c’est donc tout bénéfice pour celui qui en profite.
    Donc notre père a fait confiance à sa fille qui l’a trompé, et ce fut le point de départ d’une lutte fratricide.
    CQFD.
    Joël.

    1. Vous soulevez une mécanique juridique encore plus sournoise que la quotité disponible : la donation non rapportable au profit des petits-enfants, qui déjoue complètement l’esprit d’équité. Ce genre de stratégie peut hélas casser durablement la confiance familiale… et transformer l’héritage en épreuve olympique de diplomatie. Courage à ceux qui traversent ces tempêtes !

    2. Malheureusement vous n’êtes pas seul dans cette situation. Mon frère a abusé de la faiblesse de mon père il lui a fait la donation et quand mon père est revenu à la raison il lui a demandé de lui rendre il a été obligé de faire une procédure pour récupérer son bien mais avec les délais assez long des tribunaux mon père est décédé avant du coup mon grand frère et moi n’avons pas eu notre étage de la villa qui en comptait trois.
      Il y a un bon dieu qui sait et voit tout chacun aura ce qu’il mérite il ne va pas l’emporter au paradis.

  5. Bjr, je pense qu’à l’avenir, je ferai l’objet d’une telle situation. Elle fait beaucoup souffrir moralement. Il faut savoir que cette situation est déjà présente du vivant des parents. Elle se présente par les préférences, les secrets, les nons-dits, les trahisons… Cela reste très injuste, on se sent mal-aimé., non-aime. Des blessures à l’âme que l’on conserve toute sa vie. Quant à la fratrie, c’est impossible de communiquer et de conserver des liens puisqu’elle est de connivence et participe avec cet état de fait. Le plus simple, c’est qu’il n’y ait pas de patrimoine ou que tout soit légué à des causes utiles pour la Société. Il devrait y avoir une loi en ce sens : litige, impossibilité de partage entraîne le lègue. Ainsi, le favorisé perdrait aussi sa part d’héritage. Cela empêcherait les procédures qui durent des années. Situation, qui pour ma part sera à considérer. Je n’aurai rien, l’autre non plus… L’immobilier seta tellement dégradé qu’il n’a plus aucune valeur… Voilà mon ressenti, c’est bien triste….

    1. Mercier, vous mettez des mots forts sur une réalité qui abîme bien des familles : le poids invisible des préférences et des non-dits pèse bien avant le rendez-vous chez le notaire. Vous n’êtes pas seul dans ce ressenti, et il existe aujourd’hui des solutions (médiation successorale, accompagnement psy) pour alléger, à défaut de réparer, ces blessures. Si jamais l’immobilier est vraiment « dégradé », au moins la tonte de la pelouse ne sera pas un sujet de dispute ! Plus sérieusement : anticiper, même par des petits pas, peut parfois éviter de tout laisser aux contentieux… et à la poussière.

      1. Pourquoi toujours attendre de recevoir des parents? Posons nous les bonnes questions! Qu’avons nous fait ? Étions nous proches de nos parents? Et puis ils ont travaillé tres dur pour acquérir ce ou ces biens et ou argent!!!

  6. En France, il est impossible d’ecarter un enfant de l’heritage. Mais le systeme actuel est tres bien fait. Il ne faut rien changer. Dans certains cas, cette reserve hereditaire permet de faire la difference, par exemple lorsque l’un des enfants a renié ses parents.

    1. Vous soulevez un vrai point sur l’utilité de la réserve héréditaire, surtout dans les familles aux parcours vécus… complexes ! C’est ce qui fait la richesse (et parfois la complexité) du droit français : il protège chacun, même quand les liens sont rompus. Mais on voit bien que, derrière chaque texte, il y a un vécu familial unique et des dilemmes qui ne se résolvent pas toujours à coup de décret…

  7. Il devrait y avoir des réformes tout daté de matusalem
    Comment par exemple donner a des enfants a part égales quand on en voit un qui se préoccupe de vous alors que l’autre ne veut plus entendre parler de vous sous prétexte qu’il a un métier trop prenant qu’il est loin bref…on devrait pouvoir ce qu’on veut de notre argent durement gagné
    Mon mari est moi nous sommes marié sous le règne de la communauté universelle avec donation intégrale malgré que nous avions des enfants de chaque côté d’une union precedente
    Mon mari est décédé ses enfants ont essayé mais ils n’ont rien obtenu ils n’étaient pas venu le voir depuis 25 ans.

    1. Votre histoire montre à quel point le droit cherche l’équilibre entre liberté des parents et protection de chaque enfant, avec des résultats parfois… sportifs côté famille ! La communauté universelle et la donation intégrale offrent effectivement une vraie sécurité au conjoint, mais chaque situation reste unique. Au fond, le notaire devient souvent le médiateur de ces histoires de cœur, plus que de simples calculs patrimoniaux.

  8. Supprimer la quotité disponible. Si des parents veulent favoriser un(e) de leurs enfants, qu ils le fassent de leur vivant à hauteur de ce qui est reglementaire. J ai vécu cette situation, qui m a fait perdre 80 000 €.

    1. Idem pour moi ! Je devais bénéficier de la quotité disponible, qui après calcul n’était plus que virtuelle puisque nulle ! Je dois également 80000€ à mes frères et sœurs…

    2. Vous soulevez un vrai sujet de débat – la quotité disponible est effectivement source d’incompréhensions et d’injustice vécue, comme dans votre cas. Beaucoup réclament une réforme et plus de transparence, mais le législateur hésite entre liberté parentale et protection de tous les enfants. En attendant, mieux vaut anticiper et ouvrir le dialogue familial… même si ce n’est jamais simple !

  9. Oui il y a des disparites succesdorales creees par des jalousies. Les dechirures sont irremediables. J ai aide un jeune frere et une jeune soeur financietement. Quelle erreur bien avant la succession de mes parents. Avec l aide de motre pere ils me l ont fait payer.
    J ai fait en sorte que comme je serai desheritee, j ai bcp travaillé.
    Mon pere ne voulait pas que je me marie afin que je devienne une tante a heritage! Son projet c etait que je m occupe de les neveux et nieces..

    1. Ce que vous décrivez fait vraiment écho à ce que vivent beaucoup de familles : on ne mesure jamais à quel point les choix et les attentes parentales façonnent les relations et la place de chacun. Votre choix d’indépendance, même forcé, est une sacrée preuve de résilience ! Les successions, on croit souvent qu’elles concernent juste l’argent, mais c’est surtout tout un passé familial qui ressurgit… et pas toujours avec des paillettes.

  10. Bonjour,
    Mon père nous a déshérité car sa résidence principale a été mis au nom de ma belle mère.
    Cette dernière est décédée fin décembre et la vente de cette maison va revenir à la fille de ma belle mère.
    Ma sœur et moi sommes en dehors de cette succession.
    Y a t il une solution à ce problème ?

    1. Bonjour Brigitte, la situation que vous décrivez est malheureusement fréquente et souvent source de grande injustice ressentie. Il existe parfois une possibilité d’agir si la mise au nom de la belle-mère est assimilable à une donation déguisée, ou si la réserve héréditaire des enfants est lésée. Je vous conseille de consulter rapidement un notaire ou un avocat spécialisé en succession pour analyser les actes et envisager une action en justice si besoin : chaque cas dépend des preuves et des délais légaux, alors ne tardez pas. Courage dans ces démarches parfois complexes !

      1. Bonjour je suis marié depuis 7 ans nous avons eu deux enfants de chaque côté. Mon mari a hérité de son père et nous avons acheté une maison avec un apport du a son héritage et le reste un prêt que nous payons à deux .Ses deux enfants ne le regarde pas depuis des années. Que faire .Nous sommes mariés avec contrat puis donation au dernier vivant.

  11. Il y a aussi la possibilite de donner le droit de se loger gratuitement jusqu a son deces a un enfant (droit d usage et d habitation) sans contrepartie aux autres enfants qui certes ont la nu propriete mais qui ne recevront absolument rien au deces des parents, aucun souvenir meme pas une cuillere ni une casserole.
    Celui qui a le droit d usage et d habitation conserve absolument tout.

    1. Vous avez raison, le droit d’usage et d’habitation profite souvent à un seul enfant, laissant les autres un peu sur la touche, tant sur le plan matériel qu’affectif. J’encourage à discuter très tôt dans la famille et à envisager une médiation pour éviter que ce fameux dilemme de la cuillère disparaisse avec les liens familiaux !

  12. Bonsoir
    J’ai vendu ma maison en viager occupée j’ai une fille . Y a til une réserve héréditaire dans ce cas ?

    1. Bonsoir Jacqueline ! Dans le cas d’une vente en viager occupé, la maison sort en effet de votre succession : votre fille héritera uniquement du reste de votre patrimoine, donc la réserve héréditaire s’appliquera sur ce qui subsiste au moment de votre décès (comptes, objets, etc.). C’est un choix fréquent pour préserver son train de vie… et éviter parfois bien des disputes entre héritiers !

  13. Bonjour, mon frère (71 ans)à toujours vécu chez mes parents (mon père voulait le mettre dehors mais il a menacé de se suicider, chômeur professionnel). Au décès de mon père, mon frère a mis sa voiture au nom de ma mère qui ne conduit pas, elle paie l’escence assurance. Les factures abonnement d’internet sont encore au nom de mon père dècédé depuis 4 ans, ils n’ont jamais utilisé un ordinateur ma mère croit que c’est une facture de téléphone. Mon frère fait les commissions avec le carnet de chèques présignés par ma mère 94 ans, qui lui fait toujours les repas. En 2019 mon père m’avait dit: ” en principe tu auras l’argent et ton frère la maison” il y avait 110 000 sur le compte, il ne parlait plus à ma mère à cause de mon frère(qui vide le compte).
    Est ce qu’il sera possible de vendre la maison au décès de ma mère et l’obliger à partir?
    Il a complètement dévalorisé la maison avec son bricolage!
    Au décès de mon père j’ai laissé l’usufruit à ma mère des 45000€ qui me revenait. J’ai pas osé prendre l’argent je m’en mord les doigts. Depuis le décès mon frère décide de tout j’ai demandé une aide de 10000 à ma mère, il n’a pas voulu.

    1. Vous pourrez effectivement demander la vente de la maison après le décès de votre mère, en tant qu’héritier – et votre frère ne pourra pas s’y opposer légalement, même s’il a pris ses aises ! Il faudra souvent passer par le notaire, voire par le juge si votre frère refuse de partir. Je comprends la charge émotionnelle (et le bricolage qui laisse des traces…), mais vous n’êtes pas seul : il existe des dispositifs pour protéger les personnes âgées et vérifier qu’il n’y a pas d’abus. N’hésitez pas à vous entourer d’un notaire ou d’un professionnel pour clarifier votre situation !

  14. Je ne comprends pas pourquoi les parents ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent de leur argent
    Mes parents m ont fait donation de leur appartement il y a plus de 35 ans maintenant ma mère est partie et je vais régler à mes 3 sœurs leur part.
    C était le choix de mes parents et c’est tout

    1. Votre témoignage illustre bien la complexité du sujet : entre liberté des parents et respect de la réserve héréditaire, il y a souvent moyen de trouver un équilibre familial. Vous avez agi en toute transparence, ce qui évite bien des drames ! Finalement, le dialogue et la clarté font souvent plus pour la paix des familles que n’importe quel dispositif légal…

    2. Je trouve que ce n’ est pas normal ! Il vous a été octroyé une donation, , donc cela devrait rester votre propre bien.. sans que vous ayez à payer des parts…au décès…. c’est un point que j’ ai du mal à comprendre..

  15. Bonjour

    Mon beau père est décédé en décembre 2024. Mes filles ont appris le décès de journée grand père 3 mous après par le notaire.
    Il y a 3 fils et un décédé dont mon mari. L’aîné des enfants à tout hérité. Mes filles n’ont rien eu et quant aux 2 autres je ne sais pas.
    Comment savoir ?

    1. Dans votre cas, les petites-filles peuvent hériter à la place de leur père décédé (c’est ce qu’on appelle la “représentation”). Pour savoir qui a vraiment hérité et dans quelles proportions, vous pouvez demander à consulter l’acte de notoriété auprès du notaire, qui récapitule la répartition. Petit conseil d’aidant : n’hésitez pas à demander des explications claires au notaire, c’est bien son rôle – et pas seulement de raconter des histoires de famille !

    2. Si vos filles sont petites-filles du défunt (leur père étant décédé), elles ont normalement droit à une part, grâce au “droit de représentation”. Le notaire doit retracer tous les héritiers et leur expliquer la répartition : n’hésitez pas à réclamer une copie de l’acte de notoriété, ou à l’interroger directement sur les parts obtenues. En cas de doute persistant, vous pouvez aussi consulter le fichier central des dispositions de dernières volontés — et non, il n’est pas interdit de secouer un peu l’arbre généalogique, même si ça fait tomber quelques secrets !

  16. J’ai un enfant de 26 ans et mon conjoint a 2 enfants de 28 et 29 d’un autre mariage
    Son fils un jour m’a dit qu’il me mettrait dehors qd son père mourra
    On a décidé du coup de se marier pour me protéger mais on ne sait pas quoi signer au mieux pour moi

    1. Votre décision de vous marier est déjà une belle protection : le conjoint survivant bénéficie du droit au logement et d’un certain usufruit, ce qui limite les expulsions « surprises ». Pour aller plus loin, pensez à une donation au dernier vivant ou à revoir le régime matrimonial avec un notaire : il saura vraiment sécuriser votre situation pour éviter les mauvaises surprises. Même si l’ambiance familiale chauffe parfois, il existe des solutions pour vivre sereinement… sans avoir à cogner les casseroles contre la porte !

    2. Vous avez pris la bonne décision en vous mariant : cela vous protège déjà (droit au logement, part sur la succession). Pour aller plus loin, pensez à choisir un régime matrimonial adapté (comme la communauté universelle avec attribution intégrale) ou rédiger un testament avec un notaire. Il existe plusieurs options pour sécuriser votre situation et éviter les mauvaises surprises à l’avenir !

  17. Merci pour ces partages … j’accompagne mon père en fin de vie qui a décidé depuis 30 ans de vivre en espagne …je peux l’appeler en visio sur whapps grâce à la personne qui m’héberge et s’occupe de lui car nous avons bien sympathisées …elle m’a dit que mon père a fait un testament pour léguer tout son argent à la personne qui s’occupe de lui sauf qu’il a dû changer 4 fois de personne car il est difficile à vivre ….je ne sais pas comment mon notaire français pourra gérer les comptes bancaires espagnols car je peux pas me déplacer si loin alors votre site est une 1ere porte qui s’offre à moi !

    1. Votre parcours ressemble à un vrai feuilleton européen, sans pause publicitaire ! Sur le côté pratique, la gestion des comptes bancaires étrangers passe souvent par une collaboration entre notaires français et espagnols (via le fameux « certificat d’hérédité »). Si vous ne pouvez pas vous déplacer, l’accompagnement digital et la sollicitation de professionnels sur place seront vos meilleurs alliés. Mon blog est là pour vous aider à clarifier les étapes : n’hésitez pas si vous voulez des conseils ciblés ou une checklist spéciale « succession internationale » !

    2. Pas simple, les successions qui traversent les frontières ! Un notaire français peut collaborer avec son homologue espagnol pour débloquer les comptes, même à distance – cela s’organise souvent par procuration. Si ça vous soulage un peu, il existe aussi des notaires spécialisés « successions internationales » : c’est moins compliqué que de déménager tout seul à Madrid ! Pour amorcer les démarches, n’hésitez pas à demander conseil par téléphone et à vous faire accompagner pour l’aspect administratif.

  18. Ages, malades, Sans enfant maries sous le regime de la communaute universelle avec mon mari suite a drame familial avons recupere en adoption simple le petit frere de 14 ans le cadet de mon epouse qui a ete de fait nommee sa tutrice. Notre couple a contribue a la fois a son education et sa formation de docteur ingenieur optronique. Il beneficie aujourd’hui d’une situation confortable. Son propre couple a cependant vole en eclats et son fils unique devenu infrequentable.. drogue prostitution jeux etc…. d’ou pour un travail ’’ephemere’’ notre studio a l’etage mis gracieusement a sa disposition en temoignant a notre insu d’un tropic insoupconne, et ainsi mis fin definitivement a nos relations de grands parents.. notre’fils’ nous est d’aucun recours depuis cette rupture encore moins un quelconque secours,sinon d’une regrettable ingratitude incontestable….quelle est selon vous la meilleure methode pour les desherite integralement de notre pavillon etc..durement acquis.

    1. Votre histoire est bouleversante et, hélas, je sais combien la loi française n’admet jamais l’exclusion totale d’un enfant de la succession, y compris en cas d’adoption simple. On peut toutefois réduire sa part au strict minimum légal (la réserve), en fléchant la quotité disponible ailleurs—par exemple à une association ou un proche digne de confiance, via testament. Pour façonner une solution adaptée, l’idéal est de consulter un notaire afin d’optimiser légalement la transmission sans injustice. Et, rassurez-vous, le studio prêté ne crée aucun droit successoral particulier !

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