À Paris, Mickaël*, propriétaire d’un appartement loué depuis juin 2024, fait face à un squatteur récidiviste qui s’est installé sans verser un seul loyer, accumulant près de 45 000 euros d’impayés en moins de deux ans. Cette situation hallucinante, validée par des documents falsifiés, expose l’impuissance des propriétaires face à certaines failles du système.
Une succession d’erreurs fatales

Le locataire, déjà connu pour d’autres abus, a profité de justificatifs de revenus grossièrement modifiés et d’un bail mal rédigé – le nom de Mickaël* même absent du contrat. Ces erreurs, dues à l’agence immobilière censée protéger les intérêts du propriétaire, privent toute procédure d’expulsion efficace. Le tribunal a rejeté les demandes de Mickaël*, soulignant la place centrale de l’administratif dans le blocage.
Des lois strictes… mais contournées
Malgré la loi Kasbarian de 2023, théoriquement très sévère envers les squatteurs, les délais d’exécution et les recours administratifs retardent toute issue. Résultat : le locataire occupe toujours l’appartement sans risque immédiat de sanction, et la dette enfle sans aucun versement.
Effet domino pour les propriétaires

Les cas comme celui de Mickaël* se multiplient : 3,43 % de loyers impayés en Île-de-France, 4 % en province en 2024. Pour nombre de petits bailleurs, c’est la ruine : économies, projets familiaux, avenir, tout bascule sur une défaillance administrative ou une agence irresponsable.
“Quand tout sera réglé, je quitterai la France. On finit épuisé à devoir se battre contre un système qui ne protège pas les victimes.”
Des réformes prévues… encore incertaines
Dès 2025, une indemnisation automatique est promise pour les propriétaires lésés si l’expulsion traîne au-delà de deux mois après décision judiciaire. Mais rien n’est garanti sur le plan moral ou humain, et beaucoup peinent à croire que ces changements suffiront sans un contrôle accru des agences et une réorganisation administrative profonde.
Pour Mickaël*, le combat s’éternise tandis que l’espoir faiblit. Pour d’autres propriétaires victimes ou inquiets, cette affaire sonne comme une alerte : chacun peut être concerné, malgré les dispositifs annoncés.
*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.
Vous avez vécu une situation similaire ou craignez d’y être confronté ? Votre réaction compte : partagez votre expérience ou interrogez les autres lecteurs. Qui protégera vraiment les propriétaires vulnérables demain ? Faites circuler l’article à celles et ceux qui pourraient être concernés !



3 réponses
Bonjour
Je suis journaliste pour France 2 et je souhaiterai entrer en contact avec cette victime de squat.
Merci pour votre aide
Lisa BEAUVAL
Bonjour madame Beauval. Désolé, comme indiqué dans le texte “les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat”. Il s’agit de personnes que nous accompagnons dans nos projets d’aide au déménagement avec les bailleurs ou les caisses de retraite.
appartement loué au bout de 6 mois le locataire ne paie plus prise en charge par l assurance 12 000 e
expulsion au bout de deux ans appartement saccagé 10000e de réparation et c est là que cela se corse
l assurance me compte 70 pourcents de vétusté alors que pose d une cuisine aménagée neuve
sols arrachés ce qui n est pas une usure normale
nous allons vendre