L’annonce est tombée : 69 % des personnes âgées de plus de 60 ans en Europe dénoncent des impôts sur la transmission du patrimoine jugés insupportables. Résultat, la colère monte, surtout en France, où ce sentiment d’injustice est partagé par plus de 8 seniors sur 10.
Des chiffres qui alertent sur toute l’Europe

L’étude de l’observatoire Cetelem menée dans dix pays européens vient de dévoiler un rejet massif de la fiscalité actuelle sur héritage et donation. En tête du mécontentement, la Belgique (90 % de seniors jugent les taxes trop élevées), suivie de la France (82 %). En Espagne, Italie et Portugal, ce rejet dépasse aussi les 75 %. À l’opposé, la Suède, qui a supprimé l’impôt sur les successions, fait exception avec seulement 31 % d’avis négatifs.
Le transfert familial, une évidence freinée par les impôts

Pour 8 seniors sur 10, aider ses enfants reste une priorité, que ce soit pour les études ou le logement. Mais cette solidarité se retrouve souvent bloquée par la lourdeur des prélèvements lors d’une transmission ou d’une donation.
Beaucoup témoignent d’un sentiment d’effort inutile et de frustration face à un système jugé trop pénalisant.
« On veut transmettre pour aider nos enfants, pas les priver encore plus… Mais la fiscalité nous désarme »
Des disparités et des exemples concrets
Si en France la pression atteint 45 % d’imposition sur les successions importantes, d’autres pays comme l’Italie plafonnent à 4 %, et la Suède ne taxe plus du tout les héritages.
De nombreux seniors avouent leur découragement pour anticiper, craignant de se tromper et d’alourdir la charge sur leurs héritiers.
La complexité administrative renforce encore cette irritation, notamment en France et en Belgique.
Un sujet brûlant, peu de réformes au programme
Face à la montée de l’exaspération, certains pays réfléchissent à alléger ces taxes, mais les avancées restent limitées.
Les familles expriment un besoin de stabilité, de clarté et de dispositifs facilitant la transmission. La question de l’équilibre entre justice sociale et protection des familles est désormais au centre des débats.
Les inquiétudes persistent : faut-il continuer à pénaliser la solidarité entre générations, ou adapter la fiscalité pour mieux soutenir les familles ?
Les réactions ne faiblissent pas et chacun attend des réponses concrètes.
Que pensez-vous de cette fiscalité jugée injuste ? Avez-vous rencontré ce problème lors d’une succession ou donation dans votre famille ? N’hésitez pas à partager votre expérience ou à relayer cette information auprès de proches concernés, le débat ne fait que commencer.



3 réponses
Ce n est pas juste de travailler toute sa vie et de pas pouvoir léguer le fruit de notre travail .On dit qu il faut que les vieux soient solidaires avec les jeunes mais on fait tout pour nous empêcher
Je te comprends totalement : on nous parle de solidarité, mais la fiscalité actuelle ressemble à un obstacle de taille… C’est frustrant d’avoir travaillé toute sa vie pour voir ses efforts freinés au moment d’aider ses proches. Si besoin, je peux t’orienter vers des dispositifs légaux pour optimiser une transmission (donation, assurance-vie…), même si ce n’est pas la panacée. Courage, on est beaucoup à trouver que ce système mérite d’être repensé !
Avec le rsa on est tranquille