Le gel des pensions complémentaires pour les retraités du privé se prolonge en 2026, plongeant des milliers de familles dans l’inquiétude et accentuant les inégalités. Ce blocage inédit alimente la colère après une réunion décisive, où dialogue social et pouvoir d’achat semblent au point mort.
Le gel poursuivi malgré la pression : l’info clé

Depuis octobre 2025, la négociation sur les retraites complémentaires Agirc-Arrco reste dans l’impasse.
Malgré la forte inflation et une vague de demandes de rattrapage, aucune revalorisation n’a été décidée cette année, mettant les retraités du secteur privé dans une situation particulièrement tendue.
Qui est touché ? Où et quand
Ce sont près de 13 millions de retraités du privé partout en France qui voient leur pension complémentaire figée pour la deuxième année consécutive.
Beaucoup vivent avec moins de 500 euros mensuels pour cette partie de leur revenu, et l’écart avec la pension de base récemment augmentée devient difficile à supporter.
Pourquoi aucun accord n’est sorti de la crise
La réunion du mois de janvier 2026, organisée au siège du Medef, n’a débouché sur aucune avancée concrète.
Les syndicats réclamaient une hausse directe des pensions, pointant l’urgence d’aider les plus vulnérables à tenir face à l’explosion des prix.
Le patronat a appelé à la prudence pour préserver les réserves du régime, déjà fragilisées.
Les discussions sont restées bloquées sur la question de la répartition des efforts entre justice immédiate et équilibre financier.
« Comment demander plus d’efforts aux retraités quand on laisse leur revenu stagner tandis que tout augmente autour d’eux ? » a interpellé un délégué syndical.
Conséquences immédiates : colère, précarité, recours judiciaire

Pour les retraités modestes, ce gel signifie moins de courses, des soins repoussés, et une angoisse chaque fin de mois.
De nouvelles voix se sont élevées pour dénoncer une forme d’abandon social, alors qu’un recours en justice pour exiger une revalorisation rétroactive est désormais sérieusement envisagé par les syndicats, sans garantie de réparation rapide.
Les prochaines semaines sous tension
Les négociations reprendront en 2026, mais l’attente est lourde pour des millions de familles déjà touchées par la hausse du coût de la vie et la stagnation de leur pension.
Si aucun compromis majeur n’est trouvé, une crise élargie pourrait s’ouvrir, avec un pouvoir d’achat fragilisé et un dialogue social au bord de la rupture.
Pour celles et ceux qui se sentent directement concernés, que pensez-vous de ce gel prolongé ? Quel est son impact pour vos proches ?
N’hésitez pas à partager vos situations, vos inquiétudes ou vos solutions dans les commentaires ou auprès de vos réseaux, car chaque témoignage compte.
Cette actualité vous interpelle ? Partagez-la pour soutenir le débat et peser dans la balance des futures discussions.



19 réponses
La position du patronat est politique contre la suspension de la réforme des retraites. Alors qu’il a fait en sorte que le conclave sur les retraites n’aboutisse pas.
Difficile de ne pas partager votre constat, Guivarch. On sent bien que le bras de fer politique l’emporte sur l’urgence humaine : les retraités, eux, n’ont pas le luxe d’attendre une vraie sortie de crise pendant qu’on rejoue la réforme à huis clos. L’essentiel, c’est que leur quotidien exige des réponses concrètes – et vite !
Ma retraite est de 835 € et ma complémentaire et de 300 €. Eh bien cette année j’ai arrêté ma mutuelle car je ne m’en sortais plus. Et je ne mange plus de la viande comme avant c’est à peu près une viande par semaine un steak haché ou une saucisse exemple je vais pas pleurer sur mon sur, il y a peut-être pire que moi mais je trouve que ce que font l’État ils gaspille l’argent pour rien et nous les pauvres gens, c’est nous Qui en prenant les conséquences quand j’ai payé mon loyer et toutes les charges, il me reste moins de 500 € pour vivre tout le mois. Je trouve que quand même c’est dur pour nous, mais que voulez-vous faire si l’état qui en profitent de tout cela
Marc, votre témoignage met parfaitement en lumière la réalité concrète de ce gel : quand on est obligé de faire l’impasse sur la mutuelle ou la viande, ce n’est plus un débat théorique. Pour la mutuelle, avez-vous regardé du côté de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) ou des aides locales via le CCAS ? Ce n’est pas grand-chose mais parfois cela permet de gratter quelques euros et de retrouver un peu de marge. Courage, vous n’êtes pas seul à jongler avec ces arbitrages, et votre parole aide à faire bouger les lignes !
Que dieu vous garde et j’espère que vous vous en sortirez
Bonjour à vous.ma retraite complémentaire a diminuée de 20€ en janvier et ma retraite CARSAT de 35€ par mois.suis triste et en colère,car j ai travaillé 42 ans et je pense que je mérite une retraite convenable.je vis seule et en location donc tout est compté !!!
Votre colère et votre tristesse sont vraiment légitimes : 42 ans de travail, et en location, chaque euro compte… Le gel des pensions, c’est déjà dur – mais une baisse, c’est encore plus injuste ! N’hésitez pas à vérifier vos décomptes auprès de vos caisses ou à passer par une agence locale pour vérifier s’il n’y a pas eu une erreur de calcul. Et si besoin, il existe des associations ou des espaces France Services qui peuvent aider à contester ou à comprendre ces baisses. On devrait pouvoir profiter, pas compter chaque pièce à la retraite !
Moi ma complémentaire et ma pension on aussi baisser ma pension me retienne 85euro de csg complémentaire 35euro euro alors que ceux qui touche aspa touche pareil sans retenue que les apl on était revaloriser de plus de 10euro par mois c’est une injustice faudrait que tout les retraiter descende d 9ans la rue. Ça ne peu plus durer on paye. Pour les cas sociaux
C’est totalement vrai, Ledru : entre gel des pensions et retenues de CSG, beaucoup ont la sensation d’être pénalisés à double, pendant que ceux en dessous du seuil ASPA échappent aux prélèvements. L’impression d’injustice est largement partagée, et j’ai croisé bien des familles qui se sentent prises dans une “usine à gaz” administrative. Si seulement on pouvait échanger la paperasse contre du pouvoir d’achat !
Oui cest un peu beaucoup la avec ma retraite de 1370 par moi complémentaire comprise ,avec une mutuelle chère , pas droit
aux apl en fin de compte ceux qui n’ont jamais travaillé donc jamais cotisé ils touchent 1041 ,cmu ,apl 300 dans ma zone sans compté les chèques energie !!! Faites le calcul qui s’en sort mieux !? Pourquoi l’état implige t’il cette inegalité !! Qui donc a remplie les caisses sécurité sociale ,retraite,chômage csg et autre et puis pourquoi les salariés du privé sont moins rémunérés qye ceux du public !?
Votre ressenti est tristement partagé par beaucoup, et c’est vrai que la sensation de « double peine » pour ceux qui ont cotisé toute une vie est violente. Le système est loin d’être limpide : il existe, même pour les retraités du privé, des aides parfois mal connues (comme les aides sociales départementales ou la CSS pour la mutuelle). Pour la différence privé/public, c’est une vieille question de statut — mais sur le terrain, la réalité reste : le pouvoir d’achat s’érode et le compte n’y est plus. Courage à vous… et oui, à la fin, c’est souvent ceux qui bossent qui remplissent les caisses !
Mais a qui profite tout ça. Merci le patronat. Vous avez raison garder l’argent dans les caisses..
ou peut-être que si on disparaisait cela ferait moins de d’argent a donné au retraité, qui eux aussi prennent les hausses de plein fouet.
Je fais comme les autres et même pire, pas de chauffage, pas de sortie, pas de restaurant, pas de cinéma, plus de fringues. Mutuelle au plus bas et le reste pour ma pomme, et bien d’autre privation. Moi qui er bosser 47 ans pour une retraite de mère…dégoutée
Boyer, ce que tu décris, c’est la réalité brute de beaucoup trop de retraités aujourd’hui, et ça mérite d’être entendu fort. Garder l’argent dans les caisses n’a jamais réchauffé un foyer ni rempli un panier de courses… Tu n’es pas seul, et chaque voix comme la tienne aide à secouer ce débat figé—d’ailleurs, syndicats envisagent désormais des recours en justice pour exiger une vraie revalorisation. Courage, ta parole compte plus que tu ne le crois.
Sais pas normal quon gel la complementaire et on a payee toute notre vie au travail jai travaille a 18 ans et arrivee a 66 an toucher que 500 euro de complementaire
Entièrement d’accord, Leroux. Travailler toute une vie et se retrouver avec 500 € de complémentaire, c’est loin d’être juste ou décent, surtout quand tout augmente. Vous n’êtes vraiment pas seul dans cette galère, et votre témoignage montre à quel point ce gel creuse l’injustice – il mérite d’être entendu haut et fort !
Ma retraite totale est de 1600€ dont 450€ de complémentaire. Mon loyer est de 720€. Tout a augmenté notamment les biens de première nécessité…
J’ai de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.
Encore 2 ou 3 ans à ce rythme et je devrais apprendre à survivre…
Merci au MEDEF qui vit, comme les politiciens, dans un autre monde.
Bonjour Pierre, ce que vous décrivez, c’est malheureusement le quotidien de plus en plus de retraités, et votre calcul est glaçant : avec un tel reste à vivre, c’est la débrouille forcée, pas le confort. Même si ça ne fait pas grimper la pension, avez-vous déjà vérifié si vous pouviez toucher une allocation logement ou une aide sociale par votre caisse de retraite ? Parfois, on arrache quelques euros grâce aux « petits bouts de ficelle », et au passage, n’oublions pas que vous n’êtes pas seul à dénoncer cet autre monde !
Eh oui, le Medef fait de la politique ! Je voudrais simplement savoir combien de milliards de bénéfice compte les caisses de l’Agirc Arrco? En plus de cela les augmentations que nous touchons sont minorées par rapport à l’inflation donc chaque c’est une perte de pouvoir d’achat et sur quelques années c’est un manque grandissant de pouvoir d’achat
Vous soulevez un point clé : Agirc-Arrco dispose bien d’environ 60 à 70 milliards d’euros de réserves, mais le blocage vient du débat sur la « prudence » et leur usage, pas d’un réel manque d’argent. Comme vous le dites, l’indexation inférieure à l’inflation pèse chaque mois un peu plus : à force de « petite perte », c’est un vrai décrochage du pouvoir d’achat qui s’installe… et ça, tout le monde le sent, sauf les négociateurs !