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Après 50 ans, des parents démunis face à la distance créée par leurs enfants adultes : comment briser le silence ?

Parents et enfants adultes distants dans une maison familiale
Sommaire

Un fossé se creuse discrètement dans de nombreuses familles françaises : après 50 ans, des parents se sentent mis à l’écart par leurs enfants devenus adultes, une rupture sourde qui bouleverse les repères et pèse sur le moral.

Une distance générationnelle qui s’accentue

Ces derniers mois, des parents témoignent d’un changement brutal : conversations réduites au minimum, invitations déclinées, priorités qui changent. Le phénomène touche particulièrement ceux qui vivent seuls ou dont les enfants sont très pris par leurs carrières ou leurs propres familles.

Des chiffres confirment cette tendance : plus de 60 % des seniors disent ressentir un éloignement émotionnel après le départ de leurs enfants du foyer. Une famille confie :

“Depuis deux ans, nos échanges se limitent aux questions pratiques – les liens chaleureux semblent avoir disparu.”

L’enjeu : garder sa place sans imposer

L’attente d’attention, parfois silencieuse, pèse sur les relations. Beaucoup de parents hésitent à dire ce qu’ils ressentent, de peur d’être perçus comme intrusifs. Les enfants, eux, vivent sous la pression d’emplois du temps saturés et culpabilisent parfois de ne plus pouvoir être aussi présents qu’avant.

Pour briser cet engrenage, certains choisissent la réinvention : apprentissage, projets nouveaux, implication associative. Cette dynamique capte le regard de leurs proches, qui redécouvrent un parent dynamique, ouvert, source d’admiration bien plus que de reproche.

Vitalité : le modèle qui inspire

Au lieu d’imposer ses conseils, donner à voir sa vitalité devient une réponse puissante. Prendre soin de soi, sans culpabiliser ses proches, rallume la flamme sans discours imposant. Marcher, cuisiner sain, s’ouvrir à de nouvelles passions : autant d’actions qui changent le regard des enfants.

Les retours sont parfois immédiats. Certains parents voient leurs enfants revenir plus volontiers vers eux, cherchant l’échange ou le partage, comme s’ils redécouvraient un modèle possible.

Travailler sa posture : du conseil à l’écoute

Les experts insistent : chaque fois que le parent abandonne le rôle de “donneur de leçon” pour celui d’accompagnant, la discussion redevient possible. C’est souvent l’écoute et la capacité à accepter les propres erreurs – y compris à s’excuser – qui renversent la situation.

Les limites, pour ne pas se perdre soi-même

Derrière la disponibilité à tout prix se cache souvent une frustration. Savoir dire non, préserver du temps pour soi, oser poser ses propres limites : autant de signaux envoyés aux enfants adultes pour leur rappeler que chacun existe à part entière. Ce respect mutuel devient la base d’une relation nouvelle.

La transformation est possible

Ces petites révolutions dans l’attitude au quotidien portent leurs fruits. Des parents osent engager un projet personnel, s’ouvrir à la nouveauté, et partagent avec émotion le retour progressif d’une complicité. Certains fils, certaines filles, l’avouent aujourd’hui :

“Je regarde mes parents et je me dis vraiment ‘j’espère être comme toi plus tard.'”

Vous aussi, ressentez-vous ce basculement avec vos proches ? Avez-vous tenté de réinventer le lien – ou de rompre le silence ? Partagez vos expériences ou vos conseils en commentaire, ou prenez le temps d’en parler autour de vous. Cette info peut-elle aider l’un de vos amis ou parents ? N’hésitez pas à la transmettre et à ouvrir la discussion.

75 réponses

  1. Je suis papa de deux filles qui ont été vraiment fantastiques. Nous avons deux petites filles que nous avons régulièrement gardées depuis leurs naissances. Avec le temps, j’ai compris qu’il y avait un temps pour tout. Il faut simplement admettre que les Grands- Parents ont un temps de participation à l’organisation familiale de leurs enfants. Ensuite et tout naturellement ils en sont écartés. L’intérêt pour les Grands-parents revient plus tard lorsque les vies des uns et des autres ce sont stabilisées. Il est important, afin de ne pas souffrir, de s’y préparer.

    1. Votre expérience illustre parfaitement la notion de cycle familial évoquée dans l’article : accepter de s’éclipser, puis de retrouver sa place “en pointillés”, c’est toute la subtilité d’un lien respectueux et apaisé. Cette lucidité, rarement facile à acquérir, offre vraiment une boussole précieuse à celles et ceux qui culpabilisent dans ce passage. Chapeau pour cette transmission – et bravo aussi pour les petits-enfants choyés !

  2. Le principal conseil Ur je donnerai aux parents “âgés “écouter ses enfants avec bienveillance, et surtout éviter les conseils où les ordres avec “de mon temps”
    J’ai 83 ans, je m’intéresse aux nouvelles techniques de communications utilisatrice d’internet, j’ai des enfants et petits enfants de 22 à 32 ans, avec lesquels j’entretiens d’excellentes relations, en respectant leur intimité ́, c’est la clé du bonheur

    1. Quel bel exemple, Nelly ! À 83 ans, manier internet et l’écoute, vous êtes carrément une influenceuse familiale (voire une geek bienveillante !). Votre recette — respect de l’intimité, ouverture au dialogue — fait vraiment écho à l’idée que le lien, ça se cultive tous âges confondus.

  3. Il est vrai que nos enfants sont très pris par leur job, les enfants qui deviennent ados etc… La distance aussi est un facteur d’éloignement. Et nous n’avons plus les mêmes objectifs, ni opinions. Chez nous on continue à fêter Noël et les anniversaires mais ça s’arrête là. De notre côté nous voyageons beaucoup donc c’est moindre mal…

    1. Ne suis mere qui a tout donner a mes enfants quand je dit tout ses tout education scolariter privee voyage ecoute de leurs besoin evolutif j’ai travailler pour eux toute ma vie a me delaisser pour eux j’ai tout tenter mes rien n’ais sufisant je suis fatiguee j’ai 55 ans je n’ais jamais penser a moi î sont pas reconnaissant quoi que vous faciez la je vais pensee a moi et mon dernier croiyer moi ont soublie eurreure a ne pas faire

      1. Bonjour J ai fait comme vous
        Tout pour eux
        Et aujourd’hui je suis regarder que par intérêt pour garder les petits
        Jamais une visite ni un coup fil
        Mon mari est décédé
        Je suis seule .Ca n’a pas arranger.
        Je ne vais pas chez eux de peur de déranger .ils habitent a 1 km

      2. Bonjour Fatima,
        Oui, parfois il n ‘y a rien à faire.
        Je partage avec vous cette éloignement. L amour inconditionnel que nos enfants nous portaient, disparaît, mais pas le nôtre. Ca fait mal. Bon courage vous

    2. C’est vrai, la distance géographique rajoute une couche de complexité… et heureusement que les fêtes servent au moins de fil rouge ! Voyager, s’ouvrir le champ des possibles, c’est aussi une réponse presque taquine à la routine familiale : vous prouvez qu’on peut garder le lien tout en menant sa propre aventure. Le duo “rituels partagés + vie personnelle épanouie”, c’est déjà une super dynamique, même si le rêve secret reste parfois de fêter Noël… hors-saison !

  4. Mes enfants ont essayé de me mettre dehors de la maison familiale; je suppose pour que leur père vienne avec sa copine vivre ici.
    Cela fait 20 ans passés.
    Pas de remords et bien entendu pas de nouvelles depuis 20 ans.

    1. Sacrée épreuve… vingt ans de silence, c’est une montagne à porter. Vous en parlez avec une franchise rare : il faut une sacrée force pour traverser tout cela. Les familles perfectionnées… ça n’existe que dans les films de Noël, non ? Si vous avez trouvé votre équilibre, c’est déjà une victoire.

    2. Cela fait 3 ans que je n’ai plus de nouvelles de ma fille et ma petite fille suite à un conflit.
      Je le vis très mal.
      Grosse dépression ne peut accepter ce silence.

  5. Bonjour,
    Vous évoquez un sujet sur lequel je fais un mémoire pour un travail universitaire en accompagnement à la parentalité.
    Je suis à la recherche de témoignages et me tiens à votre disposition pour tout échange.
    Très cordialement.
    Claramoon.

    1. Bonjour,
      Bonne idée votre recherche de témoignage(s). Aucune idée sur la forme pour être utile mais pourquoi pas ?

    2. Je peux partager notre expérience très douloureuse. Depuis 10 ans, nous essayons mon mari et moi de sortir de cette douleur, a presque 70 ans nous commençons seulement a pouvoir en parler sans trop nous faire de mal supplémentaire et je me demandais justement si il existait des etudes sur ce sujet

    3. Bonjour Claramoon,
      Je suis disponible pour vous partager mon expérience de vie si vous le souhaitez.
      Bien cordialement
      Carol

    4. Bonjour vous penser que etre parents il faut le prendre en sujet non desoler je suis pas d’accord avec sa etre parents soit on les sa ses instins soit on les pas ses tout il y a rien a etudiez ses une perte de temps accompagnement a la parentaliter frachement

    5. Bonjour, je vous propose mon temps et mon vécu pour votre recherche si cela peut vous aider

    6. Bonjour,

      Je suis dans une situation similaire.
      Je me propose de témoigner pour vos recherches universitaires.

    7. Bonjour,
      J ai lu votre message sur votre travail là parentale. Si je peux vous apporter un témoignage et contribuer un peu à votre mémoire ce sera avec plaisir
      Nathalie

    8. Bonjour,
      Suite à un malentendu concernant un repas de Noël, opposant m’a mère et moi ( on venait de perdre mari- pour ma mère, père mort moi ), et mes deux petits fils, il y a 4 ans et demie ( 18 et 21 ans à l époque ) ces derniers ont dit à leur père que, compte tenu de ce qui c est passé, ils ne faisaient plus partie de notre famille ( ma mère et moi )
      Depuis, nous avons continué à leur souhaiter fêtes et anniversaires, sans jamais avoir de réponse, ni de merci pour les chèques ( non encaissés )
      Mon fils a pris leur parti, et, depuis, service minimum, à savoir un bref texto pour Noël et mon anniversaire ! Malgré mes tentatives pour tenter de ressouder les liens, mes questions et demandes restent sans réponse ! Je précise également que ma mère est décédée 8 mois après le fameux soucis et que je suis veuf ! J ai des ennuis de santé ( 76 ans ) et jamais une demande de nouvelles non plus !
      Cette situatuation me mine et m use !
      Je me tiens à votre disposition si vous souhaitez que l on approfondissement cette situation
      Cordialement
      Philippe

      1. Insupportable et humiliant
        Je suis dans le cauchemar similaire
        Je ne sais pas comment ça pourrait se dégrader sans raisons, a ce point

  6. Mes enfants ne me parlent plus et je ne vois plus mes petits enfants. La solitude est immense.

    1. Bonjour j’ai hélas connue cela pendant 14ans mes enfants mon ignorer solitude immense . Courage les générations changent que faire face a sa????

    2. Bonjour j’ai hélas connue cela pendant 14ans mes enfants mon ignorer solitude immense . Courage les générations changent que faire face a sa????

    3. Bonjour madame je vous comprend pensee a vous vous avez une vue aussi surtout ne pas leurs montrer votre tristesse bien au contraire continuer a vivre sorter allez voir des amis et des enfants ne rester pas seul sa leurs donnerais satifaction voyager et ne leurs donner rien financierement faut pas il oublie qui les a mis au monde et battue pour leurs donner se qui avait besoin faite comme moi jouer indifference penser a vos envie et vos plaisir avant tout eux il sont parent a leurs tour il vont comprendre pensee a vous et seulement vous comme ont dit on choisie pas sa famille souvent on retrouve le reconfort et se qu’ont attend de nos enfants chez les autres etranger croiyer moi avec une grande emphatie et reconnaissance ont retrouve pas chez nos propre enfants malheureusement

    4. Je ressens toute la tristesse que vous partagez, et la solitude que vous vivez n’est vraiment pas à prendre à la légère. Parfois, échanger dans des groupes d’entraide ou participer à une activité locale permet d’ouvrir une petite brèche dans ce mur de silence. Je sais que rien ne remplacera la voix de vos enfants ou de vos petits-enfants, mais il existe des outils pour retrouver un peu de lien, même différemment. Courage, ne restez pas seul face à ça.

  7. Apprendre à lacher-prise sur nos attentes en tant que parent et s’intéresser véritablement à ce que devient notre enfant, maintenant adulte à part entière.

    1. C’est exactement ça, Françoise : lâcher-prise, c’est un vrai cadeau que l’on se fait et que l’on offre à ses enfants grands. S’intéresser sans projeter nos attentes, c’est ouvrir la porte à un échange beaucoup plus profond (et parfois, ça réserve de belles surprises !).

  8. Si on a perdu son enfant, comment faire avec des petites filles adultes ?
    Les contacts passaient toujours par leurs maman

    1. L écriture…
      Soit des petites lettres tendres
      Soit créer un album photo avec la vie de leur maman, les commentaires, les anecdotes, les souvenirs… et leur faire comprendre l intérêt affectif qu elles ont pour vous.
      Courage

    2. Je comprends combien la perte de ce « lien relais » change tout. Avec vos petites-filles adultes, osez un message simple, sans pression, juste pour donner de vos nouvelles ou partager un souvenir tendre de leur maman : souvent, l’émotion commune crée un pont. Il n’y a pas de formule magique, mais la sincérité et la patience ouvrent parfois doucement la porte au dialogue.

  9. Je pense que ceux qui se plaignent de la solitude sont les premiers responsables de leur sort. Combien de parents d’hier sont ceux qui envoyaient les adultes d’aujourd’hui chez papi et mami pendant toutes les vacances pour ne pas les avoir dans les pattes ? Combien sont ceux qui continuent de comparer leur vie d’avant avec celle d’aujourd’hui ? Combien sont les donneurs de leçons. Ah mais eux étaient des parents et des enfants parfaits eux !!! Et j’ai envie de dire on a les enfants que l’on a élevé. Un enfant qui a manqué d’attention, d’affection et d’écoute – même si le parent a eu l’impression de lui avoir donné ce dont il avait besoin – n’aura aucune envie de faire des efforts ça s’appelle la réciprocité. Sans compter les fameux “je t’ai tout donné” comprendre j’ai acheté ton amour avec des cadeaux et/ou je t’achète encore des choses chères pour avoir ton affection plutôt que de t’offrir de l’attention et de l’écoute.
    On récolte ce que l’on sème et malheureusement les aînés sont rarement capable de se remettre en question. Les “je suis trop vieux pour changer” ça n’a 0 valeur scientifique donc changez et tout ira mieux. Beaucoup de jeunes adultes aujourd’hui vont chez le psy, font un vrai travail de développement personnel, de changement de leur croyances limitantes, de leur comportement, de leur schémas répètitifs mais étrangement les aînés ça ne leur vient même pas à l’esprit. C’est là que le bas blesse. Ils ne se tiennent même pas informés sur les nouveautés technologiques et scientifiques et ils se permettent de juger bref le problème vient en grande partie de leur attitude qui refuse tout changement et toute critique constructive et toute remise en question de leur savoir quand bien même la science aurait prouvé le contraire.

    1. Ouah !tant de colère , il fait consulter rapidement !
      Heureusement que cette situation reste une exception, personnellement , grands parents de 68 ans et très proches émotionnellement de nos enfants et petits-enfants
      Chacun respecte l’autre , Son rythme de vie et on apprécie les moments de complicité même si avec les années , les activités se multiplient , nous essayons de les partager( rugby grand père petit fils)et de les respecter !
      Belle vie à tous !

    2. Je présume que vous êtes psychologue…et je pense que vous n’avez pas d’enfant…vous généralisez des situations..parfois très douloureuses.
      C’est bien dommage…

    3. Sauf quand un de vos enfants tombe sous emprise et refuse de vous parler (cela fait 7 ans maintenant). Avec les 2 autres, cela se passe très bien. Alors non, on ne récolte pas toujours ce que l’on a semé…

      1. Mon fils a une nouvelle compagne depuis 4 ans.Elle a tout changer dans les relations de notre fils.Il est sous son emprise.Il nous parle mal,me gronde. Elle a essayé de de supprimer ou de réduire les accueils de nos petits enfants.Ils sont une semaine sur deux chez leur mère.Notte fils nous fait que des reproches alors que nous avions une belle relation.Nous ne sommes pas des parents envallissant.Nous faisions beaucoup d’activités avec l’association dans laquelle mon mari est président. Il est fils unique mais n’a pas été seul à la maison car nous sommes famille d’accueil. Je lui est toujours dit si cette activité était trop difficile, j’aurais arrêté. Nous avons toujours pris quinze jours de vacances avec lui . Nous souffrons de cette situation.Elle a fait le vide autour de lui.Il avait beaucoup d’amis. Beaucoup de ses amis la déteste,et surtout au mal qu’elle nous a fait.

    4. Votre regard est percutant, Adrie, et vous avez raison : la réciprocité manque parfois dans les deux sens, et se remettre en question n’a pas d’âge (les parents non plus ne reçoivent pas toujours le mode d’emploi pour « évoluer » !). C’est justement l’enjeu du dialogue et de la réinvention évoqués dans l’article : les petites « mises à jour » relationnelles sont possibles, même après 50 ans… On devrait inventer une appli famille. Version bêta testée chaque dimanche midi !

    5. A bah sa alors faut se calmer ses de la fautes des ancien maintenant c’est une blague vos propos je ses pas les ancien allez au charbon et on pas eu la vie des jeunew aujourdhui qui sont pas du tout reconnaissant envers eux qui on ganier leurs vie en travaillant pas attendre on leurs porte sur un plateaux et ́la vous dites que ses de leurs fautes qui on pas de portable de techonolgie aujoufdhui allons allons chaque chose a sont temps les ancien eux se levez pour ramenner le pain a la maison pour sa famille malade fatiguee froid neige pluis a pieds bus il y allez avec une motivation et le sourir sans se plaindre les conditons de travail etaits tres dure a leurs epoque pour moi sa ses des personne meritante avec respect pas comme cette generation de jack GLT ou tik tok qui les endorts leurs cerveaux il sont plus capables de reflechir ses dure de leurs demander une reflexion logique ils sont fatiguee de rien faire non se n’ais pas de la faute des ancien remettez vous en questions

    6. Cher (ère) Adrie
      Votre commentaire est plein d’amertume et de souffrance.
      J’espère que vous avez trouvé un peu de bonheur depuis.
      L’article parle vrai et nous ne sommes pas tous comme vous le décrivez.
      En que me concerne, l’attention et l’affection ne sont jamais manqué à mes 3 enfants. Ils sont indépendants et réussis. Malgré tout, une fois qu’ils ont eu un certain âge, ils ont la tendance à oublier qu’ils étaient petits, adolescents et jeunes gens. Ils ont juste le sentiment qu’ils ont réussi tout seul. Ils ont ce sentiment de toute puissance; que leur vie a commencé avec leur indépendance (surtout financière).
      J’ai eu beaucoup de plaisir en m’occupe de mes 3 enfants, de leur voir grandir et s’affirmer comme personne jeunes-adultes. Je suis très fière de mon fils et de mes 2 filles. Je suis très fière du qu’ils sont devenus. Leur bonheur est mon bonheur. Mais, je revendiquerai toujours ma participation dans leur succès et réussite et je les aimerai toujours inconditionnellement.
      Je vous souhaite du bonheur, de la joie et de la paix.

    7. Je pense que vous êtes un egri de la société et je plains vos parents
      Il est facile de critiquer les anciens mais il faut montrer ce que l’on est capable de faire aujourd’hui. On vois le résultat qui est loin d’être positif.

    8. Je rejoins totalement l’avis d’Adrie.
      Elle n’exprime pas de colère : elle décrit simplement une réalité, certes peu joyeuse, mais bien présente. Beaucoup d’entre nous, jeunes adultes, avons grandi avec des manques affectifs, de tendresse et d’accompagnement.
      Votre commentaire, Évelyne, illustre justement l’inverse de la bienveillance et vient, malgré vous, confirmer ce qu’Adrie explique.

    9. Je rejoins la vision d’Adrie.
      Comment faire lorsque vous essayez d’instaurer un dialogue et que de l’autre côté les parents refuse de se remettre en serait ce qu’un tout petit peu en question?
      J’ai eu une très longue conversation avec les miens il y a de cela un an, avec des cris… Je suis la fille et soeur ingrate (mon frère cadet parfait et moi ne nous parlons plus)alors que j’ai toujours subi les reproches et les injonctions à “faire bien”, je me suis toujours rendue disponible, je n’ai jamais eu droit à un “on est fiers de toi”…Aujourd’hui je vis à 800km et nos échanges téléphoniques sont creux. Je conserve un lien qui je crois n’existe plus et, même si j’essaie de porter un peu d’intérêt à ce qu’ils me disent, eux n’en ont absolument aucun.
      Bref, tout ça pour dire que oui, la parentalité peut ne pas être simple et coûter mais nous enfants n’avons rien demandé.
      Moi j’ai fait le choix de ne pas devenir mère car trop peur d’être comme la mienne et oui, choix égoïste mais aujourd’hui, ce n’est plus une fin en soit.
      Quoiqu’il en soit aujourd’hui je vis un maximum pour moi et mon mari.

    10. Tout simplement honte à vous !
      Les relations sont tellement complexes……
      Comment oser schématiser aînsi et dire que l’on a les enfants que l’on mérite ?

    11. Cela n aide guère les personnes qui subissent ce dechirement. Que we jugement Monsieur ou Madame Parent Parfait.

    12. Excellente analyse. Je suis tout à fait d’accord avec vous. On a les enfants qu’on a élevés et qu’on mérite. Ces gens devraient arrêter de se plaindre et plutôt devraient se remettre en question et s’intéresser à la vie de leur propres enfants s’il n’est pas trop tard.

  10. Pour vivre notre retraite dans de meilleures conditions, nous avons décidé de venir vivre dans le sud de la France, et par conséquent, nous nous sommes éloignés d une de nos deux filles.
    On ne les voyait que 2 ou 3 fois par an , mais désormais nous avons compris que cela sera beaucoup moins !
    Les petites filles en seront victimes, mais que pouvons nous faire face au sentiment de jalousie qui vient de s exprimer ?
    Et pas question de vie plus trépidante pour l une ou pour l autre! Si la volonté existe, nous ,parents, nous adaptons à leur rythme !!!

    1. Richard, votre choix de vie était motivé par un besoin légitime de qualité de vie, mais il est vrai que la distance ajoute une dose de complexité aux liens familiaux… et aux petites jalousies fraternelles ! Ce que vous décrivez, beaucoup le vivent : le vrai défi, c’est d’innover dans le lien (même à distance), par exemple organiser des petits rituels virtuels, ou des séjours à tour de rôle pour que chaque fille (et petite-fille !) trouve sa place. L’important, c’est l’élan sincère d’adaptation que vous avez, pas la fréquence des visites.

  11. Bonjour, moi c’est ma belle -fille qui a su éloigner mon fils. Ma petite fille à 8 mois je l’ai vu que 2 fois. Jamais disponible pour que je puisse la voir. C’est déchirant comme situation.

    1. Je ressens toute la douleur de votre situation, Giraud, et elle est malheureusement partagée par beaucoup de grands-parents. Il n’existe pas de recette magique, mais parfois, entretenir un petit lien sans pression (une carte, une photo, un mot doux) peut semer une petite graine d’apaisement. N’oublions pas, même un sourire à distance vaut toujours mille reproches : courage à vous dans cette période délicate.

  12. Bonjour cette approche de tjrs voir que c est aux parents de faire plus pour que leurs enfants adultes soient satisfaits renforce l idée que les enf ont raison de délaisser ceux qui leur ont donné la vie éduqué veille sur eux …. cela s appelle l ingratitude !! Les enfants ont le devoir moral de prendre soin de leurs parents .chacun son tour si j ose dire.je comprends que la natalité baisse drastiquement si nos enfants ne peuvent même pas prendre de nos nouvelles à défaut de s occuper de nous .la société est vraiment devenue tres décadente sans valeur ….

    1. Vous avez parfaitement raison…
      Lorsque mes enfants étaient adolescents, un professeur de maths et physique leur donnait des cours pour qu’ils soient toujours au niveau…Ce professeur m’a dit un jour que j’allais au devant de problèmes avec mes enfants, car ils pensaient que tout ce que je faisais était ” normal” …leur était dû….
      Aujourd’hui, ils ne me donnent aucunes nouvelles et ne se préoccupent pas de moi…Heureusement un de mes petits-enfants est très aimable , prend régulièrement de mes nouvelles et m’aide pour l’informatique…son frère ne me connaît presque pas…il a 25 ans et nous nous sommes vus pour la dernière fois
      en 2012…mais je le joins à mes affections lorsque je m’adresse à son frère aîné
      ( 31 ans ). Cela dit, je ne m’empêche pas de vivre et d’être heureuse malgré tout.

    2. Merci Maria pour ce retour sans détour ! Vous mettez le doigt sur une réalité douloureuse : le sentiment d’ingratitude ressenti par de nombreux parents face à la désinvolture, parfois involontaire, des enfants adultes. On a tous besoin de reconnaissance, et la famille n’échappe pas à cette règle… Mais je crois aussi qu’entre “tout accepter” et “se résigner”, il y a ce chemin subtil du dialogue et de l’exemple qui peut, discrètement, rouvrir une porte. La société change vite, mais la valeur du soin mutuel reste un combat d’actualité.

    3. Les enfants n’ont rien demandé et ils n’ont certainement pas demandé à venir dans ce monde. Par conséquent, ils n’ont aucune OBLIGATION de réciprocité. Ils peuvent, s’ils le souhaitent, s’ils ont une motivation affective, s’ils ont le plaisir, de consacrer du temps à leurs vieux parents. Si vous avez fait des enfants pour qu’ils s’occupent de vous dans votre vieillesse, c’est que vous vous êtes complètement trompé d’objectif.

  13. Bonjour,
    Pas encore retraités mais parents de 2 jeunes adultes qui quittent le ” nid “. Heureux d’avoir remplis notre “mission” de parents, le départ des enfants est une épreuve également pour le couple. Vécue différemment pour l’un et l’autre. Cette étape fait ressortir certains reproches exprimés par l’un de nos enfants, qui aujourd’hui met davantage de distance. Nous essayons d’écouter, de comprendre ce qui a manqué là où nous pensions être de bons parents. Il est important de se remettre en question : chaque enfant selon sa place dans la fratrie et sa personnalité aura vécu les choses différemment.
    Disponible si vous le souhaitez pour votre travail de recherche Claramoon.

  14. Vous avez parfaitement raison…
    Lorsque mes enfants étaient adolescents, un professeur de maths et physique leur donnait des cours pour qu’ils soient toujours au niveau…Ce professeur m’a dit un jour que j’allais au devant de problèmes avec mes enfants, car ils pensaient que tout ce que je faisais était ” normal” …leur était dû….
    Aujourd’hui, ils ne me donnent aucunes nouvelles et ne se préoccupent pas de moi…Heureusement un de mes petits-enfants est très aimable , prend régulièrement de mes nouvelles et m’aide pour l’informatique…son frère ne me connaît presque pas…il a 25 ans et nous nous sommes vus pour la dernière fois
    en 2012…mais je le joins à mes affections lorsque je m’adresse à son frère aîné
    ( 31 ans ). Cela dit, je ne m’empêche pas de vivre et d’être heureuse malgré tout.

  15. Réponse à Adrie…
    Je présume que vous êtes psychologue…et je pense que vous n’avez pas d’enfant…vous généralisez des situations..parfois très douloureuses.
    C’est bien dommage…

    1. Je comprends votre point de vue, Goaziou : rien ne remplace la réalité d’une expérience vécue, surtout quand elle est douloureuse. Ici, chacun vient avec son histoire, et c’est justement la diversité des ressentis qui nourrit le dialogue. On peut tous apprendre – même sans être parent – mais la souffrance, elle, ne se généralise jamais.

    2. Bonjour
      Je ne pense pas que le point de vue de Adrie soit forcément lié à son travail ou sa situation familiale. Certes iel utilise des termes psychologiques (je suis moi-même psychologue) mais c’est surtout probable qu’iel est suivi une thérapie justement. Je suis Maman et psy et je suis aussi une fille qui a pu déceler certaines dynamiques familiales comme iel dans son analyse. Je suis assez d’accord avec elle sur la proximité affective et l’écoute ou l’empathie. Certains parents âgés aujourd’hui ont fait preuve d’abnégation (penser aux besoins des autres avant les siens) principalement pour qu’on les applaudissent ensuite et qu’ils préparent leur propre avenir. Ça n’est pas comme cela que les liens restent forts. La culpabilité imposée est loin d’être confortable pour vivre un lien apaisé.

  16. Le sujet abordé est très intéressant .
    On pourrait parler aussi des parents “collatéraux “qui sont traités avec cruauté.
    Ne nous en faisons pas ,la vérité finit toujours par apparaître et la vie se chargera d’étriller les méchants .

    1. Charlotte, votre remarque sur les “parents collatéraux” met le doigt sur une douleur invisible et parfois violente. Ce n’est jamais simple de rester digne quand on subit l’exclusion ou l’injustice, mais je crois qu’on gagne toujours à miser sur l’apaisement plutôt que la rancœur (même si parfois, on aurait bien envie d’un retour de karma express !). Se concentrer sur sa propre reconstruction, c’est peut-être le petit “supplément d’âme” qui inspire plus tard, même ceux qui n’étaient pas tendres.

  17. Le sujet est intéressant, étant dans la case “enfant” d’une famille dysfonctionnelle et ayant des beaux parents très présents je suis d’accord avec les deux côtés je pense que la remise en question est importante et que l’article explique très bien le sujet, bien sûr c’est une généralité et il y a toujours des cas particuliers, mais il me semble qu’avoir des enfants c’est pour qu’ils vivent ensuite leur vie, ce n’est pas sain de “s’accaparer” leur vie et d’imposer ses propres désirs sur eux, tout comme c’est un choix de mettre en parenthèse sa vie pour ses enfants, qui seront de toute façon ingrat car personne n’est parfait et c’est normal pour les enfants de reprocher des choses aux parents le tout c’est de l’accepter avec bienveillance, (ce qui n’est franchement pas facile je m’en doute bien) je pense que c’est une des clefs pour débloquer, fluidifier la communication.

    Je pense qu’il y a des parents et au-delà de ce rôle, des être humain qui ne sont pas capables de prendre du recul sur eux même. Si la situation les fait souffrir, il est toujours possible de consulter un professionnel de santé, comme un psychologue pour comprendre et avoir des clefs, et la dessus je rejoins totalement le commentaire “un peu dur” d’Adrie, les enfants ne sont pas responsable de la solitude des parents, je pense que c’est un point important.
    Maintenant d’un point de vue de la société dans son ensemble, on dit souvent que tout est plus individualiste, que les décisions sociale, économiques et de “mentalité” dans son ensemble ne favorise pas non plus la solidarité et l’entraide quelque soient les relations, je pense qu’il y a un impact certain, et qu’analyser plus largement nos modes de vies peut aussi apporter une réponse…

    Du côté des enfants, ça dépend, si les parents sont toxiques évidemment que s’en détacher est une nécessité poser des limites et ne pas avoir envie de débattre sur leur vie et leur choix me paraît normal.
    En dehors de ce cas de figure, se rapprocher de leurs aînés, échanger passer du temps avec eux peut être d’une grande ressource, savoir innover et amener les plus anciens à s’intéresser à ce qui leur plaît et à ce qu’ils aiment, bref partager au maximum, des jeux de société des séries de la musique, c’est vraiment étonnant à quel point ça peut être un vecteur d’idées, d’inspiration, d’amener de la nouveauté c’est aussi un peu leur rôle, je pense que les jeunes l’oublient trop souvent.

    Le tout c’est à la limite d’imposer des règles, des sujet qu’on ne veux pas aborder par exemple et s’exprimer clairement sur nos ressentis de chaque côté, la communication bien évidemment est essentielle.

    Personnellement j’ai fait du Jeu de rôle avec mes beaux parents, de la couture, de la peinture je partage beaucoup de choses et c’est les meilleurs moments que j’ai avec eux. A contrario j’ai p’us de mal quand il veulent imposer ce qu’il projettent pour nous, imposer alors que nous devons faire nos choix parfois nous tromper mais ça fait partie de l’apprentissage de la vie.
    De plus je considère que c’est à eux de créer du lien autour d’eux on ne peux pas être leur seul connexion et discussion.

    Quand aux parents qui ont des enfants sous emprise, je suis bien désolée pour vous c’est franchement pas facile, le seul truc que je peux vous conseiller c’est d’aller voir un psychologue qui vous donnera les clefs et les mécanismes de l’emprise pour vous aider à comprendre.

    Voilà c’était un long commentaire, je vous remercie si vous l’avez lu jusqu’au bout…

    1. Quel panorama complet et sans langue de bois ! Vous avez raison : il n’existe pas de règle magique, chaque famille jongle avec ses limites et ses élans propres. Franchement, entre une partie de jeu de rôle et une discussion honnête sur ce qu’on attend ou pas les uns des autres… on tient déjà un super kit de survie relationnel ! Créer du lien, oui, mais sans se transformer ni en GPS émotionnel, ni en punching-ball familial : c’est tout l’art de l’équilibre.

  18. Je crois que c’est ce qui est indiqué qui est la bonne voie.

    Trop souvent les parents sont incapables de sortir de la relation parents-enfants même si ces derniers ont 40 ans. Il n’y a rien de plus insupportable dans les relations familiales que ce comportement.

    Ma propre mere retombe assez facilement dans le schéma autoritaire avec mes fres et moi qui avons plus de 35 ans dès que nous sommes réunis. Conclusion je ne les vois que 3 a 4 fois par ans. Et si jamais je vois mes parents sans mes frères, la relation est bcp plus agréable, plus adulte a adulte. Le simple fait de réunir la famille doit activer des anciennes habitudes.

  19. En lisant ces commentaires, je pense qu’on oublie parfois que chaque personne à son propre caractère qui s’affirme au cours du temps en fonction de son vécu et de différentes influence: travail, conjoint, éloignement de la famille, etc… Malheusement, l’évolution des enfants est rarement celle qu’on espérait, de plus nous évoluons aussi en vieillissant, et pas toujours dans le bon sens : patience, objectivité, etc.. donc les écarts se creusent entre les parents et les enfants au fil du temps, ce qui esr dur à gérer pour les 2 parties

    1. Merci Jean-Luc pour ce regard plein de justesse. Comme tu le dis, on sous-estime combien chacun évolue à sa façon – ce serait plus simple si la famille suivait un plan linéaire, mais la vie joue souvent les scénaristes inattendus ! Accepter qu’on change tous, c’est finalement un beau point de départ pour retrouver du dialogue, sans chercher à « avoir raison » à tout prix. Le plus dur, c’est d’apprendre à faire avec ces écarts… sans les transformer en murs infranchissables.

  20. Bonjour, oui c est vrai qu il est difficile de ne pas avoir suffisamment de relation avec les enfants, car la situation est telle qu ils sont débordés et il y a bcp plus de pression dans leur travail, que nous n avions pas au début de nos carrières. C est vrai aussi que les contacts sont souvent en cas de besoin de leur part. Pendant un temps j étais très triste de ne pas avoir de nouvelles pour juste me demander comment j allais et de ne pas voir ma petite fille, en visio,grandir car ils habitent loin. Pour les deux autres petits enfants nous les prenons en vacances régulièrement, le contact est là pendant ces périodes. Et pourtant je pense qu on les a toujours soutenu que ce sont matériel, financier et écoute… . Maintenant je me suis faite une raison mais ce n est pas facile parfois. Heureusement je fais de la marche et de la randonnée.

    1. Votre témoignage est touchant et si représentatif de ce que beaucoup vivent, même si chacun pense parfois être la seule dans cette situation ! Garder le lien par les vacances ou la visio, c’est déjà précieux—et la marche, quelle bouffée d’oxygène pour le moral (et parfois, ça aide à relativiser… surtout si on a grimpé plus de dénivelé que ses petits-enfants !). Votre engagement auprès d’eux reste une vraie force, alors continuez à cultiver ces moments, même petits.

  21. Bonsoir.
    Oui les relations de mes enfants partis me manquent. Auparavant je téléphonais à mon enfant, parti dans le sud, mais maintenant avec femme et enfant, je ne veux pas les déranger… Car je sais que les journées sont difficiles (boulot, sport, école ..) et je leur laisse le choix de l appel…. Malheureusement ce n est pas souvent.. Même si je ne dis rien, j en souffre…
    Heureusement je fais du sport, ce qui me permet de relativiser

    1. Votre façon d’accepter leur rythme tout en maintenant vos propres repères (le sport, bravo !) montre déjà une belle sagesse. Même un petit SMS ou une carte peut parfois rouvrir le dialogue sans pression, juste un clin d’œil qui fait du bien à tous. Gardons à l’esprit : être présent, ce n’est pas forcément être envahissant… et il n’y a pas d’âge pour s’autoriser à oser !

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