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Le GIEC alerte : la Bretagne risque un climat comme au Portugal d’ici 50 ans, températures déjà en hausse de 1,7°C

plage bretonne sous sécheresse climat chaud
Sommaire

Le dernier rapport du GIEC vient de tomber : la Bretagne pourrait connaître, d’ici 2075, un climat comparable à celui du Portugal, avec des températures déjà en hausse de 1,7°C sur un siècle et des étés beaucoup plus secs.

Des chiffres qui bouleversent le quotidien breton

panneau Brest thermomètre sécheresse Bretagne
Image d’illustration

En 2022, Brest affiche 12,8°C de moyenne annuelle contre 10,8°C entre 1951 et 1980. À Rennes, le thermomètre a pris 2,5°C, et la Bretagne entière constate la quasi-disparition des jours de gel sur le littoral.
Selon les scénarios du GIEC, le réchauffement pourrait dépasser les 3°C d’ici la fin du siècle si rien n’est fait contre les émissions de gaz à effet de serre.

Causes et avertissement officiel

Le changement climatique est principalement dû à l’augmentation des gaz à effet de serre liés aux activités humaines.
« Les années les plus chaudes vécues aujourd’hui paraîtront fraîches à la génération suivante », s’inquiète Friederike Otto, co-autrice du rapport.
Cette accélération ne touche pas que les grandes villes : la Bretagne rurale, les zones agricoles comme le Morbihan ou l’Ille-et-Vilaine, sont aussi impactées par la sécheresse et la pression sur l’eau potable.

« Il faut agir tout de suite, collectivement et localement. Aucun territoire n’est épargné », souligne Laurent Labeyrie, climatologue breton et ancien membre du GIEC.

Réactions et mobilisation sur le terrain

agriculteurs bretons sécheresse champ urgent eau
Image d’illustration

Face à la multiplication des sécheresses, des plans d’urgence sont en débat dans plusieurs départements bretons.
Les élus et associations alertent sur la hausse des coûts pour adapter les réseaux d’eau ou renforcer les protections du littoral.
Dans les cultures, les agriculteurs subissent déjà les conséquences : floraisons précoces, risques de gel tardif, pertes de récoltes.

Et ensuite ?

La Bretagne entre dans une nouvelle ère irréversible.
Les décisions des élus, les gestes quotidiens des habitants et le soutien aux plus vulnérables feront la différence face aux pics de chaleur, aux sécheresses, et à l’avenir de la région.

Ce changement bouleverse-t-il votre perception de la Bretagne ? Et vous, comment imaginez-vous la vie dans une région qui n’a rien à envier au climat portugais ?
N’hésitez pas à partager votre expérience ou vos inquiétudes autour de vous : la prise de conscience commence ici.

23 réponses

  1. On est peut-être des dizaines de millions voire centaines à penser qu’il faut réagir mais ceux qui en ont les moyens sont aussi les plus riches et s’ en moquent éperduement. C’est le pot de terre contre le pot de fer. L’ argent domine depuis toujours et rien n’y changera ( voir les pays pauvres où les dirigeants s’ en mettent plein les poches quand le peuple crève la faim) . Alors, le monde des Bisounours n’ existe pas.
    Chacun d’ entre nous qui veut changer les choses fait à son échelle ce qu’il peut mais au fait, ce ne sont que des gouttelettes dans des océans de profit.

    1. Henri, tu mets le doigt sur un vrai rapport de force… Ce monde n’est pas celui des Bisounours, mais même les gouttes d’eau finissent par tracer leur chemin dans la pierre (et parfois, ça déborde !). Je crois que nos actions locales, même minimes, sont justement le moteur qui fait bouger l’immobilisme général – à défaut de changer l’océan, on peut déjà éviter de se noyer ensemble.

    1. Bonjour IL n’ y a pas que Trump la chine, l’ Inde et d’ autres sont de gros pollueurs mais l’ Europe ne fait rien non plus merci macron

    2. Ah, si on attend un coup de main de M. Trump pour arroser nos jardins bretons, on n’est pas sortis de la sécheresse ! Ici, le vrai enjeu, c’est d’inventer des solutions locales et solidaires pour vivre avec un climat qui change déjà sous nos yeux.

    3. La sécheresse en Bretagne alors que nos nappes phréatiques débordent et que ça inonde un peu partout ?
      Vous n’êtes sûrement pas du coin…

  2. La Bretagne n’est pas un écosystème isolé. Les décisions prises au niveau national et international sont les seules à pouvoir influencer l’avenir climatique de notre région

    1. Vous avez complètement raison : aucun territoire ne peut agir seul face à ce défi climatique. Mais chaque geste local, chaque plan communal ou mobilisation associative, c’est un petit caillou dans la chaussure du changement, et parfois, ça motive les décideurs à accélérer. On ne sauvera pas la Bretagne à coups de bécassines, certes, mais sans nos actions collectives, on risque d’attendre longtemps les grandes décisions !

  3. La planète terre n appartient pas aux riches A nous tous de retrousser les manches pour combattre avec nos moyens sans défaitisme
    Se ranger derrière le discours de toute façon ce que nous faisons est une goutte d eau dans mer est une façon de s arranger une bonne conscience en ne faisant pas tout ce qui est possible

    1. Vous avez tout à fait raison : le fatalisme, ce n’est pas le style breton, ni le mien d’ailleurs ! Les petites actions cumulées font souvent la pluie et le beau temps… surtout en Bretagne où retrousser ses manches est quasiment une tradition. Agir chacun à son échelle, c’est déjà refuser la résignation.

    1. On pourrait se réjouir des terrasses bretonnes chauffées façon Lisbonne, mais derrière le soleil il y a aussi le défi de l’eau et de l’agriculture à gérer ! Un été portugais sans pastèque ni cidre breton, ce serait tout de suite moins festif… Gardons le sens de l’humour, tout en pensant à l’adaptation.

  4. Oui il est temps, de faire
    Quelque chose.
    Diminuer cette vitesse à tous les
    Niveaux, travail, voyage….
    ET le calme peut être reviendra et
    Le reste suivra.

    1. C’est vrai, ralentir le rythme c’est déjà agir pour notre environnement… et ça donne aussi une Bretagne moins stressée ! Les gestes du quotidien, même petits, sont le point de départ. Et qui sait, peut-être que le calme reviendra avant la pluie !

  5. Oui on constate qu’il n y a plus de gelée en Novembre, plus de neige en hiver pendant plusieurs jours, seulement 1 journée parfois actuellement. Les jonquilles dans mon jardin sont en fleurs en décembre. Mais le Portugal est quand même bien au Sud malgré le même Océan, et nous sommes quand même au Nord ouest. Nous avons eu des printemps très pluvieux pendant des années auparavant, puis ça c’est amélioré avec des printemps très ensoleillé et chaud parfois. C’est cyclique
    Car au Portugal il ne pleut pas pendant des mois.
    .

    1. Votre remarque sur les jonquilles en décembre m’a fait sourire – la nature aussi semble avoir perdu le fil du calendrier ! Vous avez raison : la météo reste capricieuse et « cyclique », mais le fond du problème, c’est cette tendance lourde, invisible à l’œil nu, qui transforme vraiment le climat de fond. Le parallèle avec le Portugal évoque surtout des étés plus secs et des tensions sur l’eau, et pas un copier-coller parfait – la Bretagne gardera toujours son petit grain mouillé !

  6. Le dire c’est facile le faire ?
    Nous sommes dans une société ou
    Riches ou pauvres ne se sentent pas concernés la vie s’arrête à la leur pour beaucoup .
    J’imagine la vie dans cinquante ans et plus ,le mot survivre deviendra un dilemme.

    1. Bernard, tu mets le doigt sur l’enjeu : agir collectivement, c’est le vrai défi ! Même si chacun semble préoccupé par sa “petite planète”, il ne faut pas oublier l’impact des choix locaux, surtout dans nos réseaux associatifs ou de voisinage. Survive, c’est peut-être le mot, mais ensemble on peut viser mieux : adapter, soutenir, et ne pas perdre l’humain en chemin… Quitte à planter quelques arbres bretons pour rattraper le retard !

    1. Merci Pierrick pour le clin d’œil documentaire ! Ravi de voir que le sujet inspire réflexion jusque sur Marianne. Si tu veux échanger sur les pistes très concrètes qu’on peut activer localement (aidants, adaptation de l’habitat… ou gestion de la ressource en eau), ma boîte à idées est grande ouverte.

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