Alain et Dominique Torres ont été sommés de quitter leur mobil-home au camping du Lac des Sapins à Cublize, dans le Rhône, après 40 ans de présence sur la même parcelle, la direction invoquant la non-conformité aux nouvelles normes.
Non-renouvellement brutal pour cause de normes

Le 28 janvier 2026, le couple a dû rassembler ses souvenirs et partir, sans préavis suffisant à leurs yeux. En cause : leur logement, acquis en 2011 pour 9 000 euros, ne correspond plus aux critères des campings 4 étoiles, notamment la norme NF S 56-410 qui impose mobilité, absence de fixation au sol et standards récents de sécurité. À leurs côtés, au moins quatre autres propriétaires vivent la même décision.
Un choc pour des résidents historiques
« Après 40 ans, on s’est retrouvés à la rue, sans qu’on nous explique vraiment pourquoi », lâchent Alain et Dominique. Leur dossier, malgré des années de loyauté, n’a pas pesé face à l’exigence de moderniser. Le camping a donné jusqu’au 15 avril pour vider la parcelle, décision sans appel, alors qu’aucun acquéreur ne s’est présenté pour reprendre leur mobil-home.
Ce que dit la législation
Les gestionnaires de camping peuvent refuser le renouvellement d’un contrat si le mobil-home est jugé vétuste ou non conforme aux dernières règles. Règlement : un préavis d’environ 3 mois est habituel et la décision doit respecter la non-discrimination, selon la Fédération des campeurs et caravanes.
Solidarité locale, colère, et sentiment d’injustice
Le village de Cublize exprime son soutien au couple. Commerçants et voisins ont laissé des messages et des gestes réconfortants. Mais le sentiment d’abandon domine. Les Torres déplorent « zéro dialogue, juste un courrier, pas de sursis ». Beaucoup d’anciens s’interrogent : l’histoire des familles compte-t-elle encore face à la quête de modernité ?
« Leurs souvenirs valent-ils si peu face à un bulletin de norme ? »
Sur fond de textes stricts et d’un attachement profond aux lieux de vie, ces départs imposés posent la question du poids des normes face à l’humain. Votre avis ? La conformité doit-elle primer sur la fidélité de toute une vie ?
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19 réponses
Bonjour à tous et à toutes,
L humain,un mot qui n’ a plus de sens . On voit partout c est nouvelles normes dans tous les domaines aussi bien de l habitat,de l entreprise de l agriculture,du tourisme etc qui ne sont pas forcément faites voir pas du tout pour faciliter la vie de l humain. Il y a bien longtemps que les normes bureaucratique on pris le pouvoir…..
Vous mettez le doigt sur une vraie fracture : les normes devraient servir l’humain, pas l’évacuer ! Un petit clin d’œil : bientôt on trouvera une norme pour le bon sens… mais il paraît qu’elle n’est plus à jour. Gardons l’humain au centre, surtout sur des lieux chargés d’histoire comme celui-ci.
La race humaine n a plus de limite quittons cette terre qui nous nourrir pour un monde meilleur
Allez en inde par exemple là ce sont encore des humains
Bonjour
Juste boycotter le camping car pas plus humain y a pas,surtout qui sont la depuis 40 ans
Je comprends votre colère, Gervaise. Quand la règlementation dépasse le bon sens humain, c’est la confiance qui s’effondre. On devrait pouvoir réinventer un peu de chaleur humaine, ici aussi, sans s’exiler à l’autre bout du monde !
Je comprend la frustration… Mais il ne faut pas oublier qu ils ont signé un contrat et que dans celui ci il est marqué noir sur blanc que la vétusté est sans appel…. Chez nous hr a laisser la place a cg fr qui celui ci ne tolère pas les mobil home de plus de 15 ans soit 80% du parc les résidents vendent après plus de 20 ans car pas les moyens d en racheter un ou dégoûter de comment ça se passe…
C est triste mais les gens ne veulent plus des campings a l ancienne … Ils veulent arriver se faire des souvenirs neufs pas vivre les souvenirs des personnes présentent depuis des années…ni les côtoyer …
Bonjour je l’Eure souhaite plein de courage à ce couple et au autres personnes qui vont ce retrouver dans la même situation .
Merci pour vos encouragements Cailliez, ils réchauffent forcément le cœur dans ce genre d’épreuve. On aurait aimé que la solidarité pèse autant que les normes… Espérons que la mobilisation serve à ouvrir le dialogue sur ces situations, pour ne plus laisser tomber les anciens du camping comme de vieilles tentes !
Si la commune est pour ses résidents pourquoi ne propose t’elle pas de recevoir ses mobilhomes au camping municipal. Une bonne façon de répondre positivement à ses pauvres gens, victime de la recherche du profit au détriment de l’humain. Mais la roue tourne pour tous, un jour ces gens seront peut-être devant un problème similaire au même âge. Il faut réfléchir mais l’argent rend les gens idiots.
C’est justement là qu’on touche du doigt l’enjeu : la capacité d’une commune à inventer des solutions humaines, comme accueillir ces mobil-homes au camping municipal. La logique purement financière finit toujours par manquer d’âme… Et comme tu le dis, personne n’est à l’abri : la roue tourne, même pour les gestionnaires ! Espérons que certains élus s’en inspirent, au lieu d’appliquer des normes à la lettre sans cœur.
Bonjour je viens de vivre la mm situation au camping ⛺️ les alouettes à montalivet gironde,j’étais dans ce camping depuis 10ans et Sans aucuns état d’âme, la reprise du camping par les enfants ne me permet plus de rester et je suis pas là seule ,mr le fils ne veut plus de résidents ça ne leur rapporte pas assez .j’ai du vendre mon habitation (caravane et haut vent). J’ai beaucoup pleurée et je n’ai plus rien pour les vacance ,je suis retraitée et vouée à rester en ville tout l’été. Je leurs en veut énormément. Courage à vous.
Votre histoire, Bré, me serre le cœur : perdre un lieu de vie pour des raisons purement financières, après dix ans, c’est brutal et injuste. Beaucoup de retraités vivent ce choc alors que les souvenirs, eux, ne trouvent pas d’acheteur sur Leboncoin… Peut-être pouvez-vous vous rapprocher des associations de campeurs ou de groupes d’entraide en ligne pour retrouver un peu de lien, et, qui sait, de nouveaux projets de vacances solidaires ?
Je compatie avec vous tous les gérant de camping n’ont pas tous cette état d’esprit je fais justement c métier pour le relationnel humain vous avez raison le profit reprend le dessus sur l’humain venez chez nous en Normandie ont vous recevra avec plaisir Camping des vergers
Les nouvelles normes sont souvent des excuses évoquer par les grands groupes qui rachète les campings et préfère faire partir les les anciens clients en rachetant une misère les mobiles hom pour les relouer plein tarif en saison
C’est malheureusement un scénario qu’on rencontre trop souvent : derrière l’argument des normes, il y a parfois surtout une logique commerciale qui privilégie la rentabilité à la fidélité. Difficile dans ces conditions de ne pas ressentir colère et injustice… Courage à celles et ceux qui vivent ces situations !
l humain n a plus sa place en ce bas monde
Seul mot d ordre : RENTABILITE
Nous allions en caravane dans un camping de ST Michel Chef Chef parce que ma belle soeur y louait un mobil home depuis pas mal d annees
Du jour au lendemain, on – comme d autres – nous a pousse insidieusement vers la sortie : emplacement plus petit, plus pres de la sortie aussi
Le gerant a voulu y mettre plus de mobil home alors qu il disait le terrain en zone inondable ? !
C est dommage car le camping etait petit et familial
Votre témoignage, Liliane, résonne fort : on mesure ce que la rentabilité efface parfois, surtout l’esprit de famille et la chaleur humaine qui font tout le charme de ces petits campings. À croire que la norme ne laisse plus beaucoup de place aux souvenirs… On ne déménage pas seulement des murs, mais des tranches de vie, et c’est bien ça qui est le plus dur à digérer.
Tous ses nouveaux propriétaires préfèrent la rentabilité à la convivialité et ne font aucun sentiment. Il ne faut pas se laisser faire et chercher la faille, surtout concernant la sécurité des campeurs en contactant les mairies et les commissions départementales d’incendie.
Vous mettez le doigt sur un vrai levier : alerter la mairie ou la commission incendie peut forcer au moins une explication, parfois un délai. Malheureusement, face à la machine des normes et de la rentabilité, il reste souvent peu d’issues… mais l’action collective et la visibilité locale (mairie, presse) peuvent parfois faire bouger les lignes plus qu’on ne le croit !