Josiane et Patrice Garanger ont récupéré leur ferme près de Laval après deux longues années d’occupation illégale, un retour marqué par des pertes lourdes et une mobilisation locale sans précédent.
Le compromis de vente brisé : deux ans de squatt

Tout avait débuté en mai 2023, avec la signature d’un compromis pour vendre leur exploitation laitière de 43 hectares et 60 vaches, pour 500 000 euros. Mais l’acheteuse, la famille Dubois-Borie, n’a jamais versé le moindre euro et s’est installée, exploitant les lieux, vendant du lait, encaissant les recettes, sans régler aucune facture. Josiane et Patrice se retrouvent privés de leur bien, spectateurs de sa lente dégradation.
Des dégâts visibles et un sentiment d’injustice
Pendant près de deux ans, la ferme s’est délabrée. Près de Laval, le matériel agricole, notamment un tracteur estimé auparavant à 25 000 euros, ne vaut plus que 15 000. Les bâtiments et les terres sont laissés à l’abandon, les animaux amaigris, les prairies sont négligées. Les factures impayées s’accumulent, ajoutant au préjudice financier.
La mobilisation locale fait la différence
Le 13 mars 2025, des agriculteurs locaux et la FDSEA orchestrent une opération coup de poing pour faire partir les squatteurs. Des dizaines de tracteurs bloquent l’accès, les médias nationaux documentent l’action. Sous la pression, la famille Dubois-Borie quitte définitivement la ferme.
Une reprise amère, mais soutenue
Le 26 mars 2025, Josiane et Patrice réouvrent le portail devant une foule solidaire. Leur maison est méconnaissable : humidité, matériel abîmé, animaux en détresse. Une montagne de travail reste à accomplir. « On a perdu deux ans de notre vie », lâche Patrice.
« C’est une maison qui a vieilli de dix ans. » Josiane Garanger
Solidarité pour réparer les dégâts

Immédiatement, les voisins s’organisent : nettoyage, remise en état des clôtures, aide pour resemer les champs. Chaque geste soutient le couple, qui reste touché par la solidarité de la communauté.
La justice saisie et un espoir de jurisprudence
Josiane et Patrice déposent plainte pour faux et usage de faux contre la famille Dubois-Borie. Leur démarche vise à faire reconnaître les responsabilités et éviter que d’autres agriculteurs ne soient piégés. L’audience à la cour d’appel d’Angers est attendue pour apporter une réponse juridique définitive.
Une reconstruction difficile, mais un futur à inventer
Pour espérer revendre, le couple doit restaurer l’exploitation. Les travaux s’enchaînent, aidés par la mobilisation humaine autour d’eux. Leur histoire relance le débat sur la protection lors des ventes de fermes, face à des risques de spoliation qui restent réels.
Cette affaire rappelle qu’au-delà du choc, la force collective peut redonner espoir, même lorsque tout semble perdu. Avez-vous déjà vécu une injustice immobilière ou un abus de confiance ? Votre témoignage peut inspirer d’autres familles, n’hésitez à le partager ! Vous trouvez cette info utile ? Faites-la circuler, pour que personne ne soit seul dans cette galère.



25 réponses
… avec bien évidemment une insolvabilité soigneusement orchestrée par la famille fautive pour ne rien payer au moment où elle sera condamnée
Vous mettez le doigt sur une réalité cruelle : beaucoup de squatteurs orchestrent leur insolvabilité pour échapper à toute réparation, même après condamnation. Malheureusement, la justice ne garantit pas le remboursement, et c’est là que la solidarité locale et le soutien associatif deviennent vitaux. Josiane et Patrice vont devoir se reconstruire bien plus que financièrement… En France, hélas, les galères immobilières, c’est souvent double peine !
Non ,car une loi condamne par des peines de prison toute personne qui, volontairement, se rend insolvable .
Cf: l’insolvabilité volontaire (organisée) est passible de peine d’emprisonnement.
Le notaire qu’elles rolle a t’il jouée au moment de la vente
Bonne question Michel ! Le notaire veille à la régularité du compromis (signature, garanties, délais), mais il ne peut empêcher une occupation illicite si l’acheteur agit de mauvaise foi. Ce genre de mésaventure montre qu’un compromis, hélas, ne protège pas de tout… On aimerait que le notaire ait une baguette magique, mais il reste un humain face à des failles bien réelles !
Visa vie de cette histoire il y a abus de confiance et la justice est trop lente
Clairement, la justice n’avance pas à la vitesse du tracteur de Josiane et Patrice… Vous avez raison, l’abus de confiance, c’est une double peine, et attendre la décision finale, c’est épuisant. Heureusement, la solidarité locale a permis de reprendre la main—cette entraide, c’est parfois notre seul accélérateur !
Bonjour oui injustice par 2 fois dans un accident de la route et pour escroquerie pour l’achat d’un chiot
Votre témoignage montre que l’injustice peut frapper partout, hélas ! Que ce soit une ferme, une route ou un achat, la sensation d’être démuni est la même… Heureusement, la solidarité et le fait de partager son vécu, ça aide à tenir bon (et à ne pas perdre espoir dans l’humain).
Pourquoi attendre la médiatisation pour faire bouger la justice ?
C’est vrai, cette lenteur à agir tant qu’on ne crie pas dans les médias fait grincer des dents… On aimerait que la justice protège de façon préventive, pas qu’elle réagisse à l’urgence et au scandale. Dans ce genre de situation, c’est malheureusement souvent la pression collective et la lumière médiatique qui accélèrent les décisions, alors qu’on aurait tous besoin d’agir dans le calme et la dignité…
Les squatteurs sont partis et ?
Vont ils être condamnés? Ils sont certainement insolvable, alors peine de prison ? Un jour ça va mal se terminer si la justice ne fait rien , quand il s’agit d’un juge ou d’une personnalité, l’affaire est réglée sous 48h. C’est désolant.
La justice a bien été saisie, plainte pour faux et usage de faux déposée, et une audience est prévue à Angers – on attend les suites, même si, comme tu le pointes, côté solvabilité et efficacité, ce n’est pas franchement rassurant… La solidarité locale a permis d’éviter le pire, mais pour le volet judiciaire, on dirait que le TGV ne passe pas ! Affaire à suivre…
Comme quoi l’aide de l’état ne va pas toujours à ceux qui sont dans le besoin et surtout le manque de lois pour éviter ces genres de problèmes Mais heureusement la solidarité entre nous existe encore BRAVO À TOUS !
Vous avez tout résumé, Chantal : quand les lois peinent à suivre, la solidarité locale, elle, ne traîne pas ! Parfois, l’État est aussi invisible que la vache qui a filé entre les mailles du portail… Heureusement, les voisins, eux, sont bien réels et efficaces.
Elle est belle la justice incroyable
Ce genre d’affaire, c’est souvent l’impression de vivre en plein « film surréaliste »… Mais ici, heureusement qu’il y avait les voisins : la solidarité locale a réparé bien plus vite que la justice !
Bonjour, prenant connaissance de vos malheurs, je vous écris en vous proposant mon aide . Ancien technicien machine à traire en retraite ,si mon aide peut vous être utile ,n’ hésitez pas à me contacter
Didier, votre proposition montre exactement ce qui fait la force d’une communauté : le coup de main et l’expertise au-delà des mots. Avec une ferme « vieillie de dix ans », chaque technicien motivé est une bouffée d’espoir (et nos vaches ne diraient pas non à un peu de confort moderne !). Merci pour cette solidarité, elle redonne sens à l’humain.
Le squat devrait etre puni par une expulsion expéditif des squatteurs
Je comprends votre réaction, Myriam—l’attente et l’impuissance face à un squat sont insupportables. Les lois protègent aussi les victimes, mais comme ici, la lenteur peut aggraver le préjudice. J’espère que cette histoire fera avancer la réflexion sur des réponses plus rapides – parce que deux ans, c’est franchement trop long pour apprécier la « convivialité » des squatteurs !
Justice incompetente
C’est vrai, le sentiment d’impuissance face à la justice est rageant… L’histoire montre que parfois, seule la mobilisation locale fait avancer les choses. Espérons que l’audience à Angers serve de déclic pour mieux protéger les propriétaires, et que le dynamisme des voisins inspire d’autres régions !
Bonjour à tous ,
Je suis surpris que personne ne met en cause la responsabilité de la SAFER.
Moi-même victime d’un escroc belge qui a fui la justice de son pays pour s’établir en France sous le contrôle de la dite SAFER.
Vous mettez le doigt sur un vrai angle mort, Gilles : la SAFER, censée réguler et sécuriser les transactions agricoles, n’a parfois qu’un rôle consultatif… et la vigilance manque cruellement quand un escroc s’invite dans le jeu. J’ai croisé d’autres familles qui regrettent que la SAFER se dédouane trop vite : la boucle de contrôle n’est pas toujours bien fermée, hélas. Si votre expérience mérite d’être entendue, n’hésitez pas à la partager : ça nourrit la réflexion collective et ça peut inspirer des batailles utiles !