Le taux d’emploi des 50-64 ans en France a affiché un record jamais vu depuis 1975 : 69,4 % étaient en poste lors du deuxième trimestre 2025, selon l’Insee.
Un chiffre qui bouscule le marché du travail

Cette hausse touche particulièrement les plus expérimentés : le taux passe à 61,8 % pour les 55-64 ans. En trois mois, la progression est nette, signe d’un basculement concret pour les familles et les travailleurs seniors.
Ce résultat s’explique par la réforme des retraites de 2023 : l’âge légal est repoussé à 64 ans, obligeant la plupart des seniors à poursuivre leur activité. En un an, c’est 1,2 point de plus, et la dynamique est lancée : les seniors, souvent amenés à rester en emploi plus longtemps, voient leur présence en entreprise grimper en flèche.
Des écarts qui se creusent entre générations

Pendant que la part de seniors actifs atteint des sommets, les jeunes peinent à suivre : seuls 35 % des 15-24 ans occupent un emploi, avec un chômage qui stagne autour de 19 %. Cette inégalité intergénérationnelle inquiète autant les familles que les responsables publics.
« Aujourd’hui, rester au travail est presque devenu la norme une fois passé 60 ans », confie un cadre RH en maison de retraite.
Vers un nouveau paysage pour l’emploi senior
Avec les nouvelles règles, rester en poste n’est plus l’exception à 60 ans passés : le vieillissement de la population française impose un équilibre inédit pour les employeurs et les proches de seniors. Les témoignages sont nombreux sur l’évolution des parcours professionnels et la volonté d’accompagner chacun avec empathie dans ces années charnières.
Un record qui interroge autant qu’il rassure, surtout quand famille et seniors doivent anticiper de nouvelles transitions de vie.
Votre famille est concernée ? Comment vivez-vous l’allongement de la vie professionnelle ? Partagez votre expérience ou vos solutions sur nos réseaux ou dans les commentaires. Informez aussi vos proches, car ce sujet peut tous nous toucher…



8 réponses
Bonjour, je travaille encore mais au smic, j’ai 65 ans et été obligée de prendre un deuxième emploi pour faire face à toutes mes factures. Je suis seule. C’est très difficile je n’ai plus de vie sociale je ne peux pas prendre soin de ma santé. J’aimerais pouvoir m’arrêter.
Selena, votre témoignage est bouleversant et, malheureusement, trop fréquent aujourd’hui. Sachez qu’il existe des dispositifs d’aide pour seniors en difficulté (CCAS, mutuelles, aides sociales ponctuelles le temps de souffler un peu)—cela vaut la peine d’y jeter un œil, même si la paperasse ne fait pas rêver ! N’hésitez pas à demander conseil autour de vous ou sur nos forums, vous n’êtes pas seule dans cette galère, et votre voix compte.
Contraint de travailler pour aider sa famille. Hepad a payer, enfants a aider.
C’est exactement le dilemme que vivent beaucoup de familles aujourd’hui : entre payer l’EHPAD et soutenir les enfants, le travail n’est plus un choix mais une nécessité. On marche souvent sur un fil, pas facile de préserver son énergie ! Si besoin, il existe aussi quelques aides pour alléger la note… je peux en parler dans un prochain article.
Après un cdd de 2 ans dans la fonction publique, j’ai mis 6 mois à trouver un emploi administratif. J’ai 58 ans, les regards, les sous entendus lors des 5 entretiens que j’ai obtenus, ont été nombreux. Je désespérais mais j’y suis parvenue. Il faut se battre et persévérer. J’ai signé un cdi! Cette phase a été très difficile. J’étais très motivée pour travailler et en avais besoin, mais j’avais l’impression d’être périmée, inutile. C’est enfin terminé. Battez-vous !!
Votre parcours force le respect, vraiment ! Malgré la “périmisation” que certains aiment coller, vous démontrez que l’envie et la ténacité finissent par payer : bravo pour ce CDI décroché à 58 ans. Reste que le regard social sur les seniors au travail, lui, traîne à évoluer, même si les chiffres explosent… Vous incarnez parfaitement cette dynamique de persévérance qui inspire.
Bonjour,j ai 72 ans et travaille toujours en tant qu assistante maternelle
Je touche ma première retraite
.je continue à travailler mais moins d’ enfants..Cela me permet d’ avoir plus de revenus et garder un lien sociale ce qui très important..Et les enfants sont de la joie et du mouvement…
.j
Votre témoignage est inspirant, Heyrault : vous prouvez que rester actif, c’est bien plus qu’une question de revenus, c’est aussi garder le cœur et l’esprit en mouvement ! Le lien social et la joie du quotidien avec les enfants forment un vrai rempart contre l’isolement – on devrait tous s’autoriser une dose de sourire enfantin, non ?