Le plan épargne retraite va coûter plus cher à partir de 2026, mettant nombre d’épargnants face à une véritable désillusion. La fin d’un avantage fiscal clé s’ajoute à une hausse des taxes sociales qui frappe sans distinction juniors comme seniors.
Accroche immédiate
PER : la déductibilité des versements disparaît après 70 ans et les prélèvements sociaux bondissent, une double sanction dès 2026.
Ce qui change pour tous – dates et chiffres

Dès le 1er janvier 2026, deux mesures tombent : d’abord, pour tous les versements faits après 70 ans, aucun abattement fiscal ne sera plus accordé. Ensuite, le taux des prélèvements sociaux sur les gains du PER grimpe de 17,2% à 18,6% (puis 19,4% prévu en 2027).
Résultat : les retraits en capital, comme les sorties en rente, seront plus lourdement taxés, amputant les montants disponibles pour chacun.
Qui est concerné ?
- 12,7 millions de détenteurs en France.
- Jeunes actifs de 25 à 44 ans, attirés par la défiscalisation initiale.
- Seniors et retraités, notamment ceux aux revenus stables ou en professions libérales.
- Profils aisés qui misent sur l’optimisation patrimoniale.
Pourquoi ce revirement ?
Le gouvernement explique vouloir recentrer le PER sur la préparation à la retraite, et non sur des stratégies d’allègement fiscal tardif.
Pourtant, cette bascule intervient alors que le plan était massivement plébiscité pour l’espoir de réduire l’imposition, notamment via des versements après 70 ans ou lors du départ en retraite.
Conséquences immédiates
- Versements de 107 euros par mois en moyenne désormais amputés d’un levier majeur après 70 ans.
- Moins d’intérêt à continuer d’alimenter un PER passé un certain âge.
- Sorties en capital ou rentes viagères clairement pénalisées par les nouveaux taux de prélèvements.
“Après 70 ans, continuer à placer sur un PER ne sert plus à réduire ses impôts, et la fiscalité devient nettement plus lourde à la sortie.”
Un maigre lot de consolation
Seule bonne nouvelle : la période permettant de reporter un plafond de déduction non utilisé passe à 5 ans (contre 3). Pratique, mais qui ne compensera en rien la perte des autres avantages, surtout pour ceux approchant la retraite.
FAQ express – Les questions que tout le monde se pose
- Est-il encore utile d’ouvrir un PER ?
Oui pour ceux loin de la retraite qui cherchent à défiscaliser à court terme, mais attention à la rentabilité après 2026. - Peut-on contourner la montée des prélèvements sociaux ?
Non, sauf à opter pour d’autres placements moins taxés. - Que doivent faire les personnes de plus de 70 ans ?
Cesser d’alimenter leur PER, sauf raison successorale ou patrimoniale très spécifique.
Réactions et colère des épargnants

Syndicats, conseillers en patrimoine et familles dénoncent un véritable « double coup dur », synonyme de perte de confiance. Beaucoup font déjà savoir qu’ils vont réviser leurs stratégies, voire abandonner ce produit au profit d’alternatives moins instables.
L’avenir du plan épargne retraite semble désormais incertain et l’amertume domine : perte d’attractivité, sentiment d’injustice, nécessité de revoir en urgence ses plans financiers… Les aidants familiaux et les seniors se sentent une fois de plus laissés à eux-mêmes sur une question centrale.
Plus que jamais, cet épisode pousse à anticiper et à s’entourer de conseils fiables pour sécuriser son patrimoine. Et vous, allez-vous modifier vos projets d’épargne retraite face à ces nouvelles mesures ? N’hésitez pas à partager vos réactions et à transmettre cette information à vos proches concernés.


