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EHPAD : pourquoi tant de familles doivent vendre ou puiser dans leur épargne avant d’avoir droit à une aide

Famille devant maison et dossiers officiels
Sommaire

Il suffit d’un courrier officiel pour que tout bascule : « Nous devons vendre la maison de maman pour financer l’EHPAD », confie une fille* déboussolée devant l’injonction du département. Derrière chaque entrée en EHPAD, c’est la même angoisse : la crainte de devoir sacrifier ses économies, voire le patrimoine familial, avant d’être soutenu par la collectivité. Alors, qui paie vraiment, et à quel prix ? Enquête auprès de familles sous tension où la loi impose son ordre, et où la réalité déroute.

Pression administrative : quand le département scrute chaque euro

Tri papiers comptes bancaires administration
Image d’illustration

Dès qu’un dossier EHPAD est ouvert, c’est la course aux justificatifs. La pension de retraite passe d’abord à la loupe ; bien souvent, elle laisse un trou béant face à des tarifs qui grimpent à plus de 2 500 euros par mois.

Rapidement, les agents sociaux exigent l’état des comptes bancaires et placements : chaque livret, chaque assurance-vie, chaque petite réserve est scrutée. Le principe : l’épargne doit être liquidée avant qu’une seule aide sociale ne soit débloquée.

Et si l’argent manque toujours, le patrimoine immobilier entre en jeu. Résidence principale ? Elle est (encore) protégée si un proche y vit. Maison de vacances ou appartement adulte inoccupé ? Les services insistent : “Pourquoi la collectivité devrait-elle payer si un bien peut être vendu ou loué ?”

Interrogés, plusieurs aidants évoquent la sensation d’être « mis à nu » économiquement, comme si toute vie privée disparaissait au profit de l’état des finances.

Quand l’addition explose : le choc des chiffres

Payer un EHPAD en 2026, c’est affronter une machine à broyer les budgets. Tarif moyen : 2 628 euros par mois pour une chambre classique, mais jusqu’à 4 500 euros à Paris. La retraite plafonne autour de 1 500 euros ? Faites le calcul, le manque atteint vite 1 000 euros et plus.

À ce niveau, la moitié des familles tremblent, car il faut piocher dans des économies prévues pour la vieillesse ou demander à la fratrie de contribuer.

Le détail est implacable : forfait hébergement à la charge du résident, tarif dépendance partiellement couvert par l’APA (jusqu’à 1 250 euros pour les plus dépendants), soins médicaux pris en charge par la Sécu.

Même avec la réforme qui rend les coûts plus visibles, nombre de familles découvrent que chaque option de « confort » ou service supplémentaire se paie cher, et fait exploser la facture.

L’épreuve morale : vendre la maison ou se résigner

Même protégée, la résidence principale demeure une boussole affective. Quand l’administration suggère de vendre un bien secondaire ou d’envisager une hypothèque pour financer les frais, c’est souvent toute une histoire familiale qui vacille.

Pour certains, céder une maison pleine de souvenirs est une épreuve plus lourde encore que le coût financier : « On vend les racines de la famille pour payer les derniers mois d’une vie… », soupire une petite-fille* à bout.

Les aidants racontent des nuits blanches à chercher des alternatives crédibles : location, viager, montage bancaire.

Mais devant la pression et la peur de se retrouver « hors la loi », beaucoup cèdent dans l’urgence. « L’entretien avec l’assistant social ressemblait à un interrogatoire financier, pas à un accompagnement humain », témoigne un fils*.

« Quand tout se résume à une succession de rendez-vous avec la banque et le notaire, on oublie la personne derrière l’épargne. »

Les failles du système : quand l’aide devient piège

Certes, l’État propose des « amortisseurs » : l’APA allège la dépendance, l’ASH prend le relais pour l’hébergement… mais à quelles conditions ?

L’aide sociale du département intervient seulement après avoir épuisé toutes les ressources personnelles. Une fois acceptée, elle laisse une trace profonde : le montant versé devra être récupéré sur la succession, vidant parfois le modeste héritage qui restait à transmettre.

Les contrôles, de plus en plus stricts, entament la confiance. “On doit tout justifier alors qu’on est déjà épuisés”, disent plusieurs familles.

Dans certaines régions, une tarification unique promet d’harmoniser les frais ; ailleurs, les inégalités persistent, ajoutant à la colère. Résultat : stress, ruptures familiales, et sentiment d’injustice face à un système censé protéger.

Nouveaux dispositifs, vieilles peurs : quelles issues pour 2026 ?

Depuis 2026, une mesure fait respirer les esprits : un crédit d’impôt universel sur les frais d’hébergement ou de dépendance. Jusqu’à 2 500 euros remboursés, même pour les familles non imposables, ce qui soulage temporairement.

Mais sur une année à 30 000 euros de facture, le geste reste limité. En toile de fond, le risque de tout perdre demeure.

Le patrimoine modeste – souvent seule ressource du foyer – reste l’ultime rempart face à l’épuisement financier.

Entre rigidité des règles et disparités d’un département à l’autre, beaucoup s’interrogent : comment protéger l’héritage de plusieurs vies, tout en assurant des soins dignes à son parent ?

Anticiper, dialoguer, résister

Pour ne pas subir, tout se joue sur l’anticipation : calcul des restes à charge, constitution d’un dossier en béton, dialogue immédiat avec le CCAS et le département.

Rassembler ses preuves, expliquer l’usage des biens, faire valoir les difficultés familiales face aux rigidités administratives, c’est gagner du temps et souvent préserver une partie du patrimoine.

L’exploration de solutions comme le viager, le prêt hypothécaire ou la donation sous condition peut changer la donne – mais il faut se faire accompagner, documenter chaque choix et ne jamais rester seul face à l’administration.

Au final, ce sont autant les chiffres que l’épuisement humain et familial qui interrogent : « Comment aider dignement sans se ruiner ? » La réforme reste une promesse fragile ; le vécu des familles, une urgence quotidienne.

Et vous, quel est votre dilemme : garder le patrimoine pour les enfants ou sécuriser les dernières années de vos proches ? Jusqu’où seriez-vous prêt à aller ? Partagez votre histoire, vos questions ou vos doutes en commentaire ou à vos proches qui vivent ce casse-tête.

Peut-être trouverez-vous, ensemble, la solution qui évite la vente précipitée tout en préservant la dignité du parcours de vie.

*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.

64 réponses

  1. Les gens qui ont des petites pensions ne devraient pas avoir à payer des ehpad à 3000 euros par mois c est un scandale !!!ils ont travaillé toute leur vie pour avoir une maison et en espęrant lęguer un peu aux enfants !!!en 1 année la maison est engloutie .la vieillesse devient une charge très pesante pour les enfants…création de conflits familiaux. Bref essayer à tout prix de ne pas finir en ehpad c est l angoisse de nombreux retraités…..

    1. Vous mettez le doigt sur la blessure : l’EHPAD, avec ses tarifs, peut engloutir des années d’efforts, et tout le monde n’a que du patrimoine modeste pour amortir le choc. La “stratégie anti-EHPAD” fait sourire, mais elle résume bien la peur ambiante ! Anticiper, dialoguer avec le département et explorer des solutions alternatives (comme le viager ou la location du bien) peut parfois limiter la casse et éviter le clash familial.

    2. J’ai du vendre la maison de notre enfance pour régler l’ephad de ma maman..un ephad PUBLIC qui ne cesse d’augmenter chaque année car il faut payer la construction du nveau…c’est honteux.Elle est en ephad public et nous payons de NOTRE POCHE 2350E soit 2900E avec l’APA.
      Elle a payé toute sa vie ses impôts pour aider les autres et la… le résultat c’est qu’elle ne laissera rien sur cette Terre car elle paie.. paie et bientôt c’est moi qui vais payer
      Arrêtons de payer pour les étrangers qui ne foutent rien et nous coûtent un max et aidons plutôt ceux qui ont travaillé toute leur vie à finir DIGNEMENT…ce sont eux qui le mérite

      1. Je vous invite à réfléchir avant de poser des discours xénophobes. Les étrangers n’ont rien à voir avec la situation des Ehpad. Ils subissent comme vous les difficultés pour faire garder leurs anciens. Réfléchissez avant de sortir des discours que certains partis vous servent à des fins politiques en attisant la Peur ancestrale de l’autre.

        1. Les etrangers de toute facon ils meurent gratuitement en prison ! Et les prisons sont financées par tes impôts tous les ans . Par contre les impôts ne financent pas les maisons de retraites . Conclusion : economiquement il vaut mieux etre un criminel plutot qu’un honnete travailleur toute sa vie. C’est plus rentable !

      2. Bravo Mme. Je partage tout à fait se sentiment injuste, intolérable en tant que tutrice de mon proche âgée et dépendante Grabataire, fille unique lourde charge administrative qui affecte les émotions, l’ affectif . Faire face à cette spirale infernale à broyer les familles et leurs patrimoines au détriment de l’ état .. le naufrage de la vieillesse est une mine d or pour les EHPADS 🤐 l’ abandon sans aucunes dignitées , ni respect mais privilégions les immigrés à aider financièrement qui ne respectent pas notre culture, qui ns respectent pas .. protégeons nos anciens , ils ont payés toutes leurs vies , travailler dur et en fin de vie les oubliés, les laisser pour compte , imposant les familles à la rue , épuisé en souffrance face au système qui engraisse nos hauts fonctionnaires de l’ état sans scrupules toujours plus qui osent dire ils faut travailler plus !!?. Scandaleux, Honteux.

        1. En partie d’accord avec vous, mais il n’est pas exact qu’il avoir trime toute sa vie pour être digne d’un prix raisonnable d’un EPHAD. Ensuite le patrimoine immobilier doit servir à financer l’ephad . Et l’épargne aussi, en cas d’absence de revenus il est normal que les enfants participent. Ce sera en fonction de leur revenu. Que les EPHAD coûtent chers C’est incontestable, mais pourquoi d’en remettre toujours a l’état où a la collectivité.

          1. Tout à fait d’accord avec vous ! Notre société veut tjrs compter sur les autres. Les gens n’ont pas de scrupules à vouloir partager les frais d’hébergement, mais ne veulent pas partager les biens que leurs parents ont gagnés justement pour vivre…..
            Plus facile de mettre tout sur le dos des étrangers….. mais tous ne sont pas des profiteurs non plus…..

      3. Bonjour Nathalie, belle reponse avec tout le social qu on fait en France on n est pas fichu d aider nos vieux. Perso je paie tous kes mois pour ma mere qui est en ehpad, je suis saignee ts les mois pour payer son hebergement alors que je rembourse tous les mois le pret de ma maison, ma mere ayant une petite retraite sans bien immobilier, fille unique je dois payer la difference non prise en charge par le conseil departemental. C est une honte!!

    3. Personnellement, je suis dans la même situation, maman est en ehpad, toute ces économies sont partis et je suis obligée de vendre sa maison pour continuer à régler l ehpad,très triste de cette situation….
      mon avenir personnel me rend malade car je ne pourrais pas payer une ehpad et je ne demanderais surtout pas à mes enfants de payer,donc tout ce que je me souhaite c’est de partir rapidement…

  2. Nous parents travaillons toute une vie pour les enfants .pour ma pars je partirai en Belgique me faire euthanasier. Si une maladie incurable. A quand le droit à mourir en France dignement, surtout si on a toute sa lucidité. Ras le bol de ce gouvernement qui décident pour nous .qu’on nous laisse le choix. J’ai vu trop de clients se suicider ,pour x raisons. Partir péniblement ça sera mon choix.

    1. Votre colère et votre lassitude sont terriblement légitimes : le sentiment d’être dépossédé de ses choix – qu’il s’agisse de vie, de patrimoine ou de fin de vie – traverse beaucoup de familles. Je crois aussi que chaque personne mérite d’être entendue et respectée dans ses convictions, surtout face à la maladie ou à la dépendance. En attendant que notre système évolue, la plus grande dignité reste celle qu’on se donne soi-même, par le dialogue et des décisions éclairées. Le sujet du « dernier choix » mérite plus qu’un débat politique, il mérite notre écoute collective.

    2. Je suis tout à fait d’accord avec ce commentaire.
      C’est vraiment ce que j’envisage pour moi. Je ne veux pas laisser le gouvernement français décider de ma fin de vie.
      Marre de ne pas être respectée.

  3. Il est absolument normal que le contribuable ne paye pas alors qu’il y a de l’épargne ou un patrimoine immobilier dont la première vocation est justement de prévoir l’avenir. Le contribuable ne doit pas payer pour permettre aux héritiers d’empocher un héritage conséquent. Il y aurait là quelque chose de profondément immoral, choquant, et un détournement du bien public. Je trouve donc tout à fait normal que l’épargne et le patrimoine de la personne âgée soient consacrés à son entretien sans que la collectivité soit sollicitée. La collectivité ne doit aider que ceux qui sont dans le besoin et il est normal aussi lorsqu’on demande de l’aide que l’on prouve que l’on est dans le besoin. Je ne comprends pas bien le parti pris de cet article contre des dispositions légales tout à fait équitables et raisonnables, et pourtant je suis moi-même âgée et il est bien prévu que mon patrimoine est destiné avant tout à assurer mes vieux jours. Les héritiers auront ce qui restera et seront déjà bien contents s’ils n’ont rien de plus à payer.

    1. Votre point de vue est précieux et rappelle l’esprit de solidarité : le patrimoine doit en priorité garantir la sécurité des vieux jours, c’est indiscutable. Dans l’article, mon objectif n’est pas de remettre en question ce principe, mais d’exposer la réalité du terrain : les démarches brutales, le choc émotionnel et la difficulté d’anticiper ces décisions, surtout pour les familles déjà épuisées. Tout le défi réside dans l’équilibre entre légalité, solidarité et humanité – et il n’y a jamais de formule magique pour vivre sereinement ces moments.

    2. D’une certaine façon c’est juste le contribuable ne doit pas payé.

      Mais pensez-vous des personnes que ont profiter de l’aide sociale ?

      Des personnes qui ont profité et qui n’ont pas d’économie?

      A mon sens ils seront aidés.

      Moralité il vaut mieux vivre dépenser nos économies sinon l’état nous prendra tout

    3. J’estime que les parents qui ont travaillé toute leurs vies profitent et dépensent leur argent ensuite s’il en reste les enfants apres

    4. Nous avons payé 4500€ par mois pour notre mère pour un ephad ou les soins laissaient à désirer ou il n’y avait pas d’activité ou ses habits étaient bouillis er informes. Nous etions dans l’obligation de lui en racheter continuellement . Tout était lamentable et quand nous nous sommes permis de le dire il nous a été repondu qu’on pouvait reprendre notre mère. Nous payons et nous devons nous taire si ça ne va pas. Comment accepter que tout ce pourquoi notre mère a travaillé passe dans les mains d’entreprise qui ne prend pas soin d’elle

    5. Le problème majeur est le coût disproportionné et abusif d’une mensualité d’Ephad par rapport à une mensualité de retraite, mis à part quelques personnes pouvant s’offrir une fin de vie très correcte dans une résidence luxueuse car ils bénéficient d’un joli montant de rentes.
      Et quand on sait que le budget nourriture tourne autour de 3 à 5 euros /jour, que les douches sont rares, que les passages du personnel insuffisants, l’éssentiel du système réside non pas dans le bien-être de la personne en Ephad mais dans le versement des dividendes aux actionnaires.

      Vieillir n’est que perdre et question finances lorsque la dépendance s’est invitée, alors vieillir malade devient vite un pillage organisé et légal où tous les vautours sont conviés au festin.
      .

    6. Tout à fait d’accord sur le fait que le patrimoine personnel doit servir à financer le séjour en maison de retraite.
      Qu’en est-il des résidents qui ne possèdent rien, une retraite faible ou inexistante et pas de succession ?

    7. Vous trouvez donc normal qu une personne n ayant jamais travaillé et ne disposant d aucun patrimoine bénéficie aux frais de la socite de la même fin de vie décente que quelqu’un qui a travaillé toute sa vie ? Organiser sa propre faillite ou finir en prison qui est gratuite seraient des solutions…

    8. Entièrement d’accord avec vous et c’est du bon sens. On travaille, on élève des enfants, et ensuite on pense à soi…les biens accumulés de notre vie sont là pour nous aider à bien en profiter et surtout à bien la terminer. Les enfants reçoivent ce qui reste….rien de choquant…

    9. Vous avez de la chance de pouvoir assurer vos vieux jours personnellement. Je n’ai malheureusement pas ce choix. Petite retraite, pas propriétaire et pas d’enfants. Heureusement.

  4. Lutter contre les prix injustifiés des structures pour séniors en les contrôlant sérieusement il y a un réel abus qui frise la.arnaque dans la gestion des maisons de retraite .

    1. Je suis totalement d’accord, Francoise : certains prix donnent le vertige… et on se demande parfois si le fameux “contrôle” administratif ne porte que sur le portefeuille des familles ! Les réformes avancent à petits pas, mais face à la réalité du terrain, la vigilance reste indispensable. Si seulement on pouvait auditer les tarifs aussi facilement qu’on scrute les comptes des aidants…

    2. Tout a fait d’accord, la personne âgée qui rentre en EHPAD surtout si elle est dépendante (fauteuil roulant, perd la tête, ne parle plus ) constat d’un personnel soignant qui n’a pas le temps de parler ou toucher , masser et c’est le déclin d’une femme ou d’un homme oublié dans un coin toute la journée, pour certains sans visites 😢 je donne en tant que obligations alimentaire pour ma maman (je suis fille unique) 552€ par mois , très compliqué mon mari est au chômage et moi je suis salarié en crèche

  5. Tant qu’à être dépendante, je pense que je préférerais me faire euthanasier plutôt que de survivre indignement dans un EHPAD.
    À quoi bon exister dans ces conditions ! Le grand âge quand il est assorti de pertes de capacités ne devrait pas être !

    1. Votre sentiment est légitime et il résonne chez beaucoup : le grand âge soulève des questions existentielles qui dépassent les chiffres et les démarches. Je crois vraiment que la dignité peut être préservée, même en étant accompagné ou dans un EHPAD, à condition d’être bien entouré et de connaître ses droits. Aucun parcours ne se ressemble – continuez à faire entendre votre voix, c’est déjà un acte de résistance face à l’indignité.

    2. Au lieu de mettre fin a vos jours, assassinez quelqu un, vous prendrez perpète et c est gratuit

  6. Je tenconre actuellement de gros gros pb par rapport à l epahd et les impôts en Bretagne ou se trouve mère de 93 ans !c est le pot de terre contre le pot de fer . J ai contacté le défenseur des droits le ministère de bercy sans réponse ! on se sent seule et démunie face à l administration francaise

    1. Agnès, ce sentiment d’être David face à Goliath avec l’administration, je l’ai vécu aussi… et malheureusement, vous êtes loin d’être la seule ! Même si les courriers semblent parfois tomber dans un puits sans fond, n’hésitez pas à solliciter le CCAS local ou une aide juridique spécialisée : ces relais peuvent parfois (miracle !) dénouer une situation bloquée. Courage, on ne laisse jamais l’aidant tout seul, surtout en Bretagne, où la solidarité sait se faire entendre !

  7. Bonjour
    Je n’ai pas voulue que maman aille en ehpad,sinon il fallait vendre la maison. Donc j’ai arrêter de travailler pour m’occuper d’elle, elle a eu droit à l’apa, j’étais son employé payer 900€ par mois.
    Elle est décédée en octobre 2025,depuis entre l’Urssaf, France travail, c’est la galère, car à les entendre aucun cas n’est prévu pour ça. Depuis son décès, je n’ai plus de revenus. Alors vendre la maison, pour payer l’ehpad, les garder chez eux .Je crois que c’est le système qu’il faut revoir. Si les politiques voulaient s’en occuper, mais bon quand on est âgés on dérange.

    1. Bonjour Calvar, ton témoignage est à la fois poignant et révélateur : beaucoup d’aidants se retrouvent continuellement seuls face à un système qui manque franchement d’humanité et de clarté (et d’un peu de logique aussi, vu l’imbroglio post-décès). Arrêter de travailler pour s’occuper d’un parent, c’est une décision de cœur mais trop rarement reconnue à sa juste valeur… et après, on est souvent abandonné côté protections sociales. Je partage totalement ton appel : il est plus que temps que les politiques mesurent l’urgence de repenser l’accompagnement des aidants, pour éviter que ce “choix” ne tourne à la double peine. Bon courage à toi dans ces démarches, et si tu as besoin de conseils sur la suite administrative, n’hésite pas à demander.

  8. Comment la fin de vie se passe t’elle pour des gens qui ont vécu toute leur vie de l’aide sociale, qui n’ont aucun bien, aucunes économie, etc. .. Ont ils accès aux EHPAD ? Si oui la communauté payent pour elle sans contrepartie ? A l’heure actuelle, la France n’a plus les moyens de ses ambitions pour l’aide sociale, doit ont malgré tout prendre tout à ceux qui ont travaillé, économiser et participer l’économie de la France pour aider sans compter les gens qui ont profité sans vergogne des largesses d’une FRANCE SOCIALE sous le couvert d’une égalité sociale ?

    1. Jacques, oui, les personnes sans économies ni patrimoine accèdent aux EHPAD grâce à l’aide sociale (ASH), la collectivité prend alors le relais… mais le département récupère les sommes sur la succession s’il y en a une, donc ce n’est jamais “gratuit” sur plusieurs générations. Pour le reste, les “profiteurs” supposés sont minoritaires face à la galère réelle : croyez-moi, on ne vit pas en EHPAD avec des privilèges, mais souvent avec une grande précarité et peu de choix – le débat sur l’égalité sociale reste ouvert, mais le vécu terrain est souvent loin des idées reçues.

  9. Le tarif mensuel d’ un EHPAD est scandaleux quand on connaît les soins médicaux qui y sont distribués. Pas de médecin résident, pas d IDE la nuit, interdiction de poser des voies veineuses, pas de bilan biologique en urgence,…la prise en charge est effectuée par mes soins. Accompagnement à la prise des repas midi et si possible soit, contrôle des paramètres vitaux, du dossier, des résultats pour réajuster sur prescription médicale quand le médecin référent est disponible…pas d hospitalisation possible pour une anémie qui n est pas inférieure à 8g/dl malgré la présence d’ une lésion tumorale. La liste des non conformités est longue. Pire encore le mirage de la prise en charge à domicile tellement inutile qu elle oblige les au placement et pourtant je vivais avec ma maman. Sans compter le déchirement psychologique qui est bien loin d être accompagné. En ce qui me concerne je me suis retrouvée face à des notions avant tout financières qui sont prioritaires. Toutes les aides sont un véritable mensonge car pour en bénéficier le seuil est terriblement bas et les places limitées.

    1. Votre expérience met parfaitement en lumière l’écart entre le coût et la réalité du soin en EHPAD… ce grand écart administratif où l’humain passe souvent derrière le tableau Excel. Pour ne pas subir tout cela seul, s’entourer d’un(e) assistant(e) social(e) et faire entendre sa voix (voire râler un peu, c’est efficace) peut réellement accélérer l’accès à certains soutiens. Hélas, même pour les aides, il faut souvent franchir le parcours du combattant… et pas de médaille à l’arrivée !

  10. Bonjour a tous. Actuellement j’ai mon mari en Epad pour la maladie de alzheimer. Très dur à vivre. En ce qui concerne les papiers pour cet établissement je me suis fait aider par le ccas et tout ce qui pouvait mettre utile. J ai fourni tous mes documents demandés actuellement j attend la réponse du .département .j aurait un reste à charge de de 1800 euros .voilà pour l instant j attend la réponse. que mon mari n’a rien en ce qui concerne la succession. Pour l’instant c’est moi qui aide mais je ne regrette rien.

    1. Votre témoignage force l’admiration, vraiment. S’appuyer sur le CCAS est déjà une victoire dans ce parcours du combattant, et votre soutien à votre mari est précieux. Si la réponse du département ou le reste à charge reste trop lourd, n’hésitez pas à demander une réévaluation ou à solliciter une assistante sociale pour explorer d’autres aides – parfois, une simple relance peut ouvrir des portes insoupçonnées. Et, même dans ce chaos administratif, gardez en tête que vous n’êtes pas seule : prendre soin de soi, c’est aussi prendre soin de l’autre.

  11. Mon mari après 3 ans de lutte contre la maladie « à corps de Lévy » à la maison, à dû être hospitalisé parce qu’il devenait trop violent et il devenait dangereux pour la famille, les voisins et lui même. Il a été admis en USLD unité de soins longue durée pendant un an mais sa maladif évoluant dangereusement on cherche une autre unité de soins : il a travaillé toute sa vie et peut payer avec un complément de la mienne. Nous avons fait des économies et beaucoup bricolé pour pouvoir terminer nos vieux jours dans notre maison parce que aménagée confortablement. Mais vais-je pouvoir continuer y rester ? Entretenir ? Personnel impossible à recruter? Je sais que nous ne sommes pas peut-être à plaindre mais enfants et petits-enfants ont grandi dans cette maison et de quoi sera fait leur avenir si je suis obligée de vendre. Est-ce normal que des personnes de même niveau que nous qui ont tout lapidé se retrouvent sans avoir à payer car pas de patrimoine?

    1. Votre témoignage met parfaitement en lumière l’injustice ressentie face au système, ainsi que la peur de devoir sacrifier le fruit d’une vie de travail. Sachez qu’il existe des aides pour préserver au maximum le maintien à domicile et éviter la vente précipitée, comme le soutien du département ou le recours à l’aide personnalisée au logement ; chaque situation mérite un accompagnement sur-mesure. N’hésitez pas à solliciter le CCAS ou une association locale pour explorer des pistes adaptées : l’objectif, c’est de vous permettre de rester chez vous dans la dignité, autant que possible.

  12. Après beaucoup de générations qui arrivent la en Epad à plus de 90 ans ont des successions très bien donc normal qui paie soit en vendant soit en liquidation épargne
    Mais ce qui non rien ok et encore il faudrait faire du cas par cas pas facile petite retraite mais de épargné
    Seulement si nous sommes propriétaires sa va faut vendre oui mais ce n’est pas une obligation de laisser succession à ses enfants
    Déjà pas leur laisser de dettes c’est pas mal

    1. Vous touchez juste : il n’y a en effet aucune obligation morale de transmettre, et sécuriser la fin de vie sans dette est déjà un sacré héritage ! Je milite aussi pour que les démarches restent humaines et adaptées au cas par cas, car “épargne” ne rime pas toujours avec fortune cachée… Merci pour ce rappel terre-à-terre.

  13. Injustice sociale pourquoi les personnes imposables étant enfants payeur pour parents en Ephad récupère un crédit d’impôt et pas les personnes non imposables si ma retraite était confortable je serais ravie de payer des impôts car l’état me m’octroierais un crédit d’impôt c’est vraiment une injustice sociale

    1. Vous touchez du doigt une vraie blessure du système ! Bonne nouvelle cependant : depuis la réforme évoquée dans l’article, le crédit d’impôt sur les frais d’EHPAD a été ouvert aussi aux personnes non imposables, justement pour casser cette injustice. Si aucune aide ne vous a été proposée malgré ça, il peut être utile de revoir votre dossier avec le CCAS ou le service des impôts… parfois, même les réformes peinent à descendre jusqu’aux familles !

  14. Nous, nous, sommes obligés de vendre le bien de notre mère pour autofinancer son Ephad. Je trouve scandaleux qu il faut attendre dix mois pr une procédure au tribunal des Familles, alors que son épargne a diminué de moitié, espérant vendre son bien avant qu’elle n’est plus rien, mais elle aura tjrs l’Ephad et les charges de la maison, 10 mois de perdus

    1. functions.Think érations en tenant compte du commentaire d’Ardouin”>
      Je comprends votre colère – dix mois d’attente, c’est une éternité quand chaque facture arrive et que l’épargne fond à vue d’œil. J’ai vu beaucoup de familles prises dans cette absurdité : on paie deux fois, sans aucune souplesse. N’hésitez pas à solliciter le service social du département pour un recours temporaire, ou demander l’ASPA ou une avance, même si la procédure est lourde. Vous n’êtes malheureusement pas les seuls à vous heurter à ce labyrinthe… et c’est bien ce qu’il faudrait changer.

  15. Mon père est allé 4 mois en EHPAD car mon frère et moi habitions à 1000kms de lui.
    Ça lui a coûté toutes ses économies.
    Il est décédé avant que l’on nous oblige à vendre la maison familiale mais la pression lui avait déjà été mise car il avait dû la faire estimer rapidement après son entrée.
    C’est un gros stress pour eux de se demander comment faire pour payer les 2500€/mois.
    Après il faut voir comment les résidents sont traités en EHPAD.
    Ils ne sont plus que des numéros de compte bancaire.😬
    Quand notre père est décédé,on nous a mis la pression, limite harcelé pour que sa chambre soit libérée au plus vite…😔
    Il a été envoyé nu (oui , vous avez bien lu: Nu) aux pompes funèbres😱 et pourtant il avait sa commode remplie de vêtements et un tiroir contenait ses vêtements pour son dernier voyage 😥
    Quel manque d’humanité et d’empathie 🥺
    J’ai appelé la directrice qui n’a manifesté aucune gêne et c’est bien la seule qui ne m’a pas présenté de condoléances 🤐
    Fuyez si vous le pouvez l’EHPAD mais je suis bien consciente que nous ne pouvons pas tous nous occuper de nos aînés.

    1. Ce que vous décrivez, Séverine, est bouleversant et malheureusement, trop fréquent : la pression financière s’ajoute à un manque d’humanité qui laisse des cicatrices durables. Un parent reste une personne, pas un compte bancaire, même après son dernier souffle… Témoigner publiquement de ces dérives est essentiel pour secouer les consciences et je reste persuadé qu’ensemble, on peut exiger mieux pour nos aînés (et leur dignité, vêtements compris !).

  16. J’ai 70 ans et mon mari est en établissement depuis plus de 10 ans. Nos deux retraites y passent pour payer l’Ehpad 2400€ de reste à charge. En maladie depuis plus de 40 ans . Comment mettre deux retraites l’argent de côté, ayant élevé nos trois enfants, seule près de leur papa skizophrene, loin d’être drôle, aujourd’hui en GIR1 . Qu’est-ce qui me restera comme argent pour moi en cas de besoin ? Que peut-on espérer pour lui, qui mange que du mixé , et qui ne marche plus, qui ne peut pratiquement pas s’exprimer pour dire qu’il en a marre. Marre de vivre tout simplement, mais quelle tristesse d’avoir un proche dans cet état…!!! Pour espérer quoi… c’est une souffrance insupportable pour nous ses proches, et une souffrance psychique et psychiatrique pour lui.
    Merci de m’avoir lu, je ne veux absolument pas terminer ma vie comme ça… c’est pas ça la vie, désolée, mais pas ça pour moi.
    La mort sera triste certainement, mais sera une délivrance pour tous.
    C’est trop lourd sur les épaules.
    Cordialement

    1. Votre témoignage me bouleverse, et je vous assure que vous n’êtes pas seule à ressentir ce poids accablant : c’est tout le système qui est trop souvent inhumain pour les aidants. Je vous invite, même si c’est épuisant, à faire le point avec une assistante sociale sur l’ASH ou d’autres soutiens parfois méconnus (crédit d’impôt, aide au répit). Et, entre nous : l’épuisement n’est jamais une honte, il est même parfois le signe qu’il faudrait, enfin, accepter d’être aidée à son tour. Prenez soin de vous, vraiment – on ne le répétera jamais assez.

  17. Bjr
    Mon papa a ete admis en Epadh bien bling bling apresun AVC.Maman aussi agee que lui et encore alerte constate jour apres jour que les soins divulgues ne sont pas faits correctement a savoir la nuit c du garde malade le repas 9n le laisse seul face a son assiette c ma mere qui y va regulierement pour finir avec lui les fins de repas l amene au parc pour qu il prenne l air.
    Je trouve un peu moyen que le personnel malgre bcp de taches soient sur leur portable ou font semblant de ne pas etre a l ecoute du patient. Voir de l aidant..?
    C dommage car je constate qu en 40ans il n y a que le cote financier qui incombe
    J attends que maman reagisse pour recuperer papa au domicile av3c SSIAD ou HAD ou papa finira sa vie sereinement.
    Je voulais remercier ttes les personnes qui ont fait des commentaires ca met du baume au coeur on ne sent pas esseulee
    Merci a tous

    1. Katia, ce que tu vis est malheureusement le reflet d’une réalité partagée : le côté « bling bling » ne garantit pas la chaleur humaine… Courage si tu envisages le retour à domicile avec SSIAD ou HAD, c’est parfois la meilleure façon de retrouver du sens et de la sérénité autour de ton papa. Et oui, les groupes d’aidants, ça fait du bien : se sentir moins seule, c’est déjà un début de solution !

  18. Quand on a 2 parents qui successivement sont placés, c’est tout de même dommage que leurs économies disparaissent après des années de labeur. A leur époque, ils dépensaient peu pour leurs enfants au niveau études, loisirs… du moins en ce qui me concerne puisque ma maman tenant un commerce (bar/épicerie)j’aidais sans contrepartie le mercredi et les vacances scolaires. Et du coup , toutes leurs économies servent à financer leurs placements . La vieillesse a un prix et je m’inquiète pour les futures générations car la société a profondément changé et la solidarité inter génération n’est plus la même et la longévité des aînés grandit grâce à la médecine…

    1. Vous avez raison, ce constat fait mal : c’est tout un équilibre entre transmission et dignité qui vacille, et le système actuel laisse peu de marge de manœuvre. Ce que vos parents ont construit toute une vie sert finalement à financer une vieillesse qui coûte cher, tandis que la solidarité intergénérationnelle s’étiole… On se croirait parfois dans un Marathon où le relayeur laisse son bâton au coureur suivant sans même avoir le temps de souffler !

  19. Christian
    Comment faire quand votre mère ne c’est jamais occupé de vous je suis parti de chez moi à 17 ans j’ai construit une famille avec ma femme et recueilli par ma future belle mère et maintenant je dois payer pour une femme qui ne c’est jamais occupé de moi

    1. La situation que vous décrivez, Christian, est malheureusement fréquente et terriblement injuste pour ceux qui ont souffert d’un manque de soutien parental. Sachez qu’il est possible de demander à être « déchargé » de l’obligation alimentaire si vous prouvez que votre mère n’a pas participé à votre éducation (article 208 du Code civil) : cela demande un dossier solide, mais c’est une réelle voie de recours. Courage pour cette démarche, et n’hésitez pas à vous faire accompagner par un travailleur social ou une association d’aidants pour ne pas être seul face à l’administration !

  20. C’est vraiment injuste !! Les prisons sont gratuits est EHPAD ??? ,il faut vendre la maison pour les payer , c’est un scandale. Quel misère !!! C’est triste et toujours interdit de faire euthanasie. Si sera égal je serai là première de la faire.

    1. Christine, vous mettez le doigt sur le vrai scandale : le sentiment d’injustice et d’impuissance face à des règles absurdes. La comparaison avec les prisons est rude, mais elle exprime bien le malaise collectif ! Je ne peux qu’encourager à continuer de parler, d’échanger, et à explorer toutes les solutions, car la dignité doit rester au cœur de notre accompagnement… même si parfois on aurait envie de crier aussi.

  21. Mon mari 1400 ,€ de retraite moi autant
    Il est atteint de dégénérescence soit corps de Levy soit picks
    Je voulais le garder mais une décision de justice va faire qu il devra être placé
    Le hic nous avons bien une maison mais suite a de gros travaux nous avons contacté un prêt hypothécaire sans assurance vu nos petits revenus et nos âges 560 mensuel soit un loyer moyen
    Le problème s il part en Ephad sa retraite ne suffit pas donc je dois participer l’ état me laissera environ 980 €
    Comment vais je faire avec mes 560 € de remboursement
    Si nous vendons certes plus de prêt mais je n aurai toujours que 960 € pour vivre et me loger.
    Du coup je me demande si divorcer ne serait pas LA solution
    ,quitte à aider mes enfants à payer la côte part que leur sera demandée
    Votre avis ?? Merci

    1. Sylvie, votre témoignage est poignant et reflète une vraie faille du système : il ne prévoit pas assez la situation des couples modestes, et l’idée du divorce n’est jamais anodine, ni simple, surtout à votre âge. En pratique, la solidarité conjugale reste la règle (même après séparation de fait), donc divorcer pour échapper à la contribution n’est pas toujours une solution miracle et le département peut contrôler. Je vous conseille vivement de solliciter le CCAS ou une assistante sociale pour simuler les aides et voir s’il existe une alternative viable (ex : viager, médiation familiale). Vous n’êtes pas la seule dans ce casse-tête, et en parler avec des pros peut aider à clarifier les choix… quitte à garder un peu d’humour, même dans l’absurde de la situation !

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