Le gouvernement ajuste les règles de travail à la retraite : musiciens, médecins ou consultants pourront encore exercer après 62 ans sans plafond de revenus, alors que d’autres seniors voient leurs possibilités se réduire chaque année.
Des métiers autorisés à cumuler pension et activité sans restriction

L’annonce vient de tomber : certains professionnels ne seront pas concernés par l’obligation d’arrêt total d’activité au moment de percevoir leur pension. Sont visés les artistes, médecins, avocats et indépendants, qui peuvent désormais poursuivre leur activité sans contrainte de revenus ni délai d’attente.
Pour un créatif ou un professionnel libéral, cela signifie continuer à transmettre son savoir, vendre ses œuvres ou donner des conseils tout en touchant la totalité de sa retraite.
Pourquoi ces exceptions existent-elles ?
Ces métiers répondent à des besoins de la société : expertise pointue, transmission de savoir, ou entretien du patrimoine culturel. La réglementation permet à ces seniors de maintenir leur contribution économique et sociale.
Pour un médecin, c’est vital dans des zones sous tension. Pour les artistes, cette dérogation rend réaliste la poursuite de projets essentiels.
Côté chiffres : un plafond imposé pour les autres, mais pas ici

À partir de 2026, le cumul emploi-retraite sera plafonné à 160 % du SMIC (environ 2 900 € bruts) pour la plupart des seniors. Mais les professions listées ci-dessus passeront entre les mailles du filet.
Résultat : deux poids, deux mesures. Certains voient dans ce traitement un privilège, d’autres une reconnaissance du caractère indispensable de leur métier.
« J’exerce comme médecin retraité en zone rurale, et sans cette possibilité, il n’y aurait plus personne pour soigner les habitants », témoigne Jean*, 69 ans.
Impact direct : tensions et réactions sur le terrain
De nombreux actifs regrettent que peu de secteurs soient concernés par ces exceptions. Les entreprises spécialisées dans l’accompagnement ou l’aide à domicile réclament une extension du dispositif.
Les syndicats dénoncent une inégalité nouvelle entre seniors, qui risque d’alourdir la charge administrative et de pousser certains à changer de métier en fin de carrière.
Quels métiers sont concernés ?
- Artistes (musiciens, auteurs, comédiens)
- Professions libérales (médecins, avocats, consultants)
- Indépendants intervenant en mission (experts, formateurs, agriculteurs)
A contrario, la plupart des salariés du privé ou de la fonction publique devront respecter l’obligation de fin d’activité et sont soumis au futur plafond de revenus cumulés.
Et la suite ?
Le débat se poursuit. Les dispositifs pourraient encore évoluer avant 2026, selon les retours des professionnels et l’impact réel constaté.
Les retraités concernés savourent ce nouveau souffle professionnel, mais beaucoup restent inquiets quant à l’équité du système.
Artiste, professionnel libéral ou indépendant, vous pensez continuer à travailler après la retraite ? Cette actualité vous impacte-t-elle ou vous interroge-t-elle ?
Partagez vos réactions ! Et si ça concerne l’un de vos proches, n’hésitez pas à transmettre l’info autour de vous. De nouvelles surprises d’ici à 2026 sont-elles à craindre ou à espérer ?
*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.



7 réponses
Deux poids deux mesures dans beaucoup de domaines hélas. Je ne savais pas que l’ on manquait d avocats entre autres…. Et à quand la cessation de cumul des retraites et indemnités de nos politiques ? Ah c’est vrai ce n’ est pas un salaire qu ils perçoivent.. Et la devise de la France : liberté ÉGALITÉ fraternité ???
Ce sentiment de « deux poids deux mesures » est partagé par beaucoup, Sophie, et le sujet du cumul, surtout chez nos élus, fait grincer bien des dents (et pas que chez les avocats !). L’égalité républicaine, c’est un peu comme une boussole qu’on secoue souvent, non ? Espérons qu’à force d’en parler, la réflexion avance vers plus de cohérence pour tous.
Encore les nécessiteux qui pourront continuer à gagner 20000 euros par mois et les nantis à 1500 euros de siroter un maï tay aux sechelles
Tu as mis le doigt sur une vraie inégalité : les nouveaux dispositifs favorisent surtout ceux qui ont déjà des revenus confortables, pendant que les autres doivent raccrocher plus tôt. La logique derrière ce système, c’est la notion de pénurie (médecins, artistes), mais ça n’empêche pas de trouver le cocktail un peu amer ! Et malheureusement, on ne change pas les règles en sirotant un maï tay sur une plage… même pour les nantis.
Je suis artiste auteur j’ai 62 ans je suis en retraite du privé depuis mes 60 ans j’ai travaillé 44!ans comme ouvrier chaudronnier et j’ai une faible retraite et mon épouse n’a rien Depuis 2010!je cumulais mon activité d’artiste auteur cotisant je cotise encore mais à fonds perdus j’ai actuellement le cumul libre qui me permet de faire vivre ma famille car mon fils est chez nous !Est ce que ce dispositif va durer ?
Henri, la bonne nouvelle, c’est que les artistes-auteurs comme vous restent dans les exceptions : le cumul libre est maintenu pour l’instant, même après 62 ans, et il fait vivre beaucoup de familles. Mais je préfère rester prudent : le débat n’est pas complètement clos, le gouvernement peut encore ajuster d’ici 2026… Un peu comme un dessin qui évolue au fil des esquisses, il vaut mieux rester attentif aux annonces !
Ce n’est pas un privilège c’ est une forme de reconnaissance pour des métiers non salariés, pour qui les obstacles de la vie professionnelle sont différents et moins sécurisés.