Monique* et Daniel* pensaient vendre sereinement leur maison près de Saint-Lô, mais ils se retrouvent aujourd’hui piégés et dans l’incapacité de tourner la page.
Baisse de prix choc, mais un voisinage qui fait fuir

Au printemps 2024, ce couple de retraités pensait mettre toutes les chances de leur côté en baissant le prix de leur maison de 160 000 à 129 000 €. Malgré cet effort, la maison n’a pas trouvé preneur : aucune visite n’a abouti. La raison s’impose très vite au fil des retours d’acheteurs : l’environnement extérieur, marqué par l’immeuble voisin laissé à l’abandon, détritus visibles et absence d’entretien, plombe toute perspective de vente.
Une servitude de passage qui effraie

Le parcours d’achat de Monique* et Daniel* se heurte aussi à une contrainte juridique : la servitude permet aux résidents du voisinage d’emprunter leur chemin privé tous les jours. À chaque visite, ce point suscite la méfiance, car il expose la maison à un va-et-vient qui inquiète les familles cherchant une ambiance sereine. L’obstacle est connu des vendeurs, mais son poids sur la revente avait été largement sous-estimé lors de l’achat, en 1985.
Démarches et frustrations face au bailleur social
Malgré les courriers envoyés au bailleur social pour exiger l’entretien des abords de l’immeuble, les démarches aboutissent très lentement. Un responsable est finalement venu constater, mais les éventuels travaux sont repoussés à 2026. Le couple doit donc patienter, sans perspective de solution rapide alors que leur projet de déménagement est totalement à l’arrêt.
Impact de la crise immobilière : tout s’aggrave
Le blocage de la vente ne s’explique pas seulement par le voisinage. Depuis début 2024, la baisse du marché immobilier (-17 %) et la flambée des taux de crédit (4,34 %) rendent chaque vente difficile, surtout pour des biens avec défauts visibles. “On se sent prisonniers, confie Monique*, on regarde grandir les herbes folles au lieu de préparer nos cartons pour la Côte basque.”
Une issue qui tarde, mais pas sans solutions
Monique* et Daniel* cherchent encore un levier pour enfin quitter leur logement et relancer leur projet. Les solutions existent : travaux ciblés pour valoriser l’intérieur, négociation d’une nouvelle servitude, conseil auprès d’un spécialiste du débarras ou du home staging, voire changement de stratégie avec location-accession ou vente à réméré. Mais sans action du bailleur et dans le contexte actuel, le sentiment de blocage domine.
“Notre maison est saine, mais le voisinage et la servitude nous condamnent à rester. On se sent impuissants”, souffle Daniel*.
Ils ne sont pas les seuls dans cette impasse immobilière, et beaucoup s’interrogent : que faire quand tous les efforts tombent à l’eau ?
Le cas de Monique* et Daniel* souligne la violence silencieuse d’un environnement subi et la réalité des entraves qui paralysent la vie. Et vous, avez-vous déjà connu une vente bloquée par un détail inattendu ? Votre avis nous intéresse. N’hésitez pas à partager cet article autour de vous, il pourrait aider d’autres familles à anticiper ce type d’obstacle. De nouvelles pistes seront bientôt abordées sur my-jugaad.eu pour sortir de ce type d’impasse.
*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.


