fbpx

Étude sur la mobilité résidentielle des séniors

retraites sur une plage
Table des matières

L’étude sur la mobilité résidentielle des séniors, publiée par la Caisse des dépôts et basée sur des données de l’Insee, révèle les flux migratoires des plus âgés de la population française. Les besoins et les structures de vie ne sont pas les mêmes en début de retraite et au grand âge. La mobilité des plus jeunes et des plus âgés montre des caractéristiques bien différentes. Le territoire français présente des zones géographiques d’accueil distinctes d’un âge à l’autre, en fonction du cadre de vie à privilégier. Découvrez les mouvements de population de nos aînés, au moment où le travail n’est plus une priorité.

Mobilité résidentielle

La Mobilité résidentielle de 55 à 64 ans

La retraite est un grand bouleversement dans une vie, plus ou moins bien vécue. Les bourreaux de travail ne parviennent pas à décrocher, certains ont de nouveaux projets plein la tête, et d’autres encore ont l’impression que tout s’arrête. Quoi qu’il en soit, la retraite représente effectivement un changement de vie, qui s’accompagne dans certains cas d’un déménagement, ou de travaux d’adaptation de la résidence occupée. 

Selon l’Insee, 1 départ à la retraite sur 8 entraîne un déménagement. 

5 % des 55 à 65 ans déménagent chaque année, dont 30 % dans la même commune, et les autres vers des villes moins peuplées. Le calme et la sérénité priment au détriment de l’accès aux soins médicaux. 

Cette étude montre clairement que la priorité des jeunes retraités est de fuir les grandes métropoles pour vivre dans des environnements avec un certain équilibre, entre dynamisme et nature. Il y a donc une vague de départ vers le monde rural ou vers des villes de densités intermédiaires. La région parisienne compte d’ailleurs davantage de départs que d’arrivée pour cette classe d’âge.

Alors pourquoi les séniors déménagent à peine leur retraite validée :

  • pour retrouver leurs origines familiales ;
  • pour s’installer dans une région coup de cœur ;
  • pour se rapprocher de leurs petits enfants et enfants ;
  • pour emménager dans une maison s’ils quittent un appartement au cœur d’une grande ville ;
  • pour trouver un logement plus adapté en anticipant une perte d’autonomie ;
  • pour s’installer à l’étranger
En savoir plus :  Bien vieillir à la maison, combien ça coûte ?

Les flux migratoires vers l’étranger ne sont pas répertoriés dans cette étude de la Caisse des dépôts. Mais, la caisse nationale d’assurance vieillesse comptait en 2019, un peu plus de 8 % des retraités qui s’étaient expatriés à l’étranger, avec en tête des terres d’accueil : l’Algérie. Ensuite, Espagne, Portugal et Italie forment le peloton de tête.

Concernant la France métropolitaine, les mouvements de population des retraités sont très nets en direction du Sud-Ouest, suivant une diagonale Cherbourg — Chambéry. Nous précisons plus loin les lieux privilégiés pour couler des jours heureux à la retraite.

Mobilité résidentielle

La Mobilité résidentielle entre 65 et 84 ans

Déménager entre 65 et 84 ans semble exclu par les participants, selon l’étude. La mobilité des séniors forme un U et à cet âge, il s’agit du creux de la vague, les séniors ne déménagent pas, ou peu. Un fort ralentissement du flux migratoire est observé.

Pour ceux qui décident de se lancer dans l’aventure des cartons, c’est le plus souvent pour retrouver un milieu urbain avec toutes les commodités à proximité. Dans ce cas, un meilleur accès au soin motive aussi ce déplacement.

La Mobilité résidentielle des plus de 85 ans

À partir de 85 ans, la mobilité repart à la hausse, elle est même supérieure à la tranche d’âge des plus jeunes retraités. 

Ce grand âge s’accompagne souvent d’une perte d’autonomie. Ceux qui n’ont pas déménagé plus tôt ont peut-être fait des travaux pour adapter leur domicile, au niveau des marches en installant un monte-escalier, ou refait la salle de bain en salle de douche. Ces aménagements permettent, en plus d’un soutien à domicile, de rester le plus longtemps possible à son domicile.

Les personnes âgées de plus de 85 ans déménagent pour les raisons suivantes :

  • décès d’un des conjoints ;
  • se rapprocher de ses enfants ou vivre avec eux ;
  • perte d’autonomie.
En savoir plus :  Le projet et notre réseau en France

Ces séniors, dans la grande majorité, vivent dans un établissement spécialisé de type EHPAD, pour répondre à une perte d’autonomie. 13 % d’entre eux, qui déménagent au cours de cette année-là, sont accueillis chez un de leurs enfants.

Ce taux bondissant de mobilité résidentielle à plus de 85 ans est donc une nécessité. Globalement, ces aînés ne peuvent plus vivre seuls et ont besoin de soins et d’un habitat adaptés à des contraintes physiques/physiologiques.

C’est donc vers des départements plus ruraux proposant des structures adaptées que se dirigent les séniors, ou vers des zones proches des grandes villes. Paris et sa petite couronne ne disposent que de 42 et 88 places en EHPAD, autant dire qu’il faut aller voir ailleurs. La Seine-et-Marne et l’Essonne sont mieux dotées. La Haute-Loire, la Lozère, la Saône-et-Loire et la Haute-Corse attirent aussi pour leurs places disponibles en résidences spécialisées.

Mobilité résidentielle

Les Lieux préférés des retraités pour se la couler douce

Quand les jeunes retraités décident de plier bagage pour aller profiter de leur temps libre, ils se dirigent vers les départements de l’Ouest et du Sud-Ouest. Peu importe d’où ils viennent, ces régions sont bien les plus plébiscitées. Seules les Alpes de Haute-Provence attirent en majorité leurs voisins limitrophes. 

Les lieux préférés des séniors pour s’installer à la retraite :

  • Les Côtes-d’Armor pour leur climat unique et leurs paysages à couper le souffle ;
  • Le Morbihan pour son golfe et ses températures douces ;
  • La Vendée pour ses îles et ses plages de sable fin ;
  • La Charente-Maritime pour l’île de Ré et l’île d’Oléron ; 
  • Les Landes pour son ambiance sauvage et chic ;
  • L’Aude pour son patrimoine cathare ;
  • Les Pyrénées-Orientales pour profiter de la mer et de la montagne ;
  • La Dordogne pour toutes ses richesses naturelles et historiques ;
  • La Creuse pour le plateau de Millevaches et son rythme hors du temps ;
  • Le Lot pour ses activités variées en pleine nature.

Enfin les départements limitrophes à la région parisienne attirent les Franciliens en quête de calme et de nature et certainement d’un foncier plus abordable : l’Eure et L’Yonne.

En savoir plus :  Le projet et notre réseau en France

Les régions de l’est et du nord de la France ne remportent pas l’affection de nos aînés…

Mobilité résidentielle

Définir comment bien vieillir, par les principaux intéressés

Le groupe Arpavie, gestionnaire associatif de résidences séniors depuis 2016, a pour ambition de développer des aides personnalisées autour du logement des plus âgés. 

L’étude, commandée à l’IFOP début 2022, sur les attentes des retraités concernant leur lieu de résidence, reflète leur notion de “bien vieillir”.

L’autonomie physique et mentale afin de rester le plus longtemps possible dans son domicile sans assistance est bien entendu la caractéristique numéro 1 pour définir une bonne qualité de vie à la retraite. 

Ensuite, les principaux intéressés considèrent plusieurs facteurs pour décrire leur résidence idéale :

  • la présence d’un jardin ;
  • l’accompagnement par un personnel bienveillant ;
  • le prix ;

Si, tous connaissent le fonctionnement de l’EHPAD, peu sont informés des alternatives à ce type d’institution comme :

  • les béguinages ;
  • la colocation entre séniors ;
  • les résidences services séniors ;
  • la famille.

Ces lieux de vie sont peu envisagés par méconnaissance et manque de structure. Alors qu’ils proposent peut-être une qualité de vie plus proche de leurs attentes.

L’étude sur la mobilité résidentielle des séniors définit 3 tranches d’âges et leurs flux migratoires. Les zones géographiques plébiscitées montrent une nette préférence pour les régions proches du littoral atlantique et avec une densité de population moyenne à faible. Les grandes agglomérations ne sont pas recherchées par les retraités, à moins d’un besoin spécifique d’accès aux soins et aux services de proximité. Une plus grande mobilité s’observe après 85 ans vers des localités ayant des structures d’accueil reconnues. Bien vieillir est évidemment le saint Graal, rester chez soi en toute autonomie également.


Sources :

  • Caisse des Dépôts – Les Etudes QPS N°38
  • Article Histoire Immigration – “Les Français émigrent-ils à l’étranger
  • Portail National d’Information pour les personnes âgées et leurs proche – “Les béginages”
Mobilité résidentielle

Je suis Manon BOZEC,  commerciale chez MyJugaad. 👋

Je vous présente nos services d’accompagnements pour vos résidents.

Directement par téléphone au
07 80 90 52 52