Chantal* pensait rendre service : en juin, elle accepte que la squatteuse installée dans son studio familial reste encore 48 heures, pour ne pas mettre son bébé à la rue. Cinq mois plus tard, le logement est toujours inoccupable, les démarches judiciaires s’enlisent et la situation vire au cauchemar.
Le squat du studio : cinq mois d’impasse

À Bagnolet, ce studio devait être loué cet été, mais il a été pris d’assaut. Portail arraché, serrure changée, dégâts sur plusieurs accès : la famille découvre l’effraction et fait appel à la police. Si certains squatteurs partent, une femme avec enfant s’installe et refuse de quitter les lieux malgré les plaintes déposées.
L’administration bloque l’expulsion

Démarches légales, constats d’huissier, lettres au préfet et plaintes : rien n’avance. La préfecture rejette l’expulsion, estimant l’effraction non établie sur la porte principale. Les recours au tribunal administratif et procureur se multiplient sans résultat. La famille, privée de revenus locatifs, doit composer avec les charges et la dégradation du bien.
Trêve hivernale et sentiment d’injustice
La trêve hivernale approche, suspendant toute possibilité de départ forcé jusqu’au 31 mars. Chantal* et Sandrine regrettent leur geste compatissant, l’administration fait barrage. Le studio reste squatté, symbole d’une mécanique administrative jugée défaillante par la famille.
“Je voulais juste faire preuve d’humanité, aujourd’hui je n’ai plus d’accès à mon logement.”
La frustration et la colère dominent chez les propriétaires, dont le parcours met en lumière les limites de la législation anti-squat. Et vous, avez-vous déjà vécu une situation de ce type ? Pensez-vous que la loi protège assez les petits propriétaires ? N’hésitez pas à partager l’article et votre expérience auprès de personnes confrontées au même problème.
*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.


