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Elle pensait que son calot était un détail, l’hôpital lui réclame sa carrière en un courrier

infirmiere debout cuisine lettre recommandee lumiere hivernale
Sommaire

Recevoir une lettre recommandée à minuit, debout devant la table de la cuisine, la gorge serrée : Marion* ne pensait pas que tout pouvait basculer aussi vite. Dans la lumière crue de l’hiver angevin, ce matin-là, ses mains tremblaient en lisant les mots froids du CHU : « Fin de contrat pour faute grave, port inapproprié du calot en dehors des zones stériles. »

Le choc d’une révocation pour un simple calot

infirmiere de dos calot bleu enfant triste
Image d’illustration

Marion* relit le courrier encore et encore. Sept ans à l’hôpital, de jours, de nuits, d’urgences, réduits à néant pour un morceau de tissu bleu marine. Son calot, elle le porte depuis son premier poste, il la rassure les soirs de doutes, il cache la fatigue autant qu’il protège.
Ce soir, il devient symbole d’humiliation. Son fils la regarde en silence, trop jeune pour comprendre mais pas assez pour ignorer la peur dans le regard de sa mère.

Un quotidien dévoué et un geste banal

Infirmière au CHU, Marion* s’est toujours pliée aux règles. Ce calot, elle en prend soin, le lave chaque soir, n’y a jamais rien accroché d’autre que le badge de son service.
Aucune remarque jusqu’à ces derniers mois. Tout a changé après la visite d’un cadre hygiène, venu « contrôler l’application stricte des protocoles ».
D’abord, une simple remarque, puis trois convocations, puis des rappels réglementaires envoyés à la chaîne, sur le calot, le badge, la blouse, jusqu’à l’épuisement.

La mécanique administrative qui broie

Au fil des semaines, la pression s’accentue. Trois courriers recommandés en cinq semaines.
Il est question de neutralité, puis de risque infectieux, puis de refus d’exécuter un ordre insistant. Pas un mot sur la manière dont elle soigne, sur l’avis des patients ou des familles.
Marion* ne comprend plus rien à l’escalade. « Je fais ce métier parce qu’il a du sens. Aujourd’hui, je ne sais même plus si j’ai le droit d’être simplement moi, » finit-elle par confier à une collègue.

« J’ai tout donné à cet hôpital. On me retire tout, pour un calot. »

Tout explose : sanction, humiliation, précarité

infirmiere seule couloir hopital sanction precarite
Image d’illustration

Le jour du conseil de discipline, Marion* avance dans le couloir désert, les yeux brûlés par le manque de sommeil.
Dix minutes d’échanges mécaniques et, sans foule ni bruit, le couperet tombe : fin de contrat immédiate.
Ses économies s’évaporent vite, les démarches pôle emploi s’enchaînent, la peur de ne pas pouvoir payer le loyer s’installe.
À la caisse du supermarché, croiser un ancien patient devenu client, c’est l’humiliation pure – « Tu n’es plus à l’hôpital ? »

Quand la règle devient piège

Marion* saisit un avocat. Il relève l’absurdité de l’affaire. Le règlement évoque les zones stériles mais rien n’interdit expressément un calot propre sur les autres secteurs.
D’autres collègues portent parfois le leur pour cacher une maladie ou par simple confort. Pourquoi elle ?
On lui demande de prouver qu’elle n’a pas mis en danger un seul patient. Mais la sanction est déjà tombée. Marion* perd pied, mais refuse d’accepter : elle conteste la décision devant le tribunal administratif.

Vivre avec le doute et la colère

Depuis, la peur s’installe parmi les collègues silencieux. Un détail peut-il vraiment coûter toute une carrière ? L’incertitude grandit face à l’opacité des règles.
Marion*, elle, commence à croire qu’on peut perdre pied bien plus vite que prévu, et qu’un métier qu’on aime devient parfois un terrain miné par la paperasse et l’interprétation.

Sa vie a changé. Son identité aussi.
Son fils la voit se battre, mais l’injustice a laissé des traces profondes qu’aucune commission disciplinaire ne pourra effacer.
Combien d’autres soignants oseront encore affirmer leur singularité demain ?

Et vous, une règle administrative vous a-t-elle déjà pris à revers ? Vos proches dans le soin redoutent-ils ce genre de sanction ? N’hésitez pas à partager vos expériences. Cet article peut intéresser celles et ceux qui veulent comprendre les coulisses réelles du monde hospitalier.

*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.

61 réponses

  1. Quelle absurdité ,cette personne travaille sans problème depuis 7 ans ,on manque de personnel hospiralier .Pourquoi révoquer cette femme pour un calot qui protège les cheveux .
    Le monde devient fou.

    1. Votre réaction est tellement juste, Maryvonne… On marche vraiment sur la tête : on réclame plus de soignants, mais on en prive pour un « détail » ! À force de pousser l’absurdité, on finira peut-être par devoir faire une déclaration écrite pour garder son calot ou ses chaussettes… C’est toute la logique humaine du soin qui se perd dans la paperasse.

      1. Madame,
        Il existe des règles d’hygiène très strictes dans l’hôpital afin d’éviter les infections nosocomiales et autres pathologies et l’infirmière en question ne peut pas crier à la discrimination et se lamenter sur son sort quand elle a été informée qu’elle ne devait plus porter ce calot. Pourquoi n’a-t-elle pas tout simplement obéi ? Pourquoi a-t-elle continué à ne faire qu’à sa tête? Les règles sont faites pour être respectées et non pour les contourner et par la suite pour venir se morfondre auprès des instances. L’hôpital n’est pas un carnaval où chacun décide de contourner les codes vestimentaires. Votre article essaie de faire passer cette personne pour une victime et en fait elle est sa propre ennemie car malgré les courriers recommandés qui lui ont été envoyés elle a décidé d’aller au casse-pipe. Un infirmier est une personne responsable.

      2. L’émotion fait réagir, mais elle ne dit rien du contexte réel. Une sanction professionnelle ne repose jamais sur un simple “détail” pris isolément.

    2. Calot hors cadre bloc opératoire. Dehors les réfractaires à la laïcité. Le bled n’est qu’à une petite encablure. Chez elle, elle pourra le porter.

      1. Bravo la modération ! Comment pouvez-vous laisser passer ce message de haine ?
        Honte à vous !

      2. Faut vraiment être timbrée et foncièrement raciste de surcroît inculte vu l étendue de votre déjection qu on ne peut appelé commentaire

      3. Je suis entre deux. Feux comme on dit moi quand j ai commencé a l hôpital on mettait des calos vois des fichus blanc on avaient toujours là tête couverte et puis cela a disparu plus rien …d autre part quand je travaillais encore je prenais au passage une collègue qui avait un fichu ml aus des que l on arrivait au vestiaire elle l enlevait également le remettait en partant … Voilà

      4. Vous croyez pouvoir tout dire sans conséquences juridiques !!
        Vous devez être bien malheureuse à l’interieure, je vous plains.

      5. La bêtise et la méchanceté humaine n ont plus de limite. En quoi un calot de bloc nuit à la laïcité, nous sommes des milliers à en porter au bloc ou ailleurs sans aucune connotation. Par contre le nombre d imbéciles et de malfaisants qui voient des connotations partout se multiplient comme des petits pains. Pauvre France !!!!

    3. Le probleme c est qu elle refuse de l enlever ce qui laisse penser qu elle est de confeission musulmane et qu elle a signe la charte de laicite imposee Elle ENLEVE SON CALOT et tout rentre dans l ordre point.

      1. Priez pour qu’une personne qui vous est très chère ne succombe pas à l’hôpital faute de personnels manquants.
        Vraiment je ne le souhaite à personne.
        Mais le “karma”…
        Une SOIGNANTE, donc sous payée, travaillant dans des conditions SOS, parce que vous la “soupçonné MUSULMANE alors elle devient votre ennemi et SE DOIT de hoter son calot?
        Je n’aimerais pas être dans votre peau et sur j’aurais vraiment peur que ma descendance un jour découvre mon commentaire qui illustre mon idéologie 🤮 car il est certain qu’ils auront honte (que de soit dans 1an, 10 ans ou 50ans)…
        Triste et honteux pour vous

  2. Sérieux ? C’est du broyage identitaire.. marion* n’a pas désobéi puisqu’il n’y à pas de “loi” qui proscrit le calot.. mais Est ce que marion* est d’une certaine confessesion qui ne plaît pas ??

    1. C’est vrai, on touche ici à l’intime : quand une règle floue s’applique brutalement, ça ressemble à une négation de l’identité professionnelle, voire personnelle… Dans l’article, rien n’indique que Marion* ait subi une discrimination religieuse, mais la question mérite toujours qu’on reste vigilant·es face à ce type d’abus ! Le problème ici, c’est l’interprétation zélée et l’opacité – et quand on se sent ciblé·e, le doute s’installe vite…

      1. Bonjour,
        J’ai travaillé 40 ans en réanimation ou bloc . J’ai toujours eu à disposition des coiffes jetables . Je ne vois pas l’intérêt d’avoir un couvre-chef à laver en rentrant chez soi …alors qu’en plus on sort plus ou moins en retard !!

        1. Je travaille au bloc opératoire et les calots tissus sont autorisés!!
          Et je trouve ca normal et hygiénique d’en porter même en dehors du bloc. Les patients peuvent vous tousser dessus et on ne lave pas ses cheveux tous les jours!!
          Bref c’est un scandale! On nous parle d’hygiène mais on sait tres bien de quoi il est question!!
          Si l’hygiène était la priorité le calot serait obligatoire et on ferait la chasse aux bijoux, manucure et aux personnes qui mangent et fument en tenue!!!
          Je ne sais pas si Marion est musulmane mais elle vient clairement d’être victime d’islamophobie!
          Désolée pour elle mais bienvenue dans notre monde où l’absurdité et la connerie sont à son comble!!!!

      2. Calot ou pas le plus important c est de faire son travail au tant qu infirmière au lieu de régler le problème de manque de personnel soignant ds les hôpitaux on se base sur sur le calot. Où va la france c est une honte

      3. Il y a des régles, il est normal de les appliquer.

        Ce qui est triste, c’est qu’une personne mette son identité dans sa coiffure. Elle a reflexhi au pourquoi du comment elle en est arrivée là ?

        Je trouve idiot de limiter à 50 la vitesse sur le périph. Mais je respecte cette limitation et je trouverais normal d’avoir un Pv si j’allais plus vite. Je ne réitérerais pas jusqu’au retrait de permis.

        Elle a fait in xhoix, elle assume les conséquences. Normal.

  3. La mauvaise foi qui caractérise ce genre de personne.
    Son calot était porté dans le cadre de sa religion.
    La sanction est justifiée

    1. Vous soulevez un point souvent évoqué, mais dans l’article, rien n’indique que le geste de Marion soit lié à un motif religieux. Au fond, ce qui interroge ici, c’est surtout la brutalité des règles appliquées sans dialogue et la précarité qui en découle. Gardons-nous de juger trop vite : dans le soin, ce genre de sanction peut tomber pour bien des raisons, pas toujours celles qu’on imagine !

      1. Elle a été convoquée plusieurs fois donc niveau mauvaise fois, elle a un sacré niveau.
        Je travaille en milieu hospitalier et personne ne porte le calot qui est réservé au bloc, même en stérilisation c’est la charlotte. Un moment donné faut assumer ses actes.

      2. Sans dialogue? Il me semble quil y a eu plusieurs courriers et entrevues. Je suis infirmiere et bien sûr que le calot est détourné pour se “couvrir” dans les hôpitaux, vous êtes bien naïve!!

    2. Alors vous vous êtes l idiotie personnifié. Mais bon le facho quand il s est pas quoi dire il fit des âneries. Et Adolphe allez vous acheter un cerveau

    3. Française oui, mais aucun signe religieux ne doit apparaître lors d un travail dans l administration quel qu il soit, même dans les bureaux, l administration a des règles, des lois qu il faut respecter, autrement c’est le renvoi si la personne ne s y conforme pas.

  4. Pourquoi prendre partie alors qu’il nous manque beaucoup d’informations ? On peut penser que
    Le tribunal administratif va décider en appliquant la loi.
    Mais je ne connais personne sans pathologie particulière qui se couvre la tête sans que ce soit un signe ostentatoire de conviction religieuse.
    C’est comme si une personne portait une grosse croix apparente en donnant une raison autre que religieuse. C’est juste ridicule !

    1. Le calot, dans l’univers hospitalier, ce n’est pas qu’une question de religion ou de symbole ostentatoire : c’est aussi pour l’hygiène, l’ancrage dans le métier, parfois un soutien face à la fatigue. Ici, ce qui interroge, c’est la violence de la sanction pour un détail perçu comme anodin, pas juste le règlement. Il y a toute une part humaine et contextuelle que la loi ne dit pas toujours, et c’est bien cela qui fait débat.

  5. Je trouve dommage qu’on puisse en arriver dans des situations aussi absurde pour un cadeau je pense que ce monsieur là qui vient faire une inspection et contre certaines religions et cette pauvre femme en paie les conséquences j’espère que elle gagnera par rapport à la justice en attendant elle subit et ça c’est absolument pas normal actuellement nous savons besoin cruellement de personnel dans les CHU et pour un calot nous perdons une personne précieuse qui fait correctement son travail le monde est fou vraiment fou je lui souhaite de retrouver du travail courage à elle j’ai honte à la direction

    1. C’est exactement ça : on manque cruellement de soignants, mais on sacrifie une vocation sur l’autel d’un règlement mal interprété… Le monde hospitalier a parfois l’art de transformer un détail en drame humain, c’est affligeant ! J’espère vraiment que la justice jouera son rôle, car derrière chaque “calot”, il y a une histoire, une personne, un engagement qui mérite mieux.

    2. Elle a été à plusieurs reprises convoquée donc un moment donné faut respecter le règlement du lieu où tu travailles. Elle trouvera du travail en Clinique. La religion c’est à la maison

  6. il faut pas désobéir les règles sont les règles tjrs des rebelles.
    Dans ce monde les grands patrons ont tjrs raisons les intouchables.

    1. C’est vrai, la rigueur est indispensable à l’hôpital… mais quand la règle se transforme en couperet arbitraire, c’est toute l’humanité du soin qui vacille ! Quant aux « grands patrons intouchables », il faudra bien un jour qu’ils acceptent qu’un tout petit calot, ça peut parfois déplacer des montagnes… ou au moins faire réfléchir.

      1. Non Mael, la religion n’a rien faire au travail.
        Quand tu es convoqué à plusieurs reprises pour un manquement à la tenue de travail tu t’y plis. Si tu refuse, tu cherches ailleurs. De plus ni eau hygiéne c’est pas top puisque l’on va pas nous faire croire que le calot est lavé tous les jours avec les produits utilisés par le milieu hospitalier

  7. Élevé infirmière en 71 75 ns avions obligation de couvrir nos cheveux ,d’abord un voile vite transformé par nos soins en foulard. Diplômée j’ai intégré le centre hospitalier de La Rochelle où j’avais étudié et j’y ai fait tte ma carrière ( 40 ans) Avec ma tenue fournie par l’hôpital il y avait un calot obligatoire même en service de soins courants.
    Les dernières années c’était charlottes jetables , on marche sur la tête ( si j’osé dire!!!) avec ces histoires . Je précise que je suis foncièrement athée , française de souche ..et “d’apparence ” .
    Solidaire de tous mes collègues soignants et soignantes j’ai honte de l’obscurantisme qui gagne.

    1. Quel incroyable témoignage sur la valse des couvre-chefs en quarante ans ! Vos souvenirs rappellent combien l’essentiel se perd parfois dans des règlements qui font tourner la tête… Merci pour cette solidarité, Pascale : au fond, c’est le soin qui devrait toujours primer sur la forme.

    2. Vous avez raison, la religion doit rester à la maison.
      Les temps ont changé et l’hôpital est laïque , ce ne sont pas des cliniques privées chrétiennes. La religion en question, c’est pire que la peste. Il n’est écrit nulle part dans le coran qu’ fait porter le voile, ce ne sont pas des bonnes soeurs. Le voile est imposé aux femmes par l’homme qui dans cette religion ne savent pas se tenir. Vous avez juste à regarder les faits divers pour en prendre conscience.

  8. J’ai commencé en 1973 dans un hôpital public et le calot était obligatoire pour tous les agents et dans tous les services !!!Il ne fallait pas qu’une seule mèche de cheveux dépasse du calot sinon les vexations de la part du cadre fusaient !!De lire cet article questionne…C’est le monde à l’envers !!C’est vrai que nous sommes en 2025..Le travail fourni est plus important que le paraître non?Avons tellement besoin de personnel de santé qui aime ce métier,pourtant si difficile. L’humain !!

    1. Votre témoignage montre bien à quel point les règlements ont changé… et pas toujours dans le bon sens ! On rêve d’un hôpital où le dévouement des soignants compterait plus qu’un détail vestimentaire. À force de vouloir tout contrôler, on finit parfois par oublier l’essentiel : l’humain et la passion du métier.

      1. Proposons donc de tous porter la charlotte, bon ce sera moins fashion mais au moins ce sera plus hygiénique que le calot.

  9. À travers l’hôpital, on veut s’attaquer aux musulmans, ça aussi c’est normal ? C’est la chasse aux sorcières. Ce pays est entrain de perdre toute sa dignité. Je comprends mieux pourquoi beaucoup de jeune diplômé fuit la France autour de moi.

    1. Ce sentiment d’injustice, je le comprends – et il traverse beaucoup trop de soignants, croyants ou non. L’article ne donne pas d’élément sur la dimension religieuse dans le cas de Marion, mais c’est vrai que des règles floues peuvent parfois servir de prétexte, et ça alimente la défiance. La fuite des jeunes talents reflète aussi ce manque d’écoute et de respect pour l’humain derrière chaque uniforme.

      1. Arrêtez votre gauchisme gerbant, votre naïveté navrante qui frise la collaboration passive avec une communauté qui souhaite vous remplacer et imposer ses règles.
        Vous avez l’exemple avec le Covid des femmes voilées qui portent le masque chirurgical bien après le Covid pour faire une burka déguisée en dissimulant le visage et si on dit quelque chose, la Batman crie à l’islamophobie car c’est leur sport préféré de ne respecter aucunes règles.
        Aujourd’hui « Marion » alias Fatima, sait très bien qu’elle porte son calot de manière inappropriée et abusive en pensant que la carte de la victimisation allait marcher .
        Le problème c’est que si elle utilise l’islamophobie, elle avoue qu’elle le fait pour motif religieux en dévoyant son calot.
        Elle est foutue donc bon France travail à elle.

      2. Y’a pas de règles floues : pas de signe religieux point . Dans mon hôpital on nous fait retirer les croix aussi. Si la personne s accroche à ce point à un calot c est quil est utilisé comme couvre chef religieux sinon comment justifier de ne pas l enlever après plusieurs avertissement ! Si il est utilisé dans ce sens alors la loi est claire

    2. Nous sommes bien obligé de nous protéger. C’est au musulmans de s’adapter à la France et pas l’inverse. La France ne sera jamais l’Iran. Je vous conseille de vous instruire cela évitera vos bêtises

  10. Faisons preuve de bon sens.
    Je pense qu une discussion entre la direction aurait ete bienvenue. Que chacun exprime son point de vue.
    Une médiation aurait ete bienvenue. La direction a ses raisons : pas de dérives . La soignante doit discuter avec sa direction. C est une situation assez compliquee. Il faudrait faire un groupe de travail sur la thématique laïcité

    1. Votre idée de médiation et d’échanges ouverts aurait, en effet, pu éviter bien des dégâts humains… Malheureusement, le rouleau-compresseur administratif va parfois plus vite que le dialogue—et c’est toute la tristesse de ce genre de dossier. Pour le groupe de travail, je signe : rien de tel qu’un atelier où chacun peut enfin poser sa blouse ET ses mots !

  11. Dans les établissements publics la laïcité est de mise.
    Je suis infirmière et beaucoup de mes collègues musulmanes retirent leurs voiles pour travailler en hôpital public et ne mettent pas de calots en service.
    L’établissement de Marion lui a demandé de retirer son calot à plusieurs reprises, elle ne l’a pas fait…
    ET Contrairement à ce que pense certains, Marion a le choix…. elle peut garder son calot, en effet rien ne l’empêche d’exercer en secteur privé ou en libéral…
    En attentandant son acte de rébellion va à l’encontre de la laïcité , c’est irrespectueux envers ses collègues musulmanes qui retirent leurs voiles et ne mettent pas de calot en service et irrespectueux envers tout les français issus ou non de l’immigration.
    Arrêtons d’être naïfs une femme qui retire son voile en arrivant à son service, mets un calots, y cache tous ses cheveux et refuse de l’enlever c’est qu’elle y “transfert” la connotation religieuse.

    1. Le cas de Marion tel que raconté dans l’article ne relève pas d’une revendication religieuse, son attachement au calot est décrit comme personnel, pas confessionnel. Beaucoup de soignantes le portent simplement pour le confort ou l’hygiène, rien à voir avec un voile ! Ici, ce qui choque, c’est surtout la machine administrative qui peut broyer sur un simple détail, et la perte de sens que bien des soignants ressentent sur le terrain. Je vous rejoins : clarification et dialogue valent mieux que suspicion généralisée.

  12. Complètement hors sujet, le calot n’a rien à voir avec la laïcité.
    De plus votre commentaire est condamnable.
    Madame, j’espère pour vous que vous n’aurez jamais besoin des services de soins hospitaliers dans lesquels vous ne serez pas où mal soigné car des personnes portant des calots ou tout autre chose sur la tête auront été licenciées.
    Nous vivons dans une France qui marche à l’envers….

    1. Vous avez raison, le calot de Marion n’avait rien à voir avec la laïcité, c’est bien l’arbitraire réglementaire qui pose problème ici ! C’est justement en perdant de bons soignants sur des détails que le service public se fragilise. Chacun mérite un environnement de travail où le bon sens reste possible… et un peu d’humanité aussi, non ?

  13. Si tous les points de vue ne sont acceptés, publiez des articles avec des sujets plus legers

    1. Cher Bugs Bunny, sur ce blog, je m’attaque à des sujets parfois lourds, c’est vrai… mais je préfère éclairer ce qui pèse plutôt que de glisser une peau de banane sous le tapis ! Les histoires vraies ont besoin d’un espace pour être entendues, même si l’humour ne reste jamais bien loin (promis, je garde une réserve de carottes pour les jours sombres).

  14. Sanction totalement justifiée et qui doit faire jurisprudence car je sais, tu sais, nous savons, que Marion c’est Fatima, Aïcha, etc bencouscous et comme d’habitude ces gens adorent dévoyer les règles pour leurs religions qui n’a pas sa place dans le service public ni dans la rue, la foi c’est personnel et ne doit pas être exposé par prosélytisme.
    Cette décision doit et un exemple pour chasser toutes les musulmanes qui ne respectent pas les règles et vont chialer à l’islamophobie qui est la carte joker pour « laisse moi faire ce que je veux au mépris des règles »
    Belle décision de l’hôpital pour cette communauté qui ne respecte jamais les règles de la république et des services publics.

    1. Les amalgames et propos stigmatisants n’ont pas leur place ici. L’article parle d’une sanction vécue comme disproportionnée (qui peut toucher n’importe qui dans le soin, quelle que soit son origine ou sa foi), pas d’un débat sur la religion. Je veille à préserver le respect et la dignité de toutes et tous sur cet espace : les règles s’appliquent à chacun/chacune, sans discrimination. La colère, oui, la haine, non !

  15. Je suis agent dans la fonction publique et récemment nous avons eu une formation sur la laïcité.

    Les choses sont claires :

    1) ceux qui décident de travailler pour la fonction publique ont un devoir absolu de neutralité car ils représentent l’état : pas de croix, pas de kippa, pas de foulards etc.

    2) le fait de se couvrir la tête n’est pas en soi un signe religieux mais le fait que cela devienne systématique avec un refus évident de se découvrir lorsqu’on le demande (hors raison médicale, comme un cancer) constitue un détournement d’usage à des fins religieuses.

    Donc arrêtez de défendre l’indéfendable. J’aurais exactement le même discours si c’était une infirmière qui avait décidé de garder coûte que coûte une croix visible et ce serait fait renvoyer.

    En l’occurrence, cette dame a choisi de travailler dans le public en sachant que dans ce cas elle devait appliquer la neutralité, elle détourne un couvre chef à des fins religieuses, elle est averti plusieurs fois par la direction que ça ne va pas mais elle persiste …. Si ces règles ne lui conviennent pas elle peut très bien aller dans le privé ou là elle pourra porter ce qu’elle veut car elle ne représente pas l’état.

    J’ai l’impression que sous couvert qu’on manque de soignants il faudrait du coup tolérer un petit écart a la laïcité. On commence par mettre un pied dans la porte puis bientôt on essaiera de grignoter un peu plus que la fois d’avant et à force adieu la laïcité.

    Ceux qui crient à l’islamophobie, c’est la bonne excuse pour se victimiser et refuser d’appliquer les règles comme tout le monde. Ils ont tout simplement pas compris que la laïcité servait à protéger tout le monde et à permettre à tous de pratiquer sa religion (ou d’être athé) dans le respect des uns et des autres.

    Pour finir, j’ai le sentiment que notre pays aurait grandement besoin de quelques rappels sur qu’est-ce que la laïcité et son utilité. Ça éviterait à certain de comprendre que ça n’a pas vocation à museler une religion plus qu’une autre mais simplement à favoriser le vivre ensemble.

    1. Vous soulevez un point essentiel, Philippe : la neutralité est un pilier de la fonction publique, et toute ambiguïté autour d’un signe religieux mérite d’être clarifiée. Dans le cas de Marion, son calot n’a jamais été considéré — ni par elle, ni par le règlement — comme porteur d’un message religieux ; le flou réglementaire justement interroge sur l’équilibre entre application des textes et humanité dans leur usage. On ne milite pas ici pour « grignoter la laïcité », mais pour éviter que des détails non explicitement interdits ne brisent des parcours sans vraie concertation. La discussion constructive sur la laïcité, elle, mérite toujours d’être posée au grand jour !

      1. Je ne vois pas où est le flou réglementaire … il faut arrêter les faux semblants : le règlement dans le service publique est clair… elle refuse de retirer son calot malgré plusieurs avertissements : pourquoi? Car elle le détourne clairement pour un usage religieux, sinon cela pose problème a personne de le retirer soyons honnête.

        Elle a voulu jouer avec les règles et elle a perdu. Point barre

        Le vrai débat aurait été si se licenciement avait eu lieu dans le privé, là oui clairement comme elle ne représente pas l’État ça aurait été une discrimination.

    1. Philippe, j’avoue que je suis curieux : “ça permettrait à certains”… de lever le doigt, de contester, d’oser être eux-mêmes malgré la norme ? Si vous avez une expérience ou une idée en tête, je serais preneur de vos éclaircissements (c’est un sujet qui mérite tous les regards, même les plus concis !).

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