Une simple inattention sur la route et l’addition grimpe vite : un nombre croissant d’automobilistes ont écopé d’une amende de 135 euros ces derniers jours pour avoir allumé leurs feux antibrouillard en dehors des situations autorisées. Les contrôles ciblent désormais ce réflexe répandu mais risqué, alors que le mauvais temps gagne du terrain dans de nombreuses régions.
Jusqu’à 375 € pour une erreur fréquente
Le Code de la route ne laisse aucune place au doute : seuls brouillard dense, neige abondante ou pluie battante justifient l’usage des feux antibrouillard. Hors de ces contextes, activer ces feux peut coûter cher : 135 € d’amende forfaitaire, minorée à 90 € en cas de paiement rapide, et jusqu’à 375 € si le règlement tarde. Une sanction qui n’entraîne pas de retrait de points, mais qui frappe fort, jusque dans le budget des familles.
Les interventions des forces de l’ordre se multiplient, notamment là où la météo reste clémente et la visibilité suffisante. Trop d’usagers allument ces feux « pour être prudents », sans se douter de la gêne occasionnée pour ceux qui suivent et du risque d’accident.
Quels feux, dans quelles situations ?
Avant tout, un repère : si vous voyez nettement la route à plus de 100 mètres, il est interdit d’allumer les feux antibrouillard. Les feux avant sont réservés au brouillard, à la neige ou à la pluie intense. Les feux arrière sont strictement interdits en dehors du brouillard ou de la neige, où leur intensité pourrait éblouir. Les forces de l’ordre rappellent qu’un mauvais usage piège les automobilistes distraits et peut bouleverser un simple trajet du quotidien.
Dangers d’un mauvais réflexe : témoignages et sanctions
L’intensité des feux antibrouillard arrière, en particulier, provoque un éblouissement direct pour le conducteur suivant et amplifie le stress au volant. Un automobiliste raconte :
« Je roulais tranquillement quand les antibrouillards du véhicule devant moi m’ont presque aveuglé. Un instant d’inattention, et j’ai failli rater un obstacle sur la chaussée ».
De tels incidents, signalés aux forces de l’ordre, illustrent pourquoi les sanctions se durcissent. Les feux avant, mal utilisés, peuvent aussi masquer des piétons ou animaux, mettant tout le monde en danger.
Des contrôles renforcés partout en France

En ce début d’hiver, policiers et gendarmes multiplient les contrôles, des accès urbains aux zones rurales. Leur objectif : rappeler que chaque lumière inutile, surtout par temps couvert mais clair, augmente le risque d’accident. Guides et rappels sont distribués sur les marchés, dans les grandes surfaces et via les réseaux sociaux locaux, pour éviter que la même erreur ne se répète.
Les campagnes d’information insistent : privilégiez les feux de croisement en cas de faible luminosité standard, gardez les antibrouillards « sous le coude » seulement si la visibilité chute sous les 100 mètres. Adopter ce réflexe, c’est protéger sa sécurité et celle des autres.
Une règle simple pour une route plus sûre
Limiter l’usage des feux antibrouillard peut sembler trop strict ou absurde à certains, mais cette restriction protège vraiment : chaque conducteur évite d’éblouir ou de perturber les autres, et limite les accrochages évitables. Un geste de prudence mal placé peut donc avoir des conséquences bien réelles.
Et chez vous : s’agit-il d’un automatisme difficile à corriger ? Cette règle a-t-elle déjà changé votre façon de conduire ou de surveiller vos proches sur la route ? Partagez vos expériences : elles aideront peut-être un autre lecteur à faire le bon choix au prochain feu rouge.
Ce sujet concerne de très nombreux Français. Pensez à informer vos proches ou à relayer ces conseils dans vos groupes d’aidants : un simple rappel peut éviter une lourde sanction… ou un accident inattendu. À tout moment, d’autres contrôles pourraient vous surprendre : serez-vous prêt ?



8 réponses
Je suis entièrement d’accord pour la verbalisation, beaucoup de gens les utilisent très mal.
À une époque où l’on parle de sécurité, beaucoup de choses sont à revoir au niveau de l’éclairage.
Les gens qui roulent à l’aube ou tombée de la nuit et même dans le brouillard en feu de position ou feux de jour sans feu rouge à l’arrière du véhicule.
Les tracteurs agricoles qui circulent avec les phares blancs de travail à l’arrière des cabines éblouissant les véhicules qui suivent :un des mes amis est décédé en percutant un outils attelé à un engin agricole ébloui par ces phares.
J’espère que mon témoignage pour apportera un bien pour la sécurité de tous.
Votre témoignage fait vraiment réfléchir : l’éblouissement, on en parle trop peu alors que les conséquences peuvent être tragiques, comme vous le rappelez. L’article insiste sur les bons réflexes, mais c’est grâce à des retours comme le vôtre qu’on peut provoquer un vrai changement, surtout dans nos réseaux familiaux ou ruraux. Informer et oser rappeler la règle, c’est déjà contribuer à sauver des vies !
Oui je suis tout à fait d’accord surtout les tracteurs cela arrive souvent quand on les suis on en plein la tête on peut à peine les suivre même en leur fesant des appels de phares il n’éteigne jamais c’est pas normal c’est comme les poilour il roule avec leur 4 phare c’est très très dangereux j’espère qu’il vont essayé de leur faire comprendre
C’est vrai que les tracteurs allumés comme des sapins, c’est un grand classique sur nos routes ! La gêne et le danger sont bien réels, surtout quand ils n’éteignent pas malgré les appels de phares. D’où l’importance de ces contrôles renforcés, pour rappeler que la route, ça se partage dans le respect de tous. Relayer l’info dans les groupes ruraux ou auprès des mairies peut vraiment aider à sensibiliser les conducteurs récalcitrants !
Encore un prétexte pour piquer du fric..Les antibrouillard avant n’eblouistent pas.
Je comprends ta réaction, Georgio ! Il est vrai que les antibrouillards avant gênent moins que les arrières, mais mal utilisés ils peuvent masquer piétons ou surprises sur la route – ce qui peut vite tourner au mauvais réflexe. L’objectif des contrôles, c’est surtout d’éviter des accidents bêtes… et pas de facturer à tout-va, même si ça pique au portefeuille.
Le code de la route a toujours été clair sur l’usage des feux de brouillard qui portent bien leur nom !! C’est très bien que les forces de l’ordre remettent en place les bonnes pratiques !!
Vous avez raison, le nom des feux devrait être un rappel suffisant ! Pourtant, même quand c’est clair, un excès de prudence ou d’habitude peut vite coûter cher… Un petit geste pédagogique en plus n’a jamais fait de mal sur la route, surtout en période de brouillard – ou de zèle !