En plein Black Friday, des appels à la grève secouent la Fnac et Zara, alors que des millions de clients espéraient un week-end de bonnes affaires sans fausse note.
Une mobilisation qui tombe au plus mauvais moment

Les 28 et 29 novembre 2025, les syndicats de la Fnac et de Zara appellent à la grève sur tout le territoire. Plus de 230 magasins Fnac en France sont visés, notamment à Paris, Nice ou Marseille. Le Black Friday représente jusqu’à 20 % du chiffre d’affaires annuel pour ces enseignes, avec des recettes atteignant 6,2 milliards d’euros en 2024. Chez Zara, la mobilisation est plus remarquée en Espagne, mais la France reste attentive à la suite.
Ce que demandent les salariés
Les syndicats dénoncent des salaires proches du SMIC, la surcharge de travail liée à une baisse continue des effectifs, et exigent des hausses immédiates ainsi que des embauches durables. “Nous sommes indispensables pendant ces rushs, mais nous n’arrivons plus à suivre dans de telles conditions !”, confie une salariée mobilisée à Nice.
Magasins ouverts, mais des perturbations possibles

La direction de la Fnac se veut rassurante : tous les magasins devraient rester ouverts malgré le mouvement. Toutefois, selon la participation locale à la grève, plusieurs points de vente pourraient fonctionner en effectifs très réduits. Résultat : files d’attente plus longues, moins de conseils, ambiance parfois tendue – surtout en fin de journée.
Du côté de Zara, la majorité des boutiques françaises annoncent une ouverture normale, même si la situation reste sous surveillance selon l’évolution en Europe.
Un mouvement qui interroge sur l’équilibre entre commerce et conditions de travail
En pleine ruée vers les promotions, cette grève révèle le malaise croissant des salariés du commerce, pris entre l’intensité des ventes et des moyens humains jugés insuffisants. Certains clients, sensibles à l’engagement du personnel, hésitent : “On vient pour profiter des promos, mais ça met mal à l’aise de voir des équipes épuisées ce week-end”, souffle un habitué du magasin lyonnais.
“Nous voulons juste pouvoir vivre de notre travail, sans sacrifier notre santé chaque fin d’année.”
Cette mobilisation fera-t-elle évoluer le dialogue social ? Faut-il revoir sa façon de consommer lors des grands pics commerciaux ?
Et vous, seriez-vous prêt(e) à décaler ou changer vos habitudes d’achat si le service était perturbé ? Partagez votre ressenti ou vos astuces en commentaire – et n’hésitez pas à transmettre cet article à vos proches pour qu’ils évitent les mauvaises surprises !


