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Frais de succession : la nouvelle loi devait protéger les familles, mais de nombreux héritiers paient encore le prix fort

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Sommaire

Une réforme présentée comme une victoire pour les héritiers vient d’entrer en vigueur : désormais, les frais bancaires de succession sont strictement plafonnés. Mais à travers la France, des familles découvrent qu’elles continuent de payer des sommes imprévues, tandis que certaines banques repoussent discrètement l’application des nouvelles règles. Pourquoi tant d’inégalités alors que la promesse était la justice ?

Un système longtemps opaque : à qui profitait la confusion ?

Pendant des années, le flou régnait autour des factures appliquées par les banques lors d’une succession. Chaque établissement imposait ses tarifs sans qu’aucune limite ne protège les familles plongées dans le deuil. Résultats : factures entre 80 € pour fermer un Livret A et 300 € ou plus pour des comptes plus fournis. Les montants grimpaient d’autant plus que le processus était jugé « complexe », parfois à tort.

Des familles témoignent d’une incompréhension totale face à ces frais, d’autant plus lourds qu’ils tombaient quand la fragilité émotionnelle était maximale. « On n’avait pas le choix, tout était à payer sans discussion », confie Jeanne, 62 ans, après la succession de sa mère en 2023.

Entre 2021 et 2024, une flambée des tarifs (+30 % selon UFC-Que Choisir) a nourri la colère : 150 millions d’euros de recettes annuelles pour le secteur bancaire, prélevés le plus souvent sur des familles modestes mal informées.

La réforme censée balayer les abus

Mai 2025 : le législateur fixe 1 % des avoirs, plafonné à 850 € pour tous, et des cas d’exonération clairs (succession simple, mineur, montant inférieur à 5 910 €). Objectif : arrêter le jeu de la roulette russe et aligner toutes les banques sur des pratiques transparentes.

Promesse de justice, de simplicité… dans les textes. Mais plusieurs enquêtes révèlent : de nombreuses banques traînent à mettre à jour leurs tarifs ou retardent l’entrée en vigueur, laissant les clients dans le doute. Plus de la moitié n’était pas prête, selon des contrôles réalisés début novembre sur 120 établissements.

“Nous avons dû régler plus de 800 € de frais alors que la nouvelle loi était censée tout bloquer à 1 %. Notre banque a repoussé l’application sous prétexte de ‘délai administratif’. C’est révoltant.” (Catherine, aidante familiale, 58 ans)

Des angles morts qui coûtent cher, même sous la nouvelle loi

Certains frais restent en dehors du champ de la réglementation : transferts de PEA ou comptes-titres ne sont pas plafonnés. Témoignage d’Yves, 67 ans : « Pour récupérer un portefeuille d’actions de mon père, la banque a ponctionné 900 € d’un coup – sans aucune transparence. » Ces « zones grises » permettent à certains établissements de poursuivre la facturation intensive, malgré l’esprit de la loi.

Les frais annexes s’accumulent aussi : réédition de relevés, gestion de paiements en attente, chaque prestation supplémentaire peut être facturée en marge, parfois sans plafonnement ni vraie explication. Individuellement modestes, ces frais répétés pèsent vite lourd.

Responsabilités et riposte : qui doit agir ?

Derrière les discours de modernisation, l’opacité subsiste. Les banques invoquent la complexité technique, les héritiers découvrent trop tard leurs droits. Quant au contrôle, il reste mou : autorités et associations doivent encore redoubler d’efforts pour faire respecter la loi et sanctionner les établissements qui tardent à se mettre au niveau.

Côté héritiers, la vigilance est devenue une arme. Certains demandent explications écrites, vont jusqu’au médiateur bancaire ou jusqu’à la plainte formelle. Les aidants et familles informés obtiennent le plafonnement – d’autres, moins avertis, subissent encore le prix fort.

Des avancées, mais le chemin vers l’équité est loin d’être fini

Pour des millions de familles, le plafonnement officiel offre un soulagement réel, mais la réalité locale dépend trop souvent de l’établissement, de l’information du client et de la capacité à faire valoir ses droits. Tant que certains frais seront laissés à la discrétion des banques, la crainte de l’injustice restera présente au cœur du parcours de succession.

Vous avez vécu un retard ou un blocage de la part de votre banque ? Votre situation n’entre pas dans les clous alors que la loi devait vous protéger ? Partagez en commentaire votre expérience ou vos questions : l’information circule, et c’est ensemble qu’on avance vers plus de justice pour les familles.

Un proche pourrait être concerné ? N’hésitez pas à transmettre cet article pour aider d’autres aidants à défendre leurs droits.

3 réponses

  1. Blabla mais que les banques remboursent et soient punis de prison et d’amande reverse au gouvernement Français et au victime et que tout complicité soient sanctionné sevairement car il y a des SDF des personnes handicapées et des personnes âgé quand on vole on est puni soit le cas de c voleurs pire que la Mafia

  2. C est dingue comme on ou prend pour des idiots on rabache se soit disant problème des banques qui peut aller max 800e mais rien sur les 45 a 60% que l etat vole aux héritiers
    Perso cette info n est pas intéressante et fait la une depuis plusieurs jours

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