À partir de janvier 2026, les retraités remarqueront une hausse de seulement 0,9 % sur leur pension de base alors que leur complémentaire Agirc-Arrco reste figée, plongeant beaucoup dans l’inquiétude financière.
Hausse validée, gel confirmé : la réalité des versements pour 2026

Le gouvernement a officialisé une revalorisation de 0,9 % sur les pensions de base (CNAV, MSA, SRE, CNRACL, pensions civiles et militaires), suivant l’inflation.
Cette hausse, surveillée de près après les débats sur un gel, s’appliquera automatiquement à compter du 1er janvier, soit environ 9 € mensuels pour une pension de 1 000 € brut.
Un coup de pouce faible, reconnu y compris par les parlementaires qui dénoncent son décalage avec l’augmentation du coût de la vie.
En parallèle, le gouvernement a décidé le gel de la complémentaire Agirc-Arrco, une première depuis 2019.
Ainsi, dès février, la pension revalorisée sera versée – mais sans aucune hausse pour la part complémentaire du secteur privé.
Un détail qui creuse l’écart, notamment pour les anciens cadres dont la retraite dépend fortement de ce supplément.
Quand tombera le versement revalorisé ?
Les retraités de la CNAV et de la MSA percevront leur pension ajustée le 9 février, sauf si cela tombe un week-end ou jour férié (dans ce cas, le versement sera avancé).
Les pensions d’Alsace-Moselle restent versées le 2e jour du mois, la hausse étant visible dès le 2 février.
Bon à savoir
Je vous recommande d’anticiper votre budget pour les retraites complémentaires Agirc-Arrco. Le versement arrive le premier jour ouvré du mois suivant, mais ne bénéficiera d’aucune hausse en 2026.
Pour la fonction publique, la SNCF ou les régimes spéciaux, les dates varient : vérifiez systématiquement sur votre espace personnel ou appelez votre caisse pour éviter toute mauvaise surprise.
Montant net : que reste-t-il vraiment ?

Cette hausse de 9 € brut est souvent ponctionnée par les prélèvements sociaux (CSG, CRDS).
Pour de nombreux retraités, l’impact net sera parfois inférieur à l’attente, ce qui aggrave la frustration devant un quotidien rendu plus cher chaque mois.
Autre hausse : l’ASPA passe à 1 043,59 € pour une personne seule, 1 620,18 € pour un couple.
Les allocations de solidarité et pensions de réversion suivent aussi cette tendance, mais sans compenser la flambée de l’énergie ou des courses…
« On nous annonce 9 euros de plus, mais quand tout augmente sauf notre complémentaire, on a l’impression de perdre chaque année », confie une retraitée* à Strasbourg.
Ce que pensent les retraités et leurs familles
Partout, le sentiment d’abandon domine, surtout parmi les bénéficiaires d’une retraite complémentaire gelée.
Aidants et proches dénoncent une « double peine » et craignent de devoir serrer encore plus le budget face aux nouvelles factures.
Pour la majorité, ces chiffres marquent plus un avertissement qu’un soulagement : alors que le quotidien devient plus contraignant, la réponse politique semble manquer sa cible.
Quels changements attendre pour 2027 ?
Tout dépendra de l’inflation et des arbitrages du gouvernement.
Les revendications prennent de l’ampleur, surtout lorsque la promesse de justice sociale ne protège plus face à la flambée des prix.
Bon à savoir
Je vous recommande de consulter l’espace personnel de votre caisse pour vérifier les dates de versement et poser vos questions en cas de doute.
Pensez à vérifier régulièrement vos droits et à demander conseil à un proche, une assistante sociale ou votre caisse retraite – des ajustements peuvent survenir en cours d’année.
Cette année encore, la revalorisation de la pension laisse un goût amer à de nombreux retraités et aidants.
Et vous, comment vivez-vous cette hausse limitée et le gel de votre complémentaire ? N’hésitez pas à partager votre expérience ou votre avis avec la communauté.
Si cette information peut aider un proche ou un collègue aidant, transmettez-la autour de vous – une question, un partage, et souvent un soulagement.
*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.



2 réponses
Combien de hausse pour les députés et les sénateurs l’an dernier.
Il est vrai que les hausses pour les pensionnés sont parfois bien loin des revalorisations touchant certains élus… Les indemnités parlementaires sont décidées par des commissions internes et suivent rarement la même logique que les pensions de retraite ; c’est aussi ce décalage qui fait grincer beaucoup de dents parmi les seniors. Au moins, ici, la hausse de 9 € ne risque pas de donner le tournis !