Alors que la vague de froid sévit partout en France, de nombreux médicaments courants aggravent les risques d’hypothermie ou d’infections graves, selon les chiffres publiés par l’ANSM.
Quels médicaments augmentent les dangers du froid ?

Les barbituriques et neuroleptiques fragilisent la régulation de la température corporelle et exposent directement à l’hypothermie, selon les autorités. Les vasodilatateurs comme les dérivés nitrés, prescrits contre l’angine de poitrine, favorisent les pertes de chaleur – un vrai danger pour les personnes âgées ou malades.
Les sédatifs et somnifères posent un risque supplémentaire : ils baissent la vigilance, empêchant parfois d’agir quand le corps subit le froid. Pour les seniors ou adultes fragiles, la combinaison est redoutable en ce moment.
Grippe, angine, otite : l’alerte sur les anti-inflammatoires

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens type ibuprofène et kétoprofène, très utilisés pour calmer la fièvre ou les douleurs ORL, sont pointés du doigt. Sur les 162 cas graves recensés entre 2019 et 2023 avec l’ibuprofène, 12 décès sont confirmés, dont des enfants et jeunes adultes, à la suite de complications masquées par ces médicaments. Les autorités conseillent de privilégier le paracétamol en première intention pour éviter de cacher les symptômes dangereux.
Produits médicaux sensibles au froid
Les insulines, réactifs pour lecteurs de glycémie et vaccins perdent leur efficacité s’ils gèlent ou sont exposés à des températures trop basses. Les experts alertent sur des cas de glycémies imprévisibles chez les diabétiques et des vaccins inactifs, quand le froid n’est pas anticipé.
Ne jamais ajuster un traitement sans avis médical
Toute modification ou arrêt brutal expose à des complications graves ou à une aggravation de maladies chroniques. Le médecin reste le seul référent pour ajuster ou sécuriser les prescriptions, surtout en période de froid.
“On a perdu le contrôle sur la température corporelle de ma mère à cause de ses somnifères cet hiver, l’hospitalisation a été inévitable.”
Impact immédiat et alertes officielles
La vigilance est renforcée dans les EHPAD, les hôpitaux et chez les professionnels de santé. Les aidants familiaux sont appelés à surveiller l’état des proches vulnérables, surtout sous traitement ou avec des dispositifs médicaux exposés.
Les médicaments concernés cités mettent clairement en lumière le danger supplémentaire que représentent les grands froids pour les personnes fragiles ou dépendantes. Une erreur de gestion, une exposition prolongée ou un mauvais réflexe peuvent suffire à déclencher un drame en quelques heures.
Cette actualité vous touche ? Êtes-vous concerné(e) dans votre famille ou votre entourage ? Partagez vos expériences et conseils, ou alertez vos contacts les plus à risque ! La situation évolue : quelles mesures la prochaine vague de froid imposera-t-elle encore ?


