Les habitants de l’agglomération de Caen font face à une colère froide : un homme de 37 ans a abusé de la confiance de treize personnes âgées entre septembre 2025 et janvier 2026, leur dérobant plus de 7 100 euros sous couvert de faux contrôles techniques à domicile.
Interpellation du suspect après une traque haletante

Le scénario a frappé à Caen, Hérouville-Saint-Clair, Colombelles. Simon*, interpellé dans la foulée du dernier vol, a été identifié par 12 victimes sur 13 : des femmes fragiles, âgées de 75 à 93 ans, soudain confrontées à la peur et à la trahison dans leur propre salon.
L’homme usait d’un stratagème sans scrupules : recherche de prénoms anciens, appel au domicile en se présentant comme agent EDF ou Enedis, puis visite sous prétexte de vérification urgente. Dès la carte bancaire et le code obtenus, il filait retirer de l’argent à toute vitesse ou réalisait des achats pour son usage personnel, laissant ses victimes désemparées.
Un mode opératoire glaçant et calculé
Les enquêteurs n’ont eu aucun mal à relier ce mode opératoire à des actes similaires commis par Simon*, déjà condamné pour escroquerie quelques mois plus tôt dans une autre région. Lors de la perquisition, console de jeux et voiture de luxe témoignaient du cynisme de l’escroc. Le montant total du préjudice s’élève à plus de 7100 euros, pour seulement quatre mois de méfaits.
Simon* assurait ne pas avoir ciblé les personnes âgées, mais face aux preuves, il n’a pu nier ses actes lors de l’audience. Sa défense, hésitante et peu crédible, n’a pas tenu face à la colère du tribunal, qui a dénoncé des actes de « professionnel de l’escroquerie ».
Sécurité compromise et vie bouleversée pour les victimes
Les réactions sont vives au sein des familles et chez les victimes : beaucoup évoquent un sentiment d’insécurité et une perte de confiance durable. « On n’ose plus ouvrir la porte, même à une personne en uniforme », confie une aide à domicile. Les associations de seniors réclament plus de sensibilisation pour éviter de nouvelles victimes.
« Je n’ai plus confiance en moi depuis qu’il m’a pris ma carte », glisse une victime de 87 ans, encore sous le choc.
Condamnation exemplaire et mesures immédiates

Le jugement est tombé rapidement : trois ans de prison dont un an sous sursis probatoire, interdiction permanente de démarcher à domicile et de gérer une entreprise pendant cinq ans, confiscation des biens liés à l’escroquerie. Les victimes toucheront une indemnisation, mais pour beaucoup, le véritable préjudice est moral et psychologique.
Cette affaire secoue la région et relance la vigilance autour des arnaques ciblant les plus vulnérables. Avez-vous été personnellement confronté à ce genre de situation ? Partagez votre ressenti en commentaire ou transmettez cet article à vos proches pour les alerter. Prochaine étape : de nouvelles campagnes locales de prévention sont annoncées.
*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.


