L’annonce tombe comme un couperet : quand un parent ne peut plus payer son entrée en maison de retraite, ce sont ses enfants, parfois ses petits-enfants, qui reçoivent l’appel du Conseil général. Chacun se retrouve soudainement au centre d’une mécanique administrative où le prix du soutien familial se chiffre en centaines, voire milliers d’euros par mois. Les proches racontent les calculs fébriles, la pression, l’incompréhension : « On ne pensait pas devoir prendre tout ça sur nos épaules aussi vite ». Et si ce système révélait au fond ses propres limites, au détriment des familles déjà fragilisées ?
Des frais qui explosent et des familles piégées : la face cachée du coût des maisons de retraite

Un placement en EHPAD coûte en moyenne entre 1 800 et 3 700 euros par mois. La majeure partie part dans l’hébergement, bien au-delà de ce que peut assumer une retraite classique. Même avec l’ASH ou l’APA, le reste à charge reste écrasant. « Après avoir tout additionné, il ne nous restait plus rien pour ma mère », témoigne Sylvain, aidant familial en Bretagne.
Les différences de prix entre établissements urbains, ruraux, publics ou privés peuvent faire basculer toute une organisation. Les aides sociales existent, mais leurs conditions ultra-restrictives, les montants et les lourds sacrifices exigés sèment la confusion. Jusqu’à 90% des revenus du résident sont absorbés. À la mort du parent, les enfants héritent aussi… de la note, sous forme de reprise sur succession. Les familles vivent cette chaîne comme un piège qui ne laisse que peu de marge de manœuvre.
Obligation alimentaire : quand la solidarité se transforme en fardeau légal

En théorie, la solidarité familiale veut que tous participent à l’effort. En pratique, la loi oblige enfants, conjoints, voire parfois petits-enfants à contribuer si le parent ne peut plus payer. Mais qui décide du montant ? Et que se passe-t-il si la famille n’y arrive pas ?
« Nous avons reçu un courrier du département, détaille Jeanne, 52 ans, fille d’une résidente. On m’a demandé mes salaires, mon livret A, jusqu’à mes dépenses de cantine pour mes enfants ! » Cette intrusion dans la sphère privée génère incompréhensions, incompréhension, et bien souvent, des tensions avec des frères et sœurs moins investis ou absents.
“J’ai tenu tête au juge pour expliquer : je ne pouvais décemment pas payer plus, il a fini par nous imposer une somme, mais c’est resté un traumatisme.”
Les conséquences d’un refus peuvent être extrêmes, jusqu’à des poursuites pour abandon de famille : deux ans de prison et 15 000 euros d’amende à la clé, bien qu’en pratique, la médiation familiale et la conciliation soient privilégiées avant toute sanction pénale.
L’aide sociale à l’hébergement : dernier filet, exigences lourdes
Lorsque les ressources personnelles et familiales sont épuisées, l’ASH intervient « comme un maigre matelas », déplore Marc, aidant en Loire-Atlantique. Mais obtenir ce soutien suppose une enquête complète sur toute la famille. Jusqu’à 90% des revenus du parent partent pour le paiement de la maison de retraite, laissant seulement une petite somme pour ses besoins au quotidien.
Autre effet collatéral peu connu : le département peut réclamer le remboursement de l’ASH sur l’héritage, si la succession est supérieure à un certain seuil. « Il reste parfois moins que ce qu’on a mis toute une vie à construire… Cela fait peur aux héritiers », souffle une fille inquiète.
Familles sous pression : conflits, non-dits et sentiment d’injustice
La spirale administrative et financière s’accompagne de drames intimes. Difficile de se mettre d’accord entre frères et sœurs quand la réalité économique percute la pudeur familiale. Scrutin des relevés bancaires, divisions sur les montants à prendre en charge, colère larvée contre l’État, tout s’emmêle.
Souvent, la justice devient l’ultime recours. Mais pour beaucoup, cette bataille judiciaire laisse des traces : « On n’a plus reparlé pendant deux ans. Quand l’argent s’invite dans l’affection, tout peut voler en éclats… »
Des alternatives pour alléger la charge ?
Pour certains, les solutions existent : choisir un établissement public ou associatif, s’orienter vers une colocation seniors, ou ouvrir la possibilité d’un accueil familial plus abordable. Mais ces alternatives ne sont pas toujours disponibles, ni adaptées à toutes les situations d’autonomie.
Le maintien à domicile grâce aux aides à la personne ou un aménagement du logement reste un espoir pour retarder l’échéance financière et repousser la pression du « tout EHPAD ».
Le système à bout de souffle : vers une nouvelle solidarité ?
Rares sont ceux qui échappent à la pression financière : familles nombreuses, isolées, parfois déjà en difficulté. Le modèle jette une lumière crue sur l’absence d’harmonisation nationale et le transfert de la dépendance sur le cercle familial. Les aidants, déjà épuisés, font face à une administration parfois inflexible, une solidarité familiale bousculée et une dignité mise à l’épreuve.
Anticiper, préparer le dossier social bien en amont et se faire accompagner par un professionnel (assistant social, notaire) s’impose. Demander des devis détaillés, évaluer précisément les aides, tenir une réunion de famille pour clarifier les responsabilités : chaque étape peut faire gagner un peu de sérénité dans une équation souvent intenable.
L’enquête met en lumière des failles dont beaucoup de familles paient le prix fort, souvent en silence. Faudra-t-il aller jusqu’à une réforme complète pour que la prise en charge du grand âge ne soit plus synonyme de rupture familiale ?
Et vous, comment vivez-vous cette solidarité imposée ? Avez-vous dû prendre des décisions difficiles pour un parent dépendant ? Partagez votre expérience ou vos solutions. Si cet article vous a apporté des clés, pensez à le transmettre à votre entourage. Le débat, lui, ne fait sans doute que commencer…



22 réponses
Déjà c’est faux, ils necorennevt pas 90 % de la retraite lorsqu’il reste un conjoint à charge, qui lui, ne perçoit pas de retraite.
Et s’il y a un bien, il est toujours possible que le conseil général se substitue à la famille et se remboursera sur la vente du bien lors du décès. Ce qui est tout à fait normal.
Ensuite, pour ce qui est de la charge financière imposée aux familles, une étude précise des revenus et charges est faite, et une repartition au prorata est activée pour tous les enfants et petits enfants.
Les montants restent normalement t raisonnables.
Il est clair que si des revenus modestes sont réalité, l’on ne peu oas choisir une maison de retraite de luxe.
S’adapter à ses revenus.
Mais tout cela bien géré, reste acceptable.
Si je suis votre raisonnement il faut s’adapter, la solution c’est peut être de tuer un homme politique qui fait les lois afin que la prise en charge pénitentiaire reste aux frais du contribuable !!!!!
Bonjour
C’est un gros problème LA VIELLESSE.
Ns avons payé, avec ma sœur, 6 ans, moi 200 € et elle 500 € elle prenais la part de son fils.
Six ans c’est long, toutes les économies de ma mère ont fondu, il ne restait plus rien, et en plus pas de biens.
L’obligation étant là, il fallait payer.
Que fait l’état a part nous ponctionner nos retraites ! Petit a petit nous n’aurons que les yeux pour pleurer ….. il y a maintes et maintes choses a ponctionner !
Tout est fait pour nous voler le peut d héritage que nos parents pourraient nous laisser mais pour aider tout ceux qui non rien a faire en France plus les cassos professionnel la il ont du pognon qui bien-sûr nous appartient aussi vu que se sont nos impôts qui font vivre tout sais parasites
Ma soeur ne paie rien zéro avec mon beau frère je suis maman solo et ma fille a des troubles spectres autistiques je fais mon possible pour y arriver la justice est mal faite je suis en colère
Bonjour
Quels sont les critères pour obtenir ASH ?
Merci
Ça me paraît quand même normal de financer nos parents dans leur vieillesse, si leur retraite n’y suffit pas. N’est-ce pas un juste retour des choses : nos parents nous ont longtemps financés. Battons nous plutôt pour ne pas dégrader les retraites !
Moi je dirais que placer nos parents dans un mouroir (ephad),ce n’est pas s’occuper de ses parents comme eux l’ont fait. Il y à toujours une autre solution.Moi personnellement, je me suis occupée de ma maman,(seule malgré que nous sommes 5 enfants)mais il était hors de question que je l’abandonne dans un mouroir.
Bonjour. J’ai pris en charge ma maman 93 ans ya maintenant 3 ans j ai 67 h aide de apha sur 1400 euro de retraite je leve 322€ de l apha 120€ de mutuelle. Et le reste j’ai réduit mon travail de 50,%. . Sur 4 enfant je suis la seule a travailler à galérer et a m’occuper de ma mère .et les autres enfants à la retraite.se sont décharger complètement.ils m’ont dit et bien si tu ne peux plus tu la place. Aucune aide de leur part hors de question de placé ma mère plutôt mourir.triste de vieillir.
Il y a des situations où on ne peut gérer. La démence causée par une mauvaise irrigation du cerveau nécessite un placement en structure pour ne pas mettre en danger la personne âgée et son aidant. Certaines pathologies ne permettent plus la garde à domicile.
Je suis bien d’accord. Ce n’est possible que si plusieurs personnes aidantes peuvent alterner des “gardes” car c’est jours et nuits. Et on doit pouvoir s’absenter pour courses, rdv médicaux etc. Et on peut faire une croix sur ses propres cotisations si on s’arrête de travailler… pas de revenus, pas de retraite… ça peut durer 10/15 ans et si le parent est désorienté, c’est vraiment lourd et difficile. Et surtout, dans certains lieux, pas assez d’aides (ménage, toilettes, infirmiers) disponibles. Pas évident pour tout le monde de gérer l’incontinence de son parent !
Moi j’ ai pas eu le choix la secte du social et les burgos du tribunal l on placé d office dans leur chenil
Ma mère est dans une petite unité de vie de-de15residents ce qui fait qu’elle peut demander l’aide a domicile cependant on ne sait rien de ce qu’elle pourrait toucher sachant que elle a une retraite de 984euros avec un loyer de 2496euros on a demandé aussi apl et aspa mais on sait que ça va passer lourd et déjà on est en conflit avec un frère qui ne veut pas payer ? On verra bien ce qui est positif on est 7 enfants mais ce sera dur
Je suis concentré à ce problème.
Ma maman est rentrée en unité Alzheimer.
Les 90 % de sa retraite ils passent 1070 €.
Moi je paye 500€
Et mon frère 500 €.
Mon frère ne veut pas de l’aide sociale.
Car il est venu vivre dans la maison de ma maman 3 ans auparavant donc il vit dans la maison avec ma belle-sœur.
Nous avons fait une demande d’APL.
Mais je trouve que l’aide sociale au fait n’est pas vraiment une aide puisqu’ils viennent chercher au prorata de l’héritage et de toutes les années travaillées pour obtenir le bien que ma mère à acquis qui est le fruit de son travail et de sacrifice fais tout au long de sa vie.
Je travaille dur à mon tour pour pouvoir payer et financer tous les mois.
Ma maman est en EHPAD depuis 4 ans suite au décès de notre papa .Elle est atteinte de la maladie d alhzeimer . Ns sommes trois enfants et chaque mois nous participons aux frais d hébergement de notre maman. C est difficile nous avons des petites retraites. Nos parents ont travaillé durement toute leur vie à la campagne . Ils n’ont eu que de faibles retraites .L etat devrait se pencher sur les problèmes du grand âge et aider ceux qui en ont besoin… Alors que beaucoup d argent est gaspillé à tout va……
L’o obligation alimentaire est proportionnelle aux revenus de chaque enfant. Les Petits enfants en sont désormais épargnés. De plus, elle est déductible des impôts de l’obligé. Là où il est difficile d’accepter l’obligation c’est quand le parent a été mal-aimant ou a privilégié un enfant de la fratrie ….
chaque vie est différente. Mes parents n ont jamais financé quoi que se soit pour moi.
Ma mère a dilapidé ses héritages (maison de ses parents et 50 % de la maison familiale suite a son divorce)
Aujourd’hui , nous devons payer après avoir travaillé toute une vie (avec trois enfants pour ma part)
Je suis veuve et si on me ponctionne abusivement, je prendrai une corde pour quitter cette vie de m…..de
Déductible…… seulement 25 %….
C est bien vrai tous ça surtout que ses personnes n ont pas choisi de aller en maison de retraite, c est a cause de la maladie et pas par choix !
La sécurité sociale devrait prendre en partie leurs soins et leur hébergement, ils ont cotisé toutes leurs vies pour rien et se voir démuni de leurs argent de côté même si il n y a pas de bien, c est vraiment scandaleux qu on on voit tous le gaspillage de la France.
L’état accuse aujourd’hui les français d’épargner trop au détriment de faire marcher l’économie en consommant et en dépensant à tout va ! Sauf que, sans l’assurance autonomie et dépendance du grand âge, moulte fois promise par les gouvernements en tant que branche de SS, les français sont condamnés à se priver pour prévoir le financement de leur futur loyer en maison de retraite médicalisée hors de prix, parce qu’ils veulent justement éviter d’être à la charge future de leurs enfants. Mais bien sûr le gouvernement ne comprend rien et veut maintenant ponctionner dans nos épargnes. ÇA SUFFIT ! STOP AUX IMPÔTS CHARGES ET TAXES SUR LES FRANÇAIS qui partent à l’extérieur du pays ou qui sont utilisés à l’intérieur pour le financement de populations provenant de l’extérieur qui n’en payent pas.
Mais surtout les français, cessez enfin de rentrer dans le jeu des élites qui consiste à diviser pour régner. Pour ceux qui ont de l’argent, cessez d’accuser vos voisins d’être trop bêtes ou trop paresseux pour en avoir, et pour ceux qui sont pauvres et modestes, cessez d’accuser vos voisins d’être plus chanceux et plus riches que vous, car n’oubliez pas que ce sont eux qui payent vos impôts, impôts des particuliers et des entreprises, donc recettes, que nos gouvernements, les uns après les autres, ne cessent de dilapider et de distribuer hors du pays !
Adieu nos services publics. Français, pour redresser le pays, il ne faut pas se diviser, il faut s’unir.
Autrefois tous était pris en charge ont ne payait rien chercher l,erreur
Moi je Suis obligé de vendre nôtre appartement pour le mettre dans un mouroir atteint Alzeimer gir 2 je le garde a la maison sans aide en attendant que moi l’aidant je vende nôtre bien ce qui n’est pas facile en ce moment vu les prix 3200euros par mois
Que fait l’état avoir travaillé toute sa vie et les ephades sans mette plein les poches il n’y que le public qui a des prix ressonable
Bon courage à tout les aimants