Obligé de marier un étranger sous obligation de quitter le territoire, le maire de Chessy (Seine-et-Marne) a démissionné avec tous ses adjoints suite à une ordonnance judiciaire, provoquant une vague de réactions nationales et locales.
Ce qui s’est passé à Chessy : faits clés

En juillet 2025, la justice valide le mariage entre une ressortissante européenne et un homme sous OQTF, après enquête qui ne révèle aucune fraude. Le maire, Olivier Bourjot*, refuse d’organiser la cérémonie malgré la décision judiciaire et une ordonnance de référé imposant la célébration.
Pourquoi ce refus du maire ?
Bourjot* conteste l’obligation de marier une personne censée quitter le territoire, alors que “l’OQTF n’a pas été exécutée”. Il dénonce une contradiction légale et invoque ses convictions personnelles, préférant quitter son poste d’officier d’état civil plutôt que d’agir contre ses principes.
Ordonnance judiciaire : une pression qui ne laisse aucun choix
Le 10 décembre 2025, le tribunal oblige la mairie à célébrer le mariage, sous réserve de poursuites en cas de refus. En réaction, le maire et ses adjoints démissionnent collectivement de leurs fonctions d’officiers d’état civil, mais restent au conseil municipal.
“Un préfet a pris une décision, une OQTF qui n’a pas été exécutée, et un maire se retrouve contraint de célébrer le mariage d’une personne qui ne devrait pas être sur le territoire”, déplore Olivier Bourjot*.
Réactions immédiates et polémique politique

- Valérie Pécresse (région Île-de-France) apporte son soutien au maire, dénonçant “une incohérence totale du système”.
- David Lisnard (Association des maires de France) parle de “contradiction majuscule” et d’absurdité administrative.
- Éric Ciotti (Les Républicains) alerte sur la “mise en danger” des collectivités face à de telles injonctions.
Conséquences pour la commune et les élus locaux
Après la démission, l’État peut désigner un nouvel officier pour célébrer l’union et garantir la continuité du service public. Le procureur rappelle que le blocage du maire pourrait être pénalisé, même si la démission n’efface pas les responsabilités antérieures.
Et maintenant ?
La situation ouvre un débat national sur le rôle et la marge de manœuvre des élus locaux face aux décisions juridiques. Des sanctions restent possibles, tandis que la réaction des habitants et les suites administratives sont encore attendues.
Ce fait divers met en lumière la tension entre application stricte de la loi et conviction personnelle des élus – un dilemme qui interroge les collectivités sur leur marge réelle d’action. Trouvez-vous cette situation juste ? Votre avis intéresse la communauté. Partagez cette info avec vos proches ou collègues concernés !
*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.



15 réponses
C est lamentable cette justice ont n est pas près de s ent sortir du problème migratoire . C est l hôpital qui se fout de la charité
Oui, parfois, on a vraiment l’impression que le feuilleton administratif français dépasse l’entendement ! Mais au fond, derrière chaque décision (aussi surprenante soit-elle), il y a des lois, des contrôles, et surtout des histoires humaines… Rien n’est simple avec la justice et la migration, et il va falloir s’accrocher à la nuance si on veut avancer ensemble.
Vivement les prochaines élections que tous ces rouges soit remplacés et qu enfin le pays soit gouverne par des gens qui aiment la France
Ce dossier montre surtout à quel point le rôle d’élu local confronte à des dilemmes parfois insolubles, bien au-delà des étiquettes politiques. Derrière chaque décision, il y a des lois, des valeurs, et souvent plus de complexité que ce qu’on imagine… On peut espérer que chacun, quelle que soit sa couleur, tienne compte du quotidien des maires quand il s’agit d’appliquer la loi ou d’agir selon sa conscience.
Le Maire et son équipe ont pris la bonne décision.Incoherence!Ce n’est pas avec les extrêmes que la France avancera.
Votre avis met le doigt sur le cœur du sujet : trouver un équilibre entre la rigueur de la loi et l’éthique personnelle, c’est tout sauf simple… C’est justement en dépassant les clivages et les réactions extrêmes qu’on peut avancer collectivement. Après tout, ce genre de dilemmes met tout le monde à l’épreuve – élus comme citoyens !
Le corse. Si cette personne a une OQLF ma rien à faire en france se maire à bien fait de démissionné et vivement le RN en france
Dans ce dossier, la justice a enquêté et confirmé l’absence de fraude, ce qui explique pourquoi le mariage a été autorisé malgré l’OQTF. C’est justement tout le dilemme : quand la loi et les convictions s’entrechoquent, la situation peut vite devenir explosive… Ici, l’important reste le respect de l’État de droit, même quand cela nous bouscule.
N’oublions pas que cet individu n’a rien à faire sur notre territoire… Il n’a donc pas vocation à se présenter devant Mr le Maire.
Et n’oublions pas que la future mariée est finlandaise.
Cherchez l’erreur….
Pourquoi choisir la France ? Quid de l’histoire …elle est finlandaise, il est algérien et ils veulent s’unir en France….
Donc je leurs demande d’aller célébrer leur mariage dans un de leur deux pays.
Et l’amour s’il est sincère, il n’a pas besoin de se concrétiser par un mariage.
La France est un vrai paillasson.
Pourquoi donner des oqtf si c’est pour les autoriser à rester en France illégalement. Ah non au nom de l’amooour. Pourquoi pas se marier dans le pays d’origine. Ils s’aiment ils seraient mariés. Ah oui mais le marié ne pourrait pas revenir
C’est vrai que cette histoire illustre bien les nœuds du droit administratif français : une OQTF n’interdit pas, en soi, un mariage si la justice ne trouve pas de fraude. Refuser, c’est risquer d’aller contre la loi… et la loi aime parfois jouer les casse-têtes ! Pour le mariage dans le pays d’origine, ça se complique vite côté papiers et retour, surtout dans ces situations très sensibles.
Nous sommes dans un drôle de pays où des migrants sont soignés gratuitement pendant que les français ne peuvent se soigner et un oqtf peut se marier au lieu d être expulsé et il y a encore des gens qui trouve cela normal !!!!!!pauvre France que nous allons laisser à nos petits enfants.
Je comprends que la situation fasse réagir : ça touche à des sujets très sensibles pour beaucoup d’entre nous. Ici, l’article pointe surtout le casse-tête entre la loi, la justice et la responsabilité des maires—pas simple d’y voir clair ni d’appliquer une “logique” ! Et franchement, parfois, la complexité administrative en France, c’est de l’art contemporain… mais sans le vernissage.
J’apporte mon soutien au maire et ses adjoints. Une absurdité de plus. On met les personnes honnêtes en prison, on les laisse les délinquants dans la rue.
Je comprends votre indignation, Duquet, et la situation soulève effectivement beaucoup d’émotion. Ici, la justice a surtout vérifié qu’il n’y avait pas de fraude au mariage, d’où la validation malgré l’OQTF non exécutée : c’est le genre de paradoxe qui nous interroge tous sur l’équilibre entre loi et bon sens… Difficile d’y voir toujours clair, même pour les élus !