Maria* se lève chaque matin avec le même doute : aura-t-elle un jour le droit au repos, ou devra-t-elle poursuivre jusqu’à l’épuisement ? La suspension partielle de la réforme des retraites, saluée comme un geste d’apaisement, cache en coulisses une réalité bien plus complexe. Derrière les chiffres, ce sont des milliers de travailleurs aux carrières longues qui se sentent sacrifiés, privés du soulagement auquel ils croyaient pouvoir prétendre.
Chronologie d’un répit, mais pour qui ?

Adoptée dans le tumulte au Parlement fin 2025, la suspension partielle des nouvelles règles sur les retraites concerne surtout l’allongement de l’âge légal et la durée des cotisations. Pour certains, le couperet est repoussé : âge de départ bloqué à 62 ans et 9 mois, ou trimestres de cotisation conservés à 170. Un soulagement temporaire, strictement réservé à une partie des Français nés avant 1969.
Derrière ce répit affiché se cachent des jeux de pouvoir et un choix politique assumé. “+Ce gel redonne espoir, mais il joue sur les nerfs des exclus…+”, raconte Pierre*, syndicaliste à l’usine depuis plus de 30 ans. Les débats houleux, les annonces successives du gouvernement et la pression de la rue n’ont pas suffi à éteindre le sentiment d’injustice ressenti par ceux qui restent en marge du dispositif.
Les preuves d’un découpage générationnel
Concrètement, la réforme suspendue favorise avant tout les générations nées de 1964 à 1968. Ces « bénéficiaires » obtiennent parfois un ou deux trimestres de moins à valider pour leur départ, tout en conservant leur âge légal quelques mois plus tôt que les cohortes suivantes. Selon la Cnav et Info-Retraite, environ 650 000 à 700 000 personnes entrent dans ce cadre atténué, souvent grâce à de petits aménagements liés à la maternité, ou au temps parental reconnu depuis peu.
Mais, malgré la communication officielle rassurante, les exclusions restent nombreuses. Les personnes au parcours long, commencées avant 20 ans, ou celles frappées par des interruptions de carrière non reconnues, continuent de subir le plein effet du durcissement : « On a l’impression d’être condamnés à finir cassés », témoigne Gérard*, 62 ans, ouvrier manutentionnaire depuis l’adolescence.
« J’ai commencé avant mes 19 ans. Honnêtement, j’espérais pouvoir partir plus tôt, mais rien n’a bougé pour moi. J’ai l’impression qu’on nous oublie pour de bon. » Maria*
Les contradictions et failles du dispositif
Pour ceux qui ont déjà cumulé plus de 19 années de carrière, la promesse d’un gel partiel n’allège rien : les contraintes pour un départ anticipé restent quasiment inchangées. Pire encore, le nombre de trimestres requis grimpe inexorablement pour les générations nées après 1968 jusqu’à 172 pour un taux plein, sans aménagement spécifique. Les personnes les plus exposées, souvent issues des métiers pénibles ou précaires, voient s’allonger leurs parcours, les privant d’années de retraite en bonne santé. Les aidants familiaux observent amèrement la montée en flèche du stress et des renoncements chez leurs proches usés.
La stratégie gouvernementale déroute et exacerbe les tensions. Si les bénéficiaires du gel ressentent un bref soulagement, d’autres générations, seniors ou aidants, ont la sensation d’un traitement inégal : « Ce n’est pas normal de choisir ainsi qui a droit au repos et qui devra payer demain », confie une responsable d’association, qui accompagne régulièrement des familles épuisées par les démarches.
Conséquences lourdes pour les oubliés du gel

L’inégalité du dispositif a des effets bien réels : frustration grandissante, sentiment d’abandon, et inquiétude sur l’avenir du système. Près de 2,2 milliards d’euros de coût supplémentaire sont attendus d’ici 2028 pour soutenir ce gel partiel, fragilisant encore la capacité de l’État à investir dans le soutien à l’autonomie et les autres besoins sociaux.
Les prochaines générations, appelées à cotiser plus longtemps ou à toucher moins, craignent désormais la multiplication des effets d’annonce sans geste concret. Les professionnels du secteur travailleurs sociaux, responsables d’EHPAD témoignent d’un climat de défiance inédit, marqué par l’incertitude : combien de familles vont devoir organiser la vie de leurs aînés dans l’attente de décisions toujours repoussées ?
Zones d’ombre et attente fébrile
L’absence de précisions sur les deux axes clés (départs anticipés et reconnaissance effective des carrières longues) laisse de nombreux travailleurs, et leurs aidants, dans un brouillard administratif épuisant. Simulateurs bloqués, décrets attendus, conditions de prise en compte des arrêts maladie ou du chômage encore floues… À la peur d’être « oubliés » s’ajoute l’urgence de sécuriser un avenir souvent menacé par la perte d’autonomie ou l’arrivée de la dépendance.
Alors, qui réparera les injustices créées ? « On demande juste un regard humain, pas une simple équation budgétaire », martèle Gérard*.
Des mesures pour rétablir la justice entre générations, pour alléger le quotidien des aidants et sécuriser la transition des plus fragiles : voilà ce qu’attendent les familles aujourd’hui. Cette réforme va-t-elle enfin entendre la voix de ceux qui ont porté la société par leur travail ? Votre avis compte : avez-vous été, ou votre proche, l’un de ces « oubliés » ? Comment vivez-vous ce sentiment d’injustice ? Partagez votre expérience ou posez vos questions : la parole doit circuler pour que personne ne soit laissé de côté dans la grande transition des retraites.
Vous connaissez une personne concernée, un aidant ou un senior inquiet ? N’hésitez pas à transmettre cet article pour enclencher la discussion et soutenir ceux qui, derrière les chiffres, vivent la réforme en première ligne. L’histoire continue, et rien n’est joué pour les générations à venir.
*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.



62 réponses
Je suis impacte par la réforme, carrière longue né en 1970 je devais partir en octobre 2030 avant la réforme, cuisinier, métier pénible, mais je vais remercier notre gouvernement désormais comme ceux de ma corporation, je vais voté RN
Je comprends votre amertume, surtout après tant d’années dans un métier aussi exigeant. Beaucoup de travailleurs de votre génération ressentent ce même sentiment d’injustice, et leur voix mérite clairement d’être entendue. J’espère que la mobilisation collective aidera à rappeler que, derrière chaque réforme, il y a des histoires humaines bien réelles. Courage à vous pour la suite, et n’hésitez pas si vous souhaitez partager plus en détail votre expérience.
Née en 1970 carrière longue je vais cotisé 44 ans avant d’avoir ma retraite c’est pas normal moi aussi je vais voté le RN
Je suis né en 1969, ma première fiche de paye en septembre 1985, je partirai en octobre 2029. Soit 44 ans et un mois de cotisations. Aucune égalité dans ce pays.
Le Rn n est pas.du côté des ouvriers il y a des partis politiques et des programmes bien plus proche des ouvriers…regardez à qui nous devons nos congés payés les 35 heures,la cinquième semaine, la securite sociale…si vous doutez
Oui
Et voter pour des détraqués sexistes, antisémites
Complices des islamistes, du
Hamas ça ne vous gêne pas trop??
Bravo à toi il est temps de faire le bon choix
Bonjour, je comprends votre situation puisque je suis aussi dans l’attente de projection concrète . Mais je ne suis pas sûre que le RN soit la solution
Vous êtes vous intéressé à leur proposition sur la retraite ?
Après avoir cotisé pour nos aînés, il faut continuer pour les jeunes qui ne veulent pas prendre la suite. 1966 génération condamnée a travailler.
Votre sentiment de « génération tampon » est tristement partagé, Michel : on nous sollicite à toutes les étapes, mais jamais de sortie de piste digne ! Cette réforme accroît vraiment l’impression de devoir boucher tous les trous… Heureusement, les 66 prouvent chaque jour qu’ils résistent à l’usure – un vrai super-pouvoir, mais on préférerait s’en passer, non ?
En France, on veut le beurre et l’argent du beurre. Les avantages sociaux (retraite, sécu, aides, …) et travailler peu et consommer des produits chinois, fabriqués pas des ouvriers qui ne connaissent aucune protection sociale… Ca ne marche pas !
Posez-vous les vraies questions et surtout lisez les programmes avant de voter !
C’est une honte … en plus nous faire croire qu’il faut jusqu’en septembre 2026 pour appliquer la soit disant nouvelle réforme …jouer avec le premier trimestre 1965 … Ah ils ont beau jeu de nous manipuler de la sorte .Ont ils tous seulement travailler une semaine complète dans leur vie ….? Pourquoi n’avoir pas un parti de ceux qui travaillent et protègerait nos aînés ? Quelle gâchis …!!!
C’est vrai que l’attente jusqu’en 2026 a de quoi rendre dingue, surtout quand on a trimé toute sa vie ! Le vrai terrain, ceux « d’en haut » ont parfois du mal à le voir… On mériterait franchement un vrai parti des travailleurs et des aidants, pas juste des promesses à rallonge. Tant qu’on gardera le dialogue et la voix haute, l’espoir est permis !
L’attente de septembre c’est encore une belle excuse, étant de décembre 1965, je n’accepte pas cette discrimination des trimestres , mais je pense qu’elle est cohérente avec les départs avant 2028
Je suis de juin 66
En carrière longue, 5 trimestres avant la fin de l année civile de mes 18 ans
Et rien ‘n a changé pour moi
Toujours 172 trimestres !!!
Ce que tu décris, Daniel, résume tout le sentiment d’aberration pointé dans l’article : même avec tous leurs trimestres avant 18 ans, des milliers comme toi, nés pile entre deux bornes, restent “hors-jeu” du gel. Ce découpage arbitraire laisse clairement un goût amer… Et je confirme : tu es loin d’être seul à te heurter à ce mur d’injustice générationnelle !
bonjour
ne en août 1965 et en carrière longue je devais partir le 1 octobre 2025
impacte par la réforme mon départ à été repoussé en juin 2026
la suspension de la réforme me fait bénéficier de …rien celle ci sera actif que en septembre 2026
je partirai donc en juin avec 173 trimestres
merci au gouvernement et à tous les incompétents qui le compose
Votre parcours illustre parfaitement l’absurdité du calendrier actuel : engagement toute une vie, mais ni souplesse ni considération au moment décisif… C’est un sentiment de double peine que beaucoup partagent hélas. J’espère qu’en mettant ces situations en lumière, la demande d’une réforme vraiment équitable finira par percer le brouillard politique.
A CAUSE DE CES POLITICIENS MEDIOCRES ET DE CE PRESIDENT SANS FIGURE,JE NE VOTERAI PLUS.
Vous n’êtes clairement pas le seul à ressentir ce ras-le-bol, Geoffroy… On dirait que le club des déçus grandit à chaque réforme ! Au-delà des choix politiques, je crois qu’il est urgent de remettre un peu d’humain et d’écoute dans ce débat : c’est bien plus que d’un bulletin de vote qu’on parle, c’est de justice et de répit mérité.
Bonjour moi aussi je suis née en Mars 69 j’ai 7 trimestres avant 20 ans j’ai commencé à travailler à 18 ans et 3mois aucune reconnaissance je voterai Bardella
J ai commencé à travailler à 17 ans, mais comme le travail n était pas assez payé, je n ai pas de trimestres requis pour une carrière longue. Obligée de travailler 3 ans de plus que mes amis ayant commencé en même temps que moi. Extrêmement déprimée.
Votre parcours mérite autant de respect que ceux validés “dans les cases”, même si le système s’obstine à ne pas le reconnaître. Beaucoup vivent la même frustration, et c’est terriblement injuste : n’hésitez pas à vous rapprocher de collectifs d’aidants ou de retraités, car s’exprimer et partager son vécu, ça ne résout pas tout mais ça aide à ne pas porter ce fardeau seule. Et si l’administration peine à entendre, moi au moins, je vous lis et je vous comprends !
Bonjour ,
Je devais partir le 1er avril 2026 et pensais gagner 1 trimestre et partir au 1er janvier 2026 mais non car le dispositif ne sera effectif qu’à partir du 1er septembre 2026. QUELLE ARNAQUE!
Je partage totalement votre frustration, Jean-Pierre : voir l’annonce du gel puis apprendre qu’il ne s’appliquera qu’après votre départ, c’est le pompon du « toujours plus compliqué » ! La bascule officielle au 1er septembre 2026 laisse nombre de carrières longues sur le carreau… On devrait offrir une prime pour ceux qui arrivent à suivre tous ces changements sans perdre patience (ni leur latin !).
J ai eu mes 5 trimestres avant 18 ans carrière longues travaillé 44ans avec obligation d aller jusqu a 60 ans 176 trimestres.. merci le gouvernement .. pas normal d être obligé de travailler plus que la moyenne
Votre parcours, c’est justement tout le paradoxe mis en lumière : cotiser plus de 44 ans, tout ça pour finir par devoir valider toujours plus de trimestres… On dirait que la logique des retraites s’inspire un peu des livres de Kafka, non ? Merci d’avoir partagé votre témoignage, il donne tout son poids à ce débat qui laisse tant de carrières longues sur le carreau.
60 ans et 8 Mois
Carrière longue anticipé au 1 avril 2026. 173 trimestres
Rien ne va changer.pourquoi mettre une différence entre 1e trimestre 65 et les suivants.
Qui pond de telles âneries .
Que de l’esbroufe
Je comprends votre ras-le-bol, Thierry : il y a de quoi devenir expert en nœuds de serpents avec ces règles injustes ! Cette histoire de trimestres au millimètre près ressemble parfois à un grand concours d’absurdités administratives… Derrière l’esbroufe, n’oublions pas que mettre des mots (et des coups de gueule) sur ces injustices reste essentiel pour espérer faire bouger les choses.
Bonjour
Je suis né en juillet 66. Commencé à travailler à tout juste 16ans ,éligible carrière longue et toujours avec 172 trimestres .Rien ne change !
Vous mettez le doigt sur l’injustice : les carrières longues restent les grandes oubliées du dispositif, malgré les années passées à bosser dur dès l’adolescence… C’est à croire que les calculs administratifs ont oublié d’intégrer la vraie vie ! Tant qu’un vrai coup de projecteur ne sera pas mis sur la pénibilité et la reconnaissance des parcours longs, les oubliés resteront trop nombreux.
Je suis née en 71 j’ai commencé a travailler à 16 ans j’aurai 176 trimestres à 60 ans carrossier peintre et je vais devoir continuer..pour rien en plus…
Bonjour Maël moi j ai juste une question , voilà je suis né le premier trimestre 1965 donc j aurai mes 170 trimestres le 31/12/2026 pour l instant tout va bien or j ai validé 6 trimestres avant mes 20 ans et avec borne je dois faire 172 trimestres donc jusqu au 30/6/2027 autant que je ne comprends plus rien , pouvez vous m éclairer svp ?
Votre question est tout à fait légitime, et entre les textes, c’est parfois de la haute voltige ! Pour les personnes nées en 1965, le gel partiel prévoit bien 170 trimestres pour un départ, mais attention : il ne concerne pas toujours les départs anticipés “carrière longue”, surtout si on cumule 6 trimestres avant ses 20 ans. En résumé : si vous êtes dans la génération 65, que vous remplissez les critères “carrière longue”, la barre devrait rester à 170 trimestres… mais les détails changent selon votre situation exacte (validation, nature des trimestres). N’hésitez pas à demander une simulation personnalisée sur info-retraite.fr – c’est souvent plus fiable qu’un simple texte, vu la complexité actuelle. Courage pour tenir le cap dans ce vrai labyrinthe administratif !
Messieurs les députés ,qu’elle élégance de nous faire croire encore au père noël dans cette suspension de réforme des retraites de 2023 . Je ne vois pas comment on peut être impacter dans ce nouveau changement , même les caisses de retraites n’y comprennent rien .Après avoir passer ce nombre d’heures incroyables pour un tel résultat. …. on peut se poser des questions sur ce que vous avez débattu à l’assemblée nationale.
Je suis de carrière longue depuis mes dix sept ans ,j’en ai bientôt soixante ,je me suis levé à quatre heure du matin tous les jours jusqu’à maintenant.
Avec cette suspension de réforme les années 66,67,68 seront les oubliés ….Quelle foutage de gueule !!!!!
Messieurs ne pensez vous pas que vous avez oublié de compter certains travailleurs dans vos copies blanches….
La France vous souhaite un très bon réveillon, pendant que certain âgé de soixante ans passé travaillerons le 25 décembre. ….
On sent toute la lassitude et la colère dans vos mots, Thierry, et franchement, qui pourrait vous donner tort ? Cette réforme s’est transformée en casse-tête où même les caisses s’y perdent, et pour ceux qui, comme vous, triment depuis l’adolescence, la pilule est amère… Mention spéciale pour le « réveillon au boulot » : à ce rythme, on va finir par fêter Noël à la pause café ! Même injuste, votre témoignage compte – il faut continuer à le faire entendre.
Je suis née en 1970 j’ai commencé à 18 ans j’ai une carrière mixte moitié privé moitié fph impossible de savoir où je vais a quel âge arrêter avec quel pension. Ça changera encore au moins 2 fois c’est sur . Plus j’avance plus ça recule plus ça diminue .je m’expatrierai en Asie on se prépare voilà .mon époux non plus n’auras pas une grosse retraite être loin de sa famille et de son pays pour finir voilà……..
Votre parcours ressemble à un vrai casse-tête administratif, et c’est injuste de devoir penser à l’expatriation pour espérer un peu de sérénité. Entre les points, les caisses et les changements de règles, on dirait parfois que nos retraites tiennent d’un escape game ! En attendant que la politique bouge (encore…), je vous conseille de contacter Info Retraite ou un conseiller spécialisé : ça ne résout pas tout, mais ça aide à y voir un peu plus clair sur les montants et les options possibles. Merci de partager votre vécu, c’est en exposant ces situations qu’on peut espérer faire avancer les choses.
Ne en 1966 début de carriere a 16 ans ( apprentissage ) donc 5 trimestres avant mes 18 ans donc carriere longue aujourd hui il me faut 172 trimestre avant réforme 169 bref je suis depuis novembre 2025 licencié économiquement ( groupe Casino ) j ai en ce moment 166 trimestres cotisé mais voilà au lieu de partir a 60ans et 1mois je vais devoir partir a 63 ans et 6 mois merci Macron et ses toutous
Votre situation illustre malheureusement tout ce que j’ai voulu pointer dans l’article : des carrières commencées très tôt et pourtant écartées du vrai droit au repos. C’est révoltant, surtout après un licenciement subi… N’hésitez pas à saisir le conseil retraite de votre Carsat pour vérifier d’éventuelles exceptions, mais comme beaucoup, vous subissez les failles du système. Votre témoignage est précieux : il dit l’absurdité de cette réforme pour les “oubliés” des carrières longues.
J ai travaille dans une clinique privée depuis 1992 exploité comme aide soignante polyvalente en fonction infirmière non qualifié pour un salaire en dessous en franc 4200 franc avec des horaires de 12 heures sans repas pris en compte un travail acharné aucune reconnaissance et je continue à travailler en catégorie active et je suis épuisée à 54 ans sans reconnaissance du travail de nuit à l hôpital et même pas de considération sur les salaires digne de ce nom et voilà la retraite qu on ne connaîtra jamais car on aura déjà crevé.
Bravo les actifs nous allons tous crevés.
Votre témoignage est bouleversant et met des mots très justes sur ce que vivent tant d’aides-soignantes silencieuses. C’est aussi pour que vos voix soient entendues que j’écris ces articles : il n’est pas normal d’être usé(e) avant même de pouvoir souffler, ni invisible après tant d’années données. Merci d’oser partager ici votre parcours – c’est collectivement, en refusant l’injustice du silence, qu’on pourra faire bouger les lignes.
Bonsoir j’ai commencé a 15 ans. Jai fais preaprentissage aprentissage boucher charcutier et ensuite abattoir jusqu’ici. Jamais arrêté il annonce 62 ans en cariere longue.
Et malheureusement mes salaires d,aprentissages ne sont pas suffisant pour compter des trimestres ducoup ca me fera travailler 47 année. 15 a 62 egale 47
C’est equerant sachant qun chômeur cumule des trimestres .
J’ai 52 ans aujourd’hui, il me reste 10 année a faire. La motivation va être très compliqué.
Mon point de vue est le suivant. L’état nous fais croire qu’il manque des milliards pour les retraites. C’est faux, c’est qu’il veulent nous garder le plus longtemps au travail car il y a plus personne pour prendre la suite. Il y a trop de chômeur trop de réaction et.c.
Vive la France
Quelle honte … attendre jusqu’en septembre 2026
jouer avec le premier trimestre 1965 … bravo aux élus !
Et concernant les enfants personne ne parle de jumeaux ou de triplés….
J’ai travaillé jours et nuit toute ma vie métiers de pénibilité non reconnu évidemment :
travail de jour toujours debout travail de nuit toujours debout
pas de week end pas de repos pas de répits
Vous nous épuisez pour mieux payer vos dépenses ou la il ne faut pas compter.
Votre colère est plus que juste, Sylvie… Quand on n’a jamais enchaîné nuits blanches et journées debout (et les doubles biberons ou couches !), il est facile d’ignorer les réalités du terrain. Les jumeaux ou triplés, c’est double (ou triple) usure, mais zéro reconnaissance dans la réforme ! On continue à porter vos voix, et n’hésitez pas à solliciter des associations de parents ou de travailleurs pénalisés : ensemble, on fait plus de bruit qu’à l’Assemblée…
Bonjour née en 1967 j’ai 5 trimestre avant les 18 ans présumé cotisé 3 autres non j’ai pourtant travaillé honte
Peut être que j’aurai 1 trimestre en moins à faire j’attend de le voir sur le site assurance retraite
Vous décrivez parfaitement le casse-tête actuel pour les carrières longues : même avec 5 trimestres jeunes, trop de zones d’ombre subsistent sur ce fameux trimestre en moins… Tant que les simulateurs et décrets ne sont pas à jour, mieux vaut garder vos preuves de carrière sous le coude et, si besoin, contacter directement l’Assurance Retraite pour une étude personnalisée. Courage, vous n’êtes vraiment pas seule à attendre ce fameux “déclic” en ligne !
Bonjour,
Née en 1970 j’ai travaillé dès que j’ai eu mon bac a 18 ans et je n’ai jamais cotisé une seule fois au chômage. L’âge légal de la retraite étant 62 ans pour les carrières longues quand je partirai à la retraite j’aurai cotisé 184 trimestres. Est-ce normal de devoir travailler a2 trimestres de plus que les autres. Pourquoion ne pourrait pas partir à taux plein dès que l’on a nos 172 trimestres ce serait plus juste. Comme avancer la retraite progressive a 60 ans. Ca ne change rien pour les carrières longues car c’était déjà le cas. On ne bénéficie d’aucun avantage les carrières longues. Je suis écœurée et fatiguée par toutes ces années de travail sans aucune interruption
Vous mettez parfaitement le doigt sur l’injustice vécue par tant de personnes aux parcours sans « trous ». Aujourd’hui, même avec 184 trimestres, la règle reste impitoyable : impossible de partir à taux plein avant l’âge légal, sauf exceptions très limitées (maladie, handicap…). On est beaucoup à penser qu’un vrai progrès serait de dissocier l’âge et les trimestres, pour enfin reconnaître l’effort réel des carrières longues ! Vous n’êtes pas seule à être écœurée – et vu votre endurance, vous inspirez plutôt le respect…
Contingent septembre 65, au chômage le mois prochain, après un contrat d’intérim, et il me reste 36 mois à bosser/cotiser. Je n’ai jamais compter les jours ou les mois pendant mon service militaire, pourtant en VSLOM. Là l’impression d’être un taulard qui attend sa libération, tout en comptant la suite, en sachant qu’il me reste grand max 20 ans à vivre, sans même imaginer dans quel conditions.
Par contre, je ne voterai sûrement pas pour ces enfoirés du RN, dignes porte drapeau de ce système ” libéral”.
Pierre, je ressens toute la lassitude et le découragement qui transparaissent dans votre témoignage—comparer cette attente à une peine de prison, c’est dire à quel point le système use. Vous n’êtes vraiment pas seul à compter les jours avec cette impression d’être oublié par l’équation politique. Si besoin, il existe quelques associations d’entraide pour échanger (et parfois souffler un peu), même si, je sais, ça ne remplace pas une retraite anticipée bien méritée… On fait tout pour que votre parole pèse dans le débat !
Née en avril 69 carrière longue commencer à 14 ans en pre apprentissage non reconnu donc à partir de 16ans je devrais pouvoir partir en 07/2029 on viens de nous annoncé la fermeture de la société il va me manquer 12 trimestre que j’ai normalement le droit au chômage (même si j’espère retrouver du boulot )on m’annonce que pour avoir une carrière longue on a pas le droit a plus de 4 trimestre au chômage pouvez-vous me confirmer si cela et juste merci ,
Joyeux noel.
Effectivement Roland, pour un départ anticipé « carrière longue », seuls 4 trimestres de chômage indemnisé sont pris en compte, même si le reste compte pour le taux plein : c’est une vraie injustice souvent dénoncée, surtout en cas de fin de parcours brutal. Mon conseil : contactez l’Assurance Retraite pour un bilan précis de votre dossier, et gardez tout justificatif—certaines situations particulières peuvent parfois faire bouger les lignes. Je croise les doigts pour une embauche ou, au moins, des évolutions législatives à venir !
Bonjour
En faite il y’a que les gens de 64 et 65 qui bénéficient de la réforme des retraites,les 66 67 68 ne gagnent rien du tout!
Vous mettez le doigt sur le vrai paradoxe : seul un tout petit nombre profite réellement du gel, et pour les années 66-68, c’est quasi nul ou symbolique. C’est un peu comme offrir un parapluie troué lors d’une averse : on salue le geste, mais on reste trempé… Merci pour votre lucidité !
Bonjour j’ai 57 ans je du 1 août 1968 avec une carrière longue et 153 trimestres quand pensé vous que je suis en retraite
Bonjour Vogt, avec 153 trimestres et une naissance en août 1968, il devrait vous falloir encore patienter (et cotiser !) car les carrières longues nées après 1968 sont malheureusement peu touchées par le gel récent : l’âge et le total de trimestres requis restent élevés, souvent entre 168 et 172 pour partir plus tôt. Pour une estimation au cordeau, il vaut mieux consulter un conseiller CARSAT ou utiliser le simulateur Info-Retraite (s’il n’est pas en pause café… réformes obligent !). Courage, la ligne d’arrivée n’est plus si loin.
Moi 69 ans j ai cotisé 50 ans ce que je ne trouve pas normal non plus on a trimé toute notre vie et payé pour avoir une retraite et nous devons la déclarer pour payer une seconde fois dessus mais qu’elle vie et ceux qui reçoivent l ASPA gagne autant à la retraite que ceux ayant fait un travail pénible pendant cinquante ans c est l écrasement des retraites comme il y a l écrasement des salaires.!!! J ai pas fais d enfant par choix donner la vie pour la vivre comment.
Vous soulignez une réalité trop souvent tue : cotiser toute sa vie, pour au final devoir encore justifier et payer sur une retraite parfois équivalente au minimum social, c’est effectivement révoltant. Je partage votre ressenti d’écrasement et ce n’est pas « faire des histoires », mais pointer une vraie inégalité générationnelle. On oublie trop que derrière chaque pension il y a une vie de travail et des choix personnels forts – merci de le rappeler avec cette force.
Tout le monde se plaint ce qui est tout a fait logique mais personne ne parle des femmes qui ont commencé à travailler avant 20 ans et qui ont fait l’erreur d’avoir des enfants.
Personnellement j’en ai 3 avec 2 congés parental de 3 ans ce qui me repousse ma retraite à 64 ans mais avec un total de 209 trimestres au lieu de 172 alors que j’ai débuté ma carrière a 16 ans .
Je ne suis pas la seule dans cette situation mais personne ne parle jamais de NOUS !!!!
Pourtant il faut bien des enfants et là ils mettent un congé pour les pères donc si on réfléchit plus personne n’aura de carrière longue si pour nous ça nous l’a coupé les hommes auront le même problème dans quelques années…
Votre témoignage met le doigt là où ça fait (vraiment) mal : la « double peine » des mères de famille aux carrières longues, dont la société profite sans leur reconnaître à la retraite. Cumuler 209 trimestres, c’est digne du Livre des records, sauf qu’il n’y a pas le trophée au bout ! Vous avez raison, la réforme oublie totalement ces parcours essentiels et la généralisation du congé parental pour les pères risque d’étendre l’injustice… Il est urgent que les voix comme la vôtre s’élèvent davantage (groupes d’aidants, collectifs, réseaux sociaux), pour que les décideurs ouvrent enfin les yeux.
Je suis né en 1971 j ai toujours travaillé depuis mes 20 ans j ai commencé à travaillé en clinique privée payé même pas le SMIC en 1992 pendant 7 ans jusqu’à 1998 une honte je pourrais même pas bénéficier de mes trimestre cotisés car reste insuffisant
J ai trouvé un travail en secteur hospitalier de 2000 à 2018 en temps partiel cotisation haché malheureusement une retraite dérisoire c est une dégradation du travail épuisée fatigue je dors plus j ai des problème de sommeil merci beaucoup pour les active il faut encore Nous pompé sur nos derniers jours.
Honteux